Archives du mot-clé media

La fin des icones, chacun son modèle ?

Les jeunes, les adolescents, et toute génération ont longtemps pris pour icone les « stars » ( étoiles ), les footballeurs ( grand footballeur comme Platini ).

Surtout au XXieme siècle, avec la consécration des icones du cinéma, notamment dans le cinéma Hollywodien. Greta Garbo, James Dean…

Aujourd’hui  l’icone existe-elle toujours ?.

S’identifier à une star, à une icone qui rassemble, qui peut nous ressembler, et nous propulser dans nos désirs, nos décisions, nos comportements c’est être porteur de repère. Aujourd’hui, l’icone serait il en perte de vitesse ? Ou fragmentée ?

L’icone à travers nos civilisations, en 4 époques…

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La prison virtuelle, les e-travaux forcés ou des médias apocalytiques

La modernité est elle source de malheur ? Les nouvelles technologies, comme la nouveauté plus généralement font toujours débat et sont source de polémique.

En Chine, les travaux forcés des prisonniers politiques se sont mis à la modernité. Forcer les prisonniers à jouer en ligne à des jeux ( World Craft ) pour enrichir les geoliers.

L’argument choc contre internet, contre la mondialisation d’une technologie et d’un média.

Au delà du buzz, quelle position à affirmer ? Lire la suite

Les réseaux sociaux en 1991, ou nos médias selon Régis Debray

Régis debray [ né en 1940 ].

Penser aux réseaux sociaux d’aujourd’hui, c’est revenir 20 ans en arrière. Car en 1991, Régis Debray expliquait déjà le fonctionnement de l’internet et des réseaux sociaux d’aujourd’hui. Sur 2 axes : leur aspect d’instantanéité, et leur aspect modeleur de nos modes de pensée.. Lire la suite

Histoire de la communication

Nos questions !

Comment communiquer ?

Quelle est l’histoire de la communication ?

Y a-t-il une science de la communication ?

Qu’est-ce que communiquer ?

Comment communiquer efficacement ?

Doit on communiquer ? Lire la suite

Le média instantané ou le média du sens ?

Points de repère

Plus loin

Le média. L’origine du mot média est du latin, « medius », au milieu.

Le média est au milieu, intermédiaire entre la pensée, la raison, et l’Autre qui reçoit.

Le média est donc intermédiaire, soit  naturel ( l’oral, le langage ), soit  technique ( le livre, la télévision ).

L’écrit est le média le plus vieux après la parole ( « Au commencement était le Verbe « ), et à l’époque de l’antiquité grecque, ce « média » était déjà décrié.

Platon refusait d’écrire sa pensée, car elle lui semblait pervertie et déformée.

Ceci dit, l’écrit a permis de linéariser la pensée. Sans écrit, point de relecture, de revenir sur une réflexion.

L’écrit, et le média permettent le recul, la distance. De se détacher de l’humeur, l’émotion, de tout ce qui « parasite » la pensée.

Les études à l’école retiennent surtout la pensée froide des lois fondamentales, formalisées par des théorèmes. Mais elles oublient la sueur, la rage, les jalousies entre chercheurs, tel Kepler et Copernic par exemple.

La réflexion nécessite lenteur et détachement. Le film « In the mood of love » de Kong War Kai est par exemple une réussite esthétique en ce sens. Les sentiments, l’émotion des deux protagonistes sont filmés dans leurs mouvements au ralenti. Rendant plus fort l’émotion, mais aussi permettant au spectateur de « suivre », de « conscientiser » cette beauté humaine. Laisser suspendre le temps.

A contrario, les « nouveaux médias », comme la télévision, les réseaux sociaux, font fi du temps.

Tout est instantané. L’intermédiaire, « au milieu » de la production et de la réception du message n’existent plus.

Tout est instantané, et surtout, il n’y a plus d’intermédiaire.

« La transmission du message devient d’ailleurs plus importante que le message lui-même », comme le souligne Régis Debray. « le porteur de nouvelles est en lui-même la nouvelle ».

Plus de distance sur les faits, les informations  sont largement fournies en temps réel. Des milliers de dépêches de l’AFP par jour ne permettent plus de prendre le recul. Frustration journalistique. L’information est caduque le lendemain. L’information est par définition, formalisée par Shannon [ Théorie mathématique de l’information ], une mesure scientifique de la liberté de choix entre deux faits. Plus une chose est probable ( « le soleil est une planète du système solaire ») , plus l’information est nulle. Et inversement.

C’est  l’improbabilité qui définit l’information, et la substance des médias, sa richesse. Aussi, peut on réfléchir : les poèmes, la littérature, les peintures, bref, la culture sont largement probables et donc inintéressantes d’un point de vue médiatique.

La question des médias n’est donc pas de savoir s’ils sont utiles ( ils le sont ), mauvais ( voir la référence aux « apocalyptiques » du monde moderne ), mais de s’interroger en permanence s’ils donnent du sens, et s’ils jouent leur rôle fondamental d’ »intermédiaire » entre la pensée jouissive de l’être humain et notre monde.

Cela ne signifie pas refuser l’émotion, la fusion de nos sens, et l’immédiateté, mais de les mettre dans leur fonction originelle : les sentir pour mieux les apprivoiser.

Le défi et l’apologie des médias

Points de repère

Plus loin

Histoire de la communication : Une accélération au XIXeme siècle.

L’histoire des communications, s’il fallait y inscrire une date, remonte au XIXeme siècle. Fort des progrés techniques ( locomotive à vapeur,  industrialisation ), le XIXeme siècle voit la construction des systèmes de communication physiques, la construction des grandes infrastructures en France. Le système métrique se met en place. Le territoire national français se dote des premières voies de chemin de fer, sous Louis-Philippe.

La diffusion du progrés humain, thème cher au siècle des Lumières, s’accélère. Les journaux se diffusent, élargissant le cercle du partage de la connaissance et de l’information, aux bourgeois et notables, et non plus à l’élite monarchique de l’Etat. En province et pas seulement à Paris.  La lutte des classes apparaît, théorisée par Karl Marx. L’espace public commence à naître.

A peine née, la « communication », c’est-à-dire échanger avec son semblable s’est trouvée malmenée dès qu’elle s’est trouvée  étudiée. D’autant que la théorie de la communication ne se construit pas sur une science, mais souvent sur des sables mouvants… Sujet mal maîtrisable.

Le discrédit des médias de masse.

Demander à n’importe qui de parler des médias. La télévision imbécile, la bande dessinée comme stupide pour nos enfants au XXieme siècle, la violence des jeux video et l’isolement des jeunes devant internet. Le défi envers les médias est toujours d’actualité. Quelles explications ?

  • Socrate et la caverne.

Le média ( du latin medius, qui est au milieu ) renvoie à la mise en relation à distance.  Un artefact intermédiaire entre ma pensée et celui qui la reçoit.

Les philosophes grecs se méfiaient de cet intermédiaire technique qui dénaturait le « logos », la raison. Les ombres, dans le mythe de l’homme de la caverne ne sont pas reflets de la raison, mais déformation de la pensée. Et illusion. Socrate refusait qu’on écrive ses pensées. Le lecteur d’un livre n’est pas en relation directe avec son auteur. Aussi les interprétations, les déformations sont possibles.

De même, le média le plus usé, la parole, permet d’influencer le public, par des ruses du langage et des joutes verbales : on se méfie des sophistes.

  • L’impact des médias.

Les premières études sur les médias, notamment aux Etats Unis, ont porté sur l’impact sur le public. De nombreuses études statistiques ( permettant de donner une légitimité « scientifique » par des chiffres et des mesures ) ont mis en évidence le pouvoir des médias. La coexistence au début du XXieme siècle des guerres mondiales a été fatale. La « propagande » des médias pendant ces guerres était une arme de guerre. Contrôler les masses par les médias. Aujourd’hui, les études invalident ces effets ( y compris la propagande ). L’image encore présente de « big brother » permettant de tout contrôler est symptomatique de la défiance envers « le média ».

Aujourd’hui, deux mouvements d’idées : les apocalyptiques et les intégrés.

Les apocalyptiques et les intégrés

Toute réflexion et étude sur la communication et les médias doit être analysée, à la vue de ces 2 discours possibles.

Les apocalyptiques dénoncent les médias : le média est l’expression de la domination économique et politique. Elle est synonyme de vulgarité humaine. Elle émane surtout de philosophes, écrivains, chercheurs. Le média annonce l’asservissement de la culture de masse, de la fin de la « vraie » culture. Le monde devient froid, nihiliste, devant l’image et la technique, stériles.

Les intégrés, eux, font l’apologie du rôle libérateur des médias. Expression de la démocratie, en acte, ou comme culture populaire. Elle émane des professionnels de la communication, ingénieurs, technocrates, instituts de sondage et de prospective, de chercheurs. Elle promet l’avènement d’une culture pour tous, partagée, et transparente. Un « village global ». La technique est fascinante et visuelle.

La génération Y.

Ce nouveau concept, est rassembleur de ces 2 visions.

Les jeunes générations comme reliées au média qu’est le téléphone portable et le réseau social sur internet. Un cordon ombilical régressif tuant la « vraie » communication comme partage entre pairs.

Les jeunes générations comme totalement intégrées dans ce nouveau village « global » de la communication. Etre au goût du jour de ces nouveaux usages est un impératif. Et largement vendu, notamment dans le monde de l’entreprise, qui doit « intégrer » cette nouvelle donne.

Réfléchir à ce nouveau monde des signes communicationnels c’est les mettre à la lumière de l’histoire de la communication, et tracer la bonne ligne de décision.

Penser et twitter en 140 caractères

twitter en 140 caractèresJ’aimerais communiquer sur l’intérêt de Twitter car c’est aujourd’hui un moyen formidable d’échanger intelligemment sur la pensée humaine

Fin du message Twitter. Les 140 caractères sont dépassés.

Non que la technique informatique ne puisse me permettre d’aller plus loin dans mon propos [ les capacités de stockage et de partage de l’information sont aujourd’hui astronomiques ].

Non que les coûts pour son usage restreignent la longueur de mon message, puisque twitter est gratuit.

Dans les petites annonces dans les journaux papiers,  la longueur du message a un coût pour celui qui veut faire diffuser son annonce  ( d’où les messages typographiés dans les annonces sur les annonces de location d’appartement par exemple ). La technique limite aussi la capacité du message ( les messages personnels édités dans les pages du journal Libération par exemple sont limités à une dizaine par édition ).

Ces contraintes de coût et technique poussent l’écriture de ces messages à l’économie de mots.

Twitter ne procède pas de ces contraintes.

A l’origine, Twitter n’est pas conçu pour communiquer et échanger de l’information, mais pour dire ce qu’on est en train de faire ( « What are you doing ? »). On peut s’interroger sur son intérêt…

L’usage initial en est détourné comme beaucoup de technologies.

  • Que ce soit volontaire :

Par exemple, le piratage des messages codés allemands pendant la seconde guerre mondiale, par les travaux de Turing ont conduit à l’invention d’Enigma ; dont l’usage purement militaire a été détourné dans l’élaboration « civile » ensuite de l’ordinateur.

  • Que ce soit involontaire :

L’exemple des annonces de messagerie rose pour le minitel. À l’époque de la mise en place du minitel, la DACT et les fournisseurs de services pensent qu’il ne s’agit que d’un gadget ludique : pour eux l’avenir de la télématique réside dans l’information, et non la communication. D’ailleurs,  l’enjeu est d’abord financier pour l’état français, limiter les livraisons papiers des annuaires des pages blanches et jaunes…

Twitter est donc détourné de son usage, comme média de communication;  et en tant que média, il en a les attributs les plus primaires ( par la faiblesse de la quantité d’information transportée ).

La conséquence en terme est qu’elle en est réduite à la fonction phatique des fonctions du message : occuper le canal de communication (« je suis là » ) sans produire d’information utile.

Twitter aujourd’hui est devenu un média, plus qu’un réseau social.

Les relations se font autour de sujets à partager.

Les 140 caractères sont devenus un vrai phénomène, qui a insufflé Facebook et les médias.

Réduire à l’essentiel !

 

Pour approfondir, voir l’article https://zeboute.wordpress.com/2010/08/22/semiologie-du-sms/ qui analyse les caractéristiques du média « SMS », et sur lesquels on retrouvera les similarités. A vous d’en voir les différences !

Communiquer et entrer dans l’orchestre

Non, on n’est pas l’être absolu doté d’un cerveau omniscient, qui décrit ses mots, ses idées.

Non la femme de ménage n’a pas à rougir des idées écrites sur le site lemonde.fr… Les journalistes du Monde ont beau écrire les meilleurs textes,  si l’on n’est pas compris, nos mots et nos idées ne seront pas écoutés ou approuvés… Mais oubliés.

Communiquer c’est échanger, et surtout « faire avec ». On s’arrange avec la langue de tous, on se plie aux règles. On  ne vient pas dans le monde avec ses mots, on prend ceux qui trainent depuis des siècles.

La communication c’est une affaire sociale. Jouer de la même harmonie.

Ces mots paraissent évidents, dans notre société de médias « hyper-communicante ». Qu’en reste- il ?

Prenez Charcot et Freud. Les deux ont travaillé sur l’inconscient, la psychologie ; On ne retient que Freud, car au delà de ses convictions, il a su propager son message, via des congrés internationaux, publications. Le message ne suffit pas, il faut savoir comment s’ harmoniser avec l’orchestre.

Le contenu de son message ne suffit pas, aussi pertinent soit il. Parfois d’ailleurs, il a peu d’importance. La communication politique par exemple joue de la « non-information », ( ou appelée parfois « gueule de bois » ) . Non, l’important c’est d’être présent, jouer de la fonction phatique [ jakobson ]. Rester présent,  et être présent partout.

Autre exemple, les entreprises dans leurs formations de communication permettent aux salariés d’apprendre basiquement que le message qu’on veut donner est trahi par la voix, les gestes. D’où les enregistrements vidéos des interventions pour en arriver à un constat élémentaire : ce qu’on dit ( « les résultats de mon travail est essentiel » ) est trahi par un geste ( « une crispation de la bouche indiquant que je ne suis pas fier de moi » ) .

Chacun le sait, mais il est difficile d’en avoir conscience, car le média portant le message est invisible. L’enfant pointe son doigt vers la lune ? vous ne regardez pas le doigt mais pas la lune. Vous lisez « Marie Claire » ? vous ne regardez pas la texture, ni la topographie du texte. Le média est invisible, sauf peut être pour le « récepteur » du message, qui reçoit en plus du message d’autres messages ( dits analogiques ) portés par la voix, la gestuelle.

Qu’en faire ? Non toujours en avoir conscience, et se dire, qu’au fond, tous logés à la même enseigne … et qu’y réfléchir, c’est prendre recul …

A lire pour approfondir :

Entrer dans l’orchestre, c’est un axiome de la logique de la communication : Logique de la communication.

le blog et le sophiste

Les lycéens se souviendront de leurs cours de philosophie où l’on étudiait « les sophistes ». On se souviendra de Protagoras : « l’homme est la mesure de toute chose ». C’est la sensation qui guide la vérité. Tout est vrai, tout est faux. C’est l’efficacité de la parole qui dit si c’est juste ou faux. Si c’est meilleur ou pire. Et non réfléchir à l’adéquation du discours à l’être. [ logos ].

Les sophistes « parlaient à » et non « parlaient de ». En ce sens, ils ont libéré la parole, et ouvert la perspective du média, la parole. Et tourné un grand pas dans l’histoire des médias, et de la communication, qu’on a qualifié dans les années 1980 de « linguistic turn ».

Dans l’agora de l’antiquité, les meilleurs discours usent de la persuasion, de la rhétorique, des « belles phrases ». Les grands communicants sont rois. A la tribune. Aujourd’hui, à la télévision ( souvenons nous du grand Bernard Tapie ).

Les nouveaux sophistes ont trouvé leur nouvelle agora, place publique : le blog. Mais pour sortir de l’opinion, propre au café du commerce dont regorge internet, n’est pas sophiste qui veut.

Aujourd’hui, c’est possible, il faut en avoir la technique. Avec la même efficacité, et la même envie de bousculer l’ordre établi, l’institution, la culture, et… Platon… Allez bloguez !