Quelques astuces pour mieux communiquer !

Quelques bonnes techniques simples pour mieux communiquer, ça vous dit ?

Je vous livre mes secrets de communication.

10 ans de lecture sur les plus grands experts du sujet de la com’. Que vous retrouvez ici sur ce blog.

10 ans d’expérimentations sur ces techniques.

Et sachez que les cordonniers sont les plus mal chaussés. Et je progresse moi même tous les jours, Avec humilité, voici ces bonnes techniques pour améliorer la communication.

Et j’aime partager, alors savourez !

Temps de lecture : 20 minutes.

Bannir le « mais ».

Utiliser le « mais » indique clairement une opposition à une idée.

Sur le fond, c’est une abrogation ; car globalement chacun a une perception différente des choses.

Sur la forme, elle n’est pas utile et pire, elle instaure l’opposition de fait. Avant même d’ailleurs d’argumenter.

C’est entrer en guerre avant même d’avoir déclenché les hostilités !

Chacun a d’ailleurs sa perception des choses et cette perception n’est ni bonne ou mauvaise. Tout simplement différente.

Aussi, accepter la vision de l’autre, c’est englober. N’utiliser que le « et », plutôt que le « mais ».

Cela améliora drastiquement une meilleure communication avec l’autre.

C’est une technique de communication que j’utilise tout le temps.

Car elle est très facile à appliquer. Le mot « mais » devient une petite sonnette qui sonne dans ma tête quand j’entends ce mot.

Bien sûr, le « mais » est utile dans les discussions factuelles ; sur des erreurs de conjugaison, de mathématique, on peut bien sûr se permettre de réagir !

Et dans la communication relationnelle et sociale, évoquer le « mais », c’est un traceur de la mauvaise communication verbale.

Bannir le « pourquoi ».

Pour quoi bannir le mot pourquoi ?

Tout simplement parce que le mot français « pourquoi » renvoie à des notions différentes.

Le mot pourquoi dans la langue française renvoie aux notions suivantes.

  • Celle de l’objectif
  • Celle de la justification,
  • Celle de l’objectif
  • Celle de la motivation.

Pour l’interlocuteur, il est difficile de savoir si on demande à se justifier, ou éclairer sur les objectifs.

Cette ambiguïté est dommageable, comme toute ambiguïté dans les techniques de communication.

D’ailleurs, on remarquera que dans les autres langues étrangères, le mot pourquoi s’exprime par différents mots.

En anglais on dira plutôt « why » ou « what for ».

Derrière cette ambiguïté de la question, le destinataire y répond souvent pour de justifier.

Et parfois la justification n’est pas utile, ou n’était pas la vraie question qu’on se posait.

Pour mieux communiquer, On posera plutôt : « quelle est l’explication ? » . « Et pour quels objectifs as tu .. ? »

Le pourquoi est également une injonction à se justifier.

Pour celui qui reçoit ce mot « pourquoi », il faut bannir le « parce que » et répondre sur le pour quoi.

Par exemple :

Pourquoi es-tu en retard ?

Je suis arrivé en retard pour prendre le temps de déposer mes enfants à l’école.

On répondra plutôt :

je suis en retard parce que j’ai dû déposer mes enfants à l’école.

Bannir le conditionnel.

Le conditionnel est utilisé dans les formules de politesse.

Car nous vivons ensemble et nous ne voulons pas heurter la sensibilité . On ne veut pas paraître directif.

La politesse oblige souvent ; et c’est normal.

Le conditionnel permet la petite subtilité de vous donner des conseils, des ordres ; sans en avoir l’air.

Avec les gens que l’on connaît, la confiance, la connaissance de l’autre permet de se dire les choses plus simplement.

Pourtant, le conditionnel n’est pas constructif, car il laisse la liberté à l’inaction. Le conditionnel n’engage pas. Et mieux vaux, dans les discussions saines de s’engager. Et donc, si possible, bannir le conditionnel.

On évite ainsi des réponses évasives, qui n’engagent pas. La réponse sinon est sous réserve, sous condition.

Bannir le « avez vous une question ? »

Dans les entreprises, dans une réunion, on finit la réunion par la classique question : « avez-vous des questions ».

Avec toujours le même embarras.

Ou la question est fermée ; c’est à dire je clôture la réunion.

Ou la question est ouverte ; et souvent elle n’accueille peu de questions.

Tout simplement parce que la question « avez-vous des questions » est maladroite : elle est ambigüe.

La routine et son usage lui vaut d’être devenue une question fermée. C’est à dire qu’elle n’attend pas de réponse. Juste clore proprement la réunion.

En alternative, quelle question posée ?

On interpellera :

qui a la première question sur ce qui a été dit ?

Quelles sont les 2 choses qui vont interpeller durant la réunion ?

Bannir les réponses immédiates.

Répondre au tac au tac.

Parfois et même souvent, le silence est bon conseiller.

Cela partait évident, et malheureusement on ne prend pas ce réflexe de faire la pause nécessaire devant la violence d’une phrase qu’on reçoit.

La formule de sagesse « tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de répondre » illustre cette technique triviale de communication.

Parfois, la violence reçue est telle qu’on ne peut se retenir. Notre corps bat plus vite, on rougit; on sent en nous une chaleur qui irradie tout le corps. Signe d’une colère émotionnelle.

Dans ce cas, le body scanning est une technique intéressante.

Elle permet de laisser une distance de sa raison avec ce que l’on vient d’entendre.

On utilise ainsi le corps en ressentant lentement ce qui nous arrive à la figure. L’appropriation par le corps permet de remettre ses émotions en phase avec le cerveau.

La cohérence cardiaque permet d’ailleurs de s’entraîner régulièrement à cette technique. Remettre le battement du cœur en synchronisant le cerveau.

( à lire ici ; la cohérence cardiaque , pour connaître le sujet )

Les réponses immédiates entretiennent les longues discussions stériles.

Car dans la relation houleuse, ce n’est pas tant les mots qui permettent de solutionner le conflit en tentant d’argumenter.

C’est la compréhension de ce qui se passe dans la relation avec l’autre. Il fait du recul, du discernement.

La prise de recul peut être faite en utilisant la Méta-communication.

C’est-à-dire que je communique sur ce qu’on est en train de communiquer.

La reformulation en fait partie.

Ainsi on pourra répondre dans une communication difficile : « par ce que tu viens de dire, dois-je l’interpréter comme… ». « Par réception, tu veut dire que… » ».

En utilisant le même sens des mots pour l’un et l’autre, on se met d’accord sur le langage commun. Et éviter les mauvaises interprétations.

Dans l’usage du numérique, le discernement sur ses messages parfois violents est encore plus de mise ; et éviter de répondre immédiatement.

L’absence de signes analogiques ( un sourire, le ton de la voix ) empêche de bien interpréter les messages. La tendance est de prendre « pour soi ». Souvent le message vindicatif n’est pas à prendre pour soi, mais sur le contenu en lui-même. ( lire la règle des 3I sur les réeaux sociauxI sur l’usage de la communication sur internet et les réseaux sociaux).

Quand j’écris un message, l’usage des smile ( emojit ) permet d’intégrer ces signaux analogiques qui manquent dans la communication digitale du numérique.

Bannir les injonctions

Parfois on a dans la tête une idée qui nous tient à cœur, ou dans son cœur une émotion forte.

Le réflexe est d’un seul coup exprimer à quelqu’un son idée. En pensant qu’elle va comprendre. Le sujet arrive comme un cheveu sur la soupe.

C’est avec humour faites vous même votre malheur que Watzalawick raconte dans son ouvrage.

( on lira ici : faites-vous même votre malheur ! )

Remettre le contexte, avant de présenter ses idées, ou ses desiderata.

Car sans explication, l’interlocuteur pourra mal interpréter la question.

Et parfois la question n’était pas la bonne.

La formulation peut être maladroite, sortie du contexte.

Rappeler le contexte permet aussi d’encourager l’empathie chez mon interlocuteur, afin qu’il comprenne mieux.

Aussi, la technique des 3P ( puissance, protection, permission ) peut vous être utile.

Il s’agit de mettre les éléments de protection, afin de vous permettre en sécurité de dire ce que vous avez à dire.

  • Protection : vous mettez le contexte, et avant toute discussion les gèles.
  • Permission : ce la vous permet d’être beaucoup plus légitime dans vos discussions.
  • Puissance: la réussite de la communication est là, en reprenant éventuellement avec votre interlocuteur les règles que vous avez définies ensemble, dans la protection.

A lire ici : la technique des 3P.

Bannir les formules désobligeantes.

Il y a l’art et la manière de dire les choses.

Et évidemment, il y a la façon de dire les choses.

Cela paraît trivial et on pense soi que ce qu’on est dit est plus important que la manière de le dire.

Dans la communication, contenu et relation sont pourtant liés.

Ce que Watzalawick a formalisé dans les 5 axiomes de la communication l’axiome 2 : « Niveau de la communication : contenu et relation ».

« Une communication ne se borne pas à transmettre une information, mais induit en même temps un comportement ».

Il y a manière de dire « tu conduis trop vite » et « la route est sineuse, faisons attention ».

De même dans l’entreprise, il y a une différence entre  » tu veux pas régler le problème » ( très vindicatif ) et « en quoi nous ne pouvons pas régler le problème ? ».

Tout est parfois question de formulation. Et prendre en compte la relation de la communication peut aider.

Bannir le silence.

On ne peut pas ne pas communiquer.

Penser que communiquer est fait pour les beaux parleurs.

Penser que le silence est roi…

Penser que la vérité sortira un jour.

C’est laisser à l’autre d’abord que vous êtes d’accord.

C’est laisser les interprétations.

Pourtant, chacun communique, même quand il ne communique pas.

L’exemple trivial est celui là :

Dans un aéroport, les gens sont endormis, ne disent rien. Et pourtant ils communiquent déjà : leur fatigue !

Le défaut de ne pas communiquer c’est qu’il laisse l’interlocuteur interpréter pour vous. Donc peut être à tort..

Pensez vous qu’il est plus simple de vous faire comprendre si vous restez silencieux ; plutôt qu’au moins de parler des choses ?

Le silence permet à l’autre d tout s’imaginer et le contraire de ce que vous pensez.

On évitera ainsi de bouder. Qui est une manière d’exprimer un désaccord, non formulé explicitement.

Dans l’entreprise, souvent les emails ne reçoivent pas de réponse. Pour celui qui a envoyé le mail, c’est une forme de communication qu’il reçoit : je n’en vaut pas la peine.

De même, dans certaines circonstances, le manager pense bien faire en ne communiquant pas ; car il attend des directives hiérarchiques. Et le fait qu’il ne communique pas alimente toute sorte de fantasme, de rumeur.

On peut tout simplement communiquer :  » je n’ai rien à vous communiquer ».

C’est déjà une belle sorte de communication.

on lira « pourquoi nous ne pouvons pas ne pas communiquer ? »

Bannir la distance.

Une accolade, mettre et toucher.

La communication est finalement une interface c’est à dire la limite commune à deux systèmes, permettant des échanges entre ceux-ci.

La peau est l’interface entre soi même et le monde extérieur. Le toucher, dans la communication est aussi à considérer.

Elle est la plus grande proximité de relation.

Les techniques de manipulation positif utilisent d’ailleurs ce principe.

( à lire ici : théorie de l’engagement )

Bannir la communication purement verbale.

Nous avons la chance d’utiliser nos mots, notre voix ( signes analogiques)

Et digitale ( contenu du message ).

Notre personnalité, notre tenue vestimentaire parlent pour nous.

Un sourire, une intonation sont les éléments qui seront remarqués.

Ces éléments non verbaux englobent votre relation.

Et peuvent vous aider, si vous restez naturels.

Alors pourquoi s’en priver ?

Même si nous ne sommes pas à l’aide avec notre façon de parler ; au moins préparer à l’avance les éléments de communication non verbale permet de se rassurer.

Bannir le « moi je »

Sur la communication purement digitale et sur le contenu de ce que je dis, je ne suis pas le seul dans la communication.

Communiquer par origine, c’est communier avec l’autre.

L’erreur courante est de réfléchir à ce qu’on va dire, sans se soucier du public.

De fait, les objectifs ne sont pas atteints, car on s’est trompé de public; ou le public ne comprend pas. Car on ne s’était pas soucié du public visé.

La loose !

Pour évaluer si nous communiquons correctement, quelques repères peuvent aider.

Jakobson a défini quelques fonctions du langage qui peuvent éclairer ! ( à lire ici : les fonctions du langage de Jakobson )

Il suffit de balayer les fonctions essentielles du langage pour évaluer ce qu’on a fait, dans l’acte de communication qu’on entrèrent. Comme une grille qui peut scanner votre préparation de communication.

On pourra ainsi notamment utiliser les fonctions du langage de jackobson pour évaluer tous les aspects de la communication digitale.

  • Fonction conative :

C’est la fonction qui se concentre sur l’autre, le destinataire de la communication.

Comme évoqué plus haut, l’intégrer dans la communication est essentiel. Il pourra s’agir par exemple de l’apostropher. Sur le fond du message, on se préoccupera de l’intérêt pour l’autre.

  • Fonction émotive :

C’est la fonction qui se concentre sur soi. Elle est à considérer avec mesure. On a trop souvent tendance à parler de soi et de ne penser que pour soi.

Ici, on pourra simplement réfléchir à ce que je veux dire en parlant avec son cœur. Et capter l’attention ou l’empathie.

  • Fonction phatique.

La fonction phatique est ce qui permet de s’assurer que le message est bien compris.

Si l’interlocuteur ne nous entend pas, la communication devient difficile. Parce qu’on ne parle pas assez fort ( on s’assure que l’on tient bien la voix surtout en public ).

Parce qu’on utilise le téléphone, la visio conférence. Des bruits parasites ou problèmes techniques peuvent empêcher la bonne transmission. On s’assurera donc que l’interlocuteur a bien compris. En lui demandant d’acquiescer ( tu m’entends bien ) ou par un acquiescement de la tête. En cas de non réponse, on peut adapter son discours.

L’autre usage de la fonction phatique est de prolonger une conversation en y intégrant des éléments peu essentiels, mais tout autant essentiels. Parler du temps, par exemple.

  • Fonction poétique.

La fonction poétique se concentre sur la forme du message et de son impact. En utilisant de belles formules, de bonnes techniques de rhétoriques ( on lire ici : la rhétorique ou comment bien parler )

  • Fonction référentielle :

Il s’agit du contenu en lui même. On m’ajustera en fonction du locuteur.

  • Fonction métalinguistique.

La fonction métalinguistique permet de prendre le recul avec le locuteur de ce qu’on dit.

Communiquer en couple.

Évidement les techniques décrites plus haut sont à utiliser dans tous nos usages au quotidien de la communication.

En couple, on s’intéressera aux règles de « ne pas communiquer «  ou plus prosaïquement bouder.

En couple, le terrain de jeu est connu d’avance et c’est la routine qui peut rendre crispant les problèmes de communication.

Éviter ainsi les effets Ping Pong.

Utiliser les techniques de Meta-communication . C’est à dire prendre le recul pour parler de nos difficultés de couple. Et ne pas foncer dans les arguments pour définir qui a raison ou pas.

La n’est pas l’enjeu.

Communiquer est la chose la plus naturelle ; c’est ce qui nous relie aux autres.

Et la plus compliquée.

Ces techniques de bonne communication ont été largement propulsées par l’Ecole Palo Alto, aux Etats-Unis. Et vous trouverez ici de belles références et articles intéressants :

L’école Palo Alto, une communication différente.

La communication est largement faite de processus inconscients ; et qu’on peut contrôler.

Même les plus grands politiciens formidables en terme de communication ont besoin de conseillers de communication. Qui eux-même se trompent.

Vous pouvez en tout cas avec ces repères, j’espère, être autonome et progresser sur le sujet !

4 réflexions au sujet de « Quelques astuces pour mieux communiquer ! »

    1. zeboute Auteur de l’article

      Bonjour, merci pour votre belle appréciation. En espérant que vos stagiaires y trouveront réintégrer belle matière sur ces techniques de communication. Bonnes lectures !

      Répondre
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