L’impossibilité de ne pas communiquer

L’impossibilité de ne pas communiquer.

La communication, à quoi ça sert ?

D’abord revenons aux basiques des sciences.

Les plantes sont auto suffisantes ; elles produisent la photo synthèse propre à leur survie, et puisent dans leur milieu les éléments organiques essentiels à leur survie. Peu importe la survie de leur copine, le monde végétal est autonome.

Pour les animaux, et donc l’homme, la survie est essentielle. Les mammifères à leur naissance ont besoin de leur mère. Signifier son besoin primaire de besoin est une nécessite de survie.

Dans les besoins fondamentaux, la survie est donc essentielle.

Pyramide de Maslow : premiers besoins , physiologiques : communiquer c’est survivre

Au delà de la considération sociale de bien communiquer entre pairs, la communication nait de cette dépendance vis à vis de sa mère, puis des hommes en général. Le steak haché est gagné par une vie de dépendance dans la famille, puis dans le travail.

Communiquer et entrer dans l’orchestre.

Communiquer c’est d’abord entrer dans un monde déjà communiquant. Il n’est pas possible d’entrer dans un monde avec ses propres codes. Il faut conjuguer avec le monde existant de signes. De là, les problèmes d’autisme, où la communication avec les autres est différente de sa communication. Communiquer c’est d’abord accepter les codes communicationnels existants. Et être consensuel.

De là les travaux de l’école Paolo Alto sur la communication. A la base, la logique de la communication pose des axiomes fondamentaux de la communication. Et justement celui d’entrer dans « l’orchestre ». Les difficultés de langage ont mené l’école de Paolo Alto ( menée par watzlawick ) à s’interroger sur ces difficultés, et sur les traumatismes : la paranoia, la schizophrénie, et les pathologies propres à la pathologie de la communication . Et de découvrir certains principes clés, comme le paradoxe dans le langage. L’école de Paolo Alto a permis des avancées dans le monde de la psychiatrie, en s’intéressant aux paradoxes communicationnels.

Communiquer implique donc de s’intégrer dans un monde déjà communiquant. Et d’être consensuel. L’adolescence par exemple est une contradiction dans ce monde des traditions, codes, conventions, et se heurte à un monde dont au final, l’adolescent doit accepter.

Etre consensuel, c’est répéter des schémas existants. De tradition. Quitte à reproduire des stéréotypes. Communiquer c’est donc reproduire une transmission séculaire. Reproduire la pensée transmise de génération en génération. Voir la médiologie, comme l’étude de la transmission de la pensée. [ Régis Debray ]

A contrario, la communication c’est de dire des choses qui sortent de ces schémas déjà répétitifs, et parler de soi , comme originalité.

Communiquer, c’est être dans l’orchestre et faire la fausse note

Les sciences de l’information, définies par exemple par la théorie mathématique de Shannon, formalisent l’information comme mesure de l’originalité d’un événement ( dire que la terre tourne autour du soleil n’a aucune originalité, et a une valeur « zéro » en terme d’information et de valeur communicationnelle ). Communiquer c’est à la fois répéter ce qui a été dit depuis des générations, et dire ce qu’on a en soi d’unique. Paradoxe difficile à gérer.

Conjuguer la et l’originalité portent ainsi des contradictions :

La différence des êtres entre la projection de soi et de la société génère des paradoxes :

Par exemple, c’est le cas de l’homosexualité ( différence entre son être profond et une projection de la société purement hétérosexuelle , de la crise d’adolescence, et le rapport des salariés par rapport au monde du travail, qui leur semblent différents ( travail consensuel et estime de soi ) .

A lire pour approfondir :

On trouvera une pyramide de Maslow, version moderne, sur nos médias sociaux d’Internet : la pyramide de Maslow, version web 2.0

Une logique de la communication : les axiomes de la communication, dont le principe « entrer dans l’orchestre »

La Médiologie, ou la transmission de la pensée : concept phare introduit par Régis Debray.

Théorie mathématique de la communication : ou comment l’information est mesure scientifique de l’originalité, par Shannon.

Entrer dans l’orchestre !

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5 Commentaires

Classé dans Communication, médiologie, Mes propres textes, Uncategorized

5 réponses à “L’impossibilité de ne pas communiquer

  1. Pingback: Zeboute sur Blogasty

  2. sylvie labalte

    Bravo,
    Je vous découvre ce matin, après avoir entendu bêtises sur bêtises suite à la dégringolade des marchés boursiers (…), et c’est une bouffée d’intelligence, de curiosité, de respect de l’autre : retrouver un Camus, repartir de concepts de base…
    Continuez, je viens de m’abonner!!!

    • Bonjour,

      Merci pour ces encouragements, et votre curiosité. N’hésitez pas à faire découvrir ce blog sur les sciences de l’information à vos amis.
      En espérant de ne pas décevoir une nouvelle abonnée, cordialement.

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