Archives pour la catégorie albert camus

Albert Camus est un écrivain qui marque toutes les générations. Une vrai condition humaine, portée dans ses romans, pièces de théâtre, et ses essais !

Lire Camus.

Lire Albert camus.

Comment découvrir Albert camus ?
Il y a des grands hommes dans le monde. Qu’on respecte. Que l’on suit . Qui nourrissent notre spiritualité, notre vie.
Des gens, des hommes qui nous aident à vivre tout simplement.
Albert camus fait partie des gens que j’ai beaucoup fréquenté . Qui a changé et m’a aidé à me construire spirituellement.

Que je n’ai jamais croisé sauf au détour des livres. Et c’est terriblement vivant.
Bizarre de voir que des êtres humains ont marqué votre vie sans les connaître. C’est la magie de la littérature.

Mes conseils, pour bien lire et comprendre Albert Camus ! Lire la suite

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Et si Albert Camus allait voter..

pensée absurde

Penser humain.

​Albert Camus aurait aimé Twitter, dans sa précision du mot, ces 140 caractères à écrire. Sa concision.

Et peut être, pour partager sa conviction intime, en ces temps de débat, de construction d’un monde plus humain. Lire la suite

Naissance d’Albert Camus – 7 novembre 1913

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En ce 7 novembre, célébrons le centenaire de la naissance d’Albert Camus.

Né le 7 novembre 1913, Albert Camus est un des plus grands écrivains du XXème siècle.

Son aura a dépassé les frontières françaises, puisqu’il est l’un des auteurs les plus lus à l’étranger.

Sa philosophie de vie, autour de l’absurde de la vie, mais surtout trouver les moyens de « survivre » à ce monde donne une grande valeur à son oeuvre.

« Je me révolte, donc nous sommes ».

Voilà la formule choc, qu’on pourrait Tweeter.  Lire la suite

Sur les traces de Camus, à Lourmarin

Camus_centenaire_naissance_19132013, Albert Camus , c’est l’anniversaire de sa naissance, né le 7 novembre 1913, à Mondovi dans un village d’Algérie.
Célébrer Camus, c’est se souvenir.

En ce mois d’août, sous la chaleur de Lourmarin, c’est là qu’on comprend l’aura qu’a Albert Camus encore aujourd’hui.

Dans le fin fond du Lubéron, là où l’écrivain est mort, en me recueillant sur sa tombe, deux espagnols sont là.

Venus de leur terre natale, ils ont fait ce parcours jusqu’au cimetière de Lourmarin, excentré du village.

C’est là où la culture universelle a son sens : peu importe les origines, la langue, se retrouver sur une pensée, un auteur, une philosophie a un sens.
Retour sur Lourmarin, là où Albert Camus retrouvait l’atmosphère de ses montagnes algériennes. Lire la suite

Albert Camus, ou l’homme révolté, au XXIème siècle

pensée absurde

penser humain

Quel rapport entre Camus et la communication ?

Albert Camus est né dans une famille pauvre, en Algérie.
Sa mère avait un langage limité. Même si elle savait par ses gestes donner l’amour à un enfant.
Mais parler de table Henri II, ou d’une commode était un non-sens, chez les Camus ; ce n’était pas à la portée de la mère d’Albert Camus.
On parlait de table. Tout simplement.
La richesse du langage définit un niveau culturel. Il ne définit pas un niveau émotionnel, ou d’amour.

Voilà pourquoi Albert Camus a grandi dans une atmosphère d’amour et de respect vis à vis de sa mère.
Voilà pourquoi Albert Camus a trouvé d’autres horizons, par l’apprentissage scolaire.
Et d’écrire les plus beaux romans, et les essais de la plus grande intelligence. Lire la suite

Albert Camus et notre monde

Que penserait Albert Camus de notre monde ?

Enfant d’Algérie, confronté aux aléas de violence, lors de la guerre d’Algérie, il a pris position. Et a créé le journal « Le combat ».

Dans notre monde aujourd’hui bouleversé en Afrique, il pointerait son regard, son doigt.

Et on l’écouterait.

Sans Tweet, sans discours médiatique. Albert Camus aurait un blog, c’est sûr, pour échanger. C’est le bon format.

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la vie selon Albert Camus

La pensée de Camus part d’une question simple. Qu’est ce qu’un homme révolté ? Un homme qui dit NON. Mais s’il refuse, il ne renonce pas : c’est aussi un homme qui dit oui, dès son premier mouvement. Un esclave qui a reçu des ordres toute sa vie juge soudain inacceptable un nouveau commandement. Il signifie par exemple « les choses ont trop duré ».  » jusque là, oui, au delà, non » ; « il y a une limite que vous ne dépasserez pas ».

Ce non définit l’existence d’une frontière. La révolte ne va pas sans le sentiment d’avoir soi même raison. C’est en cela que l’esclave dit à la fois oui et non. Il démontre avec entêtement qu’il y a ce quelque chose qui « vaut la peine de… ». Il y a une adhésion entière de l’instantané de l’homme à une certaine part de lui même. Il y a un certain jugement de valeur. dans la révolte, soudain éclate la perception qu’il y a dans l’homme quelque chose à quoi s’identifier. Cela le porte loin parfois de ce qu’il est. Les suicides de protestation aux bagnes, parmi les terroristes dont on fouettait les camarades illustrent ce mouvement. Il y a quelque chose d’un tout obscur, et dont l’homme prend conscience.

Cette valeur n’est pas un cheminement de la raison sur ce que l’homme peut être. Elle est fracture, dans la révolte.

Camus ici ne procède pas à l’analyse légiste des qualités humaines de l’homme, mais définit un processus dynamique qui vient de plus profond, de son coeur, de ses tripes.

A lui seul l’individu n’est pas cette valeur qu’il veut défendre. Il faut au moins tous les hommes pour la composer. A la solitude de l’homme dans un monde étranger, l’homme trouve donc une solidarité possible. Il ne s’agit alors pas d’un idéal abstrait, « par pauvreté du coeur », et dans un but de revendication stérile.

La révolte de l’esclave provient de l’inégalité de sa condition dont il prend conscience. Elle est conscience qu’il y a égalité théorique et une inégalité des faits. Lorsque les faits sont expliqués, il n’y a pas de révolte. Ainsi la notion de révolte pas de sens dans les castes hindoues, où les inégalités sont intégrées dans une théologie. Le sacré empêche toute problématique de révolte.

Enfin, le fondement de cette valeur qui relie l’homme, qui fonde cette frontière entre le « non » et le « oui » est la révolte elle même. La solidarité des hommes se fonde sur le mouvement de révolte et celui ci à son tour trouve de justification que dans cette complicité. Cette solidarité prend vie qu’au moment de la révolte : elle est tension perpétuelle. Je suis, donc je me révolte.

Albert Camus et Sartre

pensée absurde

penser humain

Albert Camus et Jean Paul Sartre se sont longuement appréciés, dans le domaine de leur pensée respective. L’homme est seul au monde. Il est là, projeté dans un monde, sans avoir rien demandé. Camus définit l’absurde, Sartre la réalité existentielle de l’homme, qui est ce qu’il fait. Cependant, au fil de la réflexion, Camus a toujours proné la primauté de la raison du coeur, la raison du corps. Elle était imprégnée de la vie de Camus, en Algérie, sous le soleil brûlant des corps;  Brûlant la pensée et immergeant l’homme dans son milieu, loin des considérations parisiennes de Sartre, plongé dans un monde purement culturel, et moins humain que celui de Camus, plongé dans la vie.

Cette naiveté apparente irritait Sartre et les siens, et une fracture entre les deux hommes a séparé leurs amitiés. Camus s’est senti exclu de la pensée, a douté fortement.  La prétention des grands penseurs est de considérer que l’intelligence d’une pensée est une construction dénuée de toute contingence matérielle. Aller à l’essentiel, et à l’abstraction. Mais la pensée vie, et rétroagit. Du sang, des larmes, des colères.

En ce sens, la pensée de camus est moderne et elle est à redécouvrir.