Archives pour la catégorie Ecole Palo Alto Communication

La communication comme un théâtre, Goffman

Erving Goffman

Erving Goffman

Goffman est un sociologue qui s’est longuement attaché à l’étude de l’interaction entre les individus.

En répondant à des questions simples, comme :

Que se passe-t’il lorsque deux ou plusieurs personnes se retrouvent face à face ?

Comment entrent elles dans une relation qui doit toujours viser la concordance, ne pas perdre face ? Comment l’homme, qui a du tact, fait semblant de ne pas avoir entendu les pleurs d’une jeune fille, pour ne pas la mettre mal à l’aise ?

Toutes ces pratiques communication elles sont là, pour rendre la vie sociale plus acceptable et normale.

A découvrir, ici !

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la proxémie ou l’espace de communication et de vivre ensemble

Bodies in Urban Spaces, Willi Domer

Bodies in Urban Spaces, Willi Domer, Saint Etienne

la proxémique est l’ étude de la perception et de l’usage de l’espace par l’homme.
La proxémie est « la distance physique qui s’établit entre des personnes prises dans une intéraction, un échange de communication » [ wikipedia ]

La distance entre personnes, lorsqu’ils communiquent, est différente, selon qu’on soit dans l’intimité, la relation publique.
Elle a été étudiée par l’anthropologue Edward T. Hall.
L’exemple souvent cité est celui qui illustre les distances acceptables dans les pays occidentaux avec l’Autre :

* sphère intime (de 15 cm à 45 cm : pour embrasser, chuchoter)
* sphère personnelle (de 45 cm à 1,2 m : pour les amis)
* sphère sociale (de 1,2 m à 3,6 m : pour les connaissances)
* sphère publique (plus de 3,6 m : pour parler devant un public ou interpeller quelqu’un).
Au delà de cet exemple, la proxémique élargie la compréhension des formes de communication et de culture.
En tant que passionnés de l’information, et de la communication, c’est un sujet à approfondir.
Focus ! Lire la suite

La vie est un théâtre : communiquer comme un engagement, selon Goffman

Qu’est-ce communiquer ?
Au-delà des échanges de messages, par la discussion, ou les messages sur textos, communiquer c’est d’abord être avec les autres.

Et communier.
Birdwhistell, ou l’école de Palo Alto, représentée par Paul Watzlawick ont toujours considéré que l »on « participait à la communication » plutôt qu’on ne la produisait.

Que l’on était membre ( d’un groupe, d’une société ) , parce que l’on y était prévisible, et que l’on « performait » la culture en permanence par ses faits et gestes.
Loin des conceptions usuelles de la communication, où l’on envoie un message à l’autre, comme dans une partie de « ping pong ».
On est dans un « orchestre », où la partition est déjà en cours. A soi de se mettre dans la bonne note.
La communication comme une longue partition.
Loin des schémas traditionnels des SMS qu’on s’envoie.
A lire, avec la vision de Goffman ! Lire la suite

Erreur de com’ ? Si tu m’aimais, tu gouterais l’ail !

Les problèmes de communication reposent souvent sur la nature propre d’une communication : le contenu et la relation.
Nous expliquerons ici en quoi consiste le contenu et la relation d’une communication.
tel que l’a formalisé Paul Watzlawick, de l’école Palo Alto, référence sur ces recherches.
On détaillera les erreurs flagrantes qui polluent nos échanges désastreux dans la communication.
Avant d’en synthétiser les bonnes pratiques. Mieux communiquer, en évitant ces écueils. Lire la suite

Les bonnes pratiques de communication !

A quoi servent les théories, les études psychanalistes, ou les formations d’entreprise de communication ? Si elles n’apportent pas de concret pour nous, what’s up ? A quoi cela sert ? Lire la suite

On ne peut pas ne pas communiquer

twitter en 140 caractèresIl n’est pas possible de ne pas communiquer.

C’est l’un des grands axiomes de la communication, défini par l’Ecole de Palo Alto, par Watzlawick.

On lira ici quel est ce principe, et surtout, dans nos problèmes de communication, ce que cela implique.

Au quotidien ! Lire la suite

L’intelligence des singes et le génie de Grégory Bateson

Les singes pensent-ils ?

C’est la question que l’on se pose toujours, puisque l’Homme a tendance à vouloir se comparer.

Il se compare à la machine, et à tout ce qui peut lui ressembler. Dans la nature, le singe est considéré comme l’espèce la plus proche de l’être humain. Lire la suite

histoire de la communication : analogique et digitale ou l’axe pragmatique

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Paul Watzlawick Une logique de la communication

Points de repère

Plus loin

Source 1967. Une logique de la communication. Watzlawick, Janet Helmick Beavin, Don Jackson.

« La logique de la communication » est un texte célèbre des recherches du Mental Research Institute de Palo Alto, de psychiatres. Les axiomes de la communication de l’école Palo Alto, de Watzlawick.

Elle remet en perspective de la dimension relationnelle de la communication.

Communiquer n’est pas seulement envoyer une information d’un émetteur isolé dans l’absolu à un destinataire, comme le suggère la théorie mathématique de Shannon.

Communiquer c’est composer avec les autres ; on ne communique pas qu’avec des mots, mais avec tout son corps. « La logique de la communication » s’intéresse ainsi à la pragmatique, c’est-à-dire la relation de sujet à sujet dans l’échange.

Proposition pour une axiomatique de la communication.

1  L’impossibilité de ne pas communiquer.

« Le comportement n’a pas de contraire ». Autrement dit il n’y a pas de « non-comportement ». Notre comportement a valeur de message, pourrait on dire.

Dans une intéraction, un échange à partir où il y a 2 sujets au moins, le comportement a valeur de message, « c’est-à-dire qu’il est une communication, il suit qu’on ne peut pas ne pas communiquer ».

Même dans le silence. Un passager dans un aéroport qui ferme les yeux, assis en silence, signifie aux autres passagers qu’il veut rester tranquille, qu’il ne faut pas le déranger.

On ne peut pas dire qu’il n’y ait communication que si elle est intentionnelle, consciente ou réussite. Comme l’exemple du passager. Communiquer, ce n’est pas forcément volontaire.

On remarquera que la communication n’est  pas que verbale, mais se manifeste par des gestes, des postures, des intonations.

2 Niveau de la communication : contenu et relation / 2 approches de la communication.

Les auteurs se réfèrent aux termes empreintés à Bateson : « l’indice » et « l’ordre » .

« Une communication ne se borne pas à transmettre une information, mais induit en même temps un comportement ». Ces 2 opérations représentent l’aspect « indice » et « ordre » de toute communication. « Un message sous son aspect d’indice transmet une information ; dans une communication humaine, ce terme est donc synonyme de contenu du message ».

« L’aspect ordre désigne la manière dont on doit entendre le message, et donc la relation entre partenaires ».

Exemple. Soit les 2 messages « Desserre l’embrayage progressivement et sans à coups » et « tu laisses aller l’embrayage et la transmission sera cassée en un rien de temps ». Les 2 messages ont le même contenu informatique, mais la relation, la façon de prendre le message n’est pas la même.

[ on remarquera que dans une relation spontanée et « saine », la relation est rarement explicite ou consciente ; et passe au second plan. Les relations « malades », se caractérisent au contraire par un débat incessant sur la nature de la relation, et le contenu de la communication finit par perdre son importance ].

[ en informatique, la communication avec une machine nécessite également ces aspects « indice » et « ordre » ; les indices étant les données ( exemple : 2 chiffres) et l’ordre une information sur la façon dont on doit considérer les donnés ( multiplier les 2 chiffres ). C’est une méta information, par ces instructions ].

Cette méta communication peut être :

–          Verbale (« je plaisantais »).

–          Non verbale ( par le sourire, le cri ).

–          Définie par le contexte où s’effectue la communication ( entre soldats en uniformes ou sur la piste d’un cirque ).

Toute communication présente 2 aspects : le contenu et la relation, tels que le second englobe le premier et par suite est un méta-communication.

3  Ponctuation de la séquence des faits.

Une série de communication peut être considérée comme une séquence ininterrompue d’échanges. « Les partenaires introduisent dans ce que Bateson et Jackson on appelé « la ponctuation de la séquence des faits ». Dans une séquence, le sujet « stimule » un échange et le destinataire envoie une réponse. « Dans un long échange, les êtres humains ponctueront de fait les séquences de manière que l’un et l’autre paraîtra avoir l’initiative, ou la prééminence ou un statut de dépendance.

La nature d’une relation dépend de la ponctuation des séquences de communication entre les partenaires.

4  Communication digitale et communication analogique.

« Les unités fonctionnelles ( ou neurones) du système nerveux central reçoivent ce qu’on appelle des «  quantas » d’information qui excitent ou inhibent son excitation. On peut considérer ainsi que l’information transmise est digitale binaire.

A la différence du système neuro-végétatif qui communique en envoyant dans la circulation des quantités discrètes de substances spécifiques. Ce mode de communication est analogique. Certaines machines sont digitales ( ordinateur ), ou analogique ( système à dents crantés ).

Dans la communication on peut désigner les choses par des dessins, des images. Cette communication, par la ressemblance est analogique.

On peut aussi désigner les choses par des mots, de façon arbitraire ( le mot « chat » ne ressemble pas à un chat ). La communication analogique est tout ce qui n’est pas verbal.

L’homme est un des seuls organismes à utiliser ces 2 modes de communication.

La communication analogique est du domaine de la relation. « Bateson a montré que chez les animaux, les mouvements signalant une intention et les signes indicatifs de l’humeur étaient des communications analogiques par lesquelles ils désignaient la nature de leurs relations, au lieu de désigner par là des objets ». Exemple, si j’ouvre le réfrigérateur et que le chat vienne se frotter contre mes jambes en miaulant, cela ne veut pas dire «  je voudrais du lait », mais renvoie à une relation spécifique «  Sois une mère pour moi ». Parce qu’un tel comportement ne s’observe que chez les chatons envers les chats adultes, mais jamais entre deux animaux adultes.

« Inversement, les animaux ne comprennent pas nos mots, mais toute la richesse analogique dont s’accompagnent les paroles ». Cette communication semble plus archaique.

La communication digitale permet la logique. Mac Culloch et Pitts [ A logical calculus of the ideas immanent in nervous activity, 1943 ] ont montré que les 16 fonctions de vérité de calculs se représentent en combinant les opérations élémentaires « et », « ou », et « non ».

Dans la communication analogique, cela n’est pas possible. La valeur négative n’existe pas.

De fait, la complexité et l’abstraction du matériel digital sont beaucoup plus grandes que l’analogique. Difficile de représenter par une image un concept qui n’a pas de similitude, ressemblance avec le réel.

Les larmes peuvent être de joie ou de pleurs ; le sourire peut traduire la sympathie ou le mépris. Ces messages analogiques sont ambigus. La communication analogique ne possède pas de discriminants, indiquant en face de 2 sens contradictoires lequel il faut prendre. L’homme doit sans cesse traduire l’un dans l’autre.

Les êtres humains usent de 2 modes de communication : digital et analogique. Le langage digital possède une syntaxe logique très complexe et très commode, mais manque d’une sémantique appropriée à la relation. Par contre, le langage analogique possède bien la sémantique, mais non la syntaxe appropriée à une définition non équivoque de la nature des relations.

Les erreurs de communication, relatives aux axiomes de Watzlawick

Aux axiomes définis plus haut, par Paul Watzlawick, les erreurs de communications usuelles sont décrites, ici :

Il n’est pas possible de ne pas communiquer. Ces erreurs font référence aux déni, aux essais de ne pas vouloir communiquer.

Erreur de communication : si tu m’aimais tu aimerais l’ail : ces erreurs font référence à la superposition des messages contenu et relation.

Erreur de com’? la joie ou la tristesse de la larme : les problèmes de traductions entre communication analogique et digitale.

Erreur de com ? Personne ne m’aime : les problèmes de ponctuation des relations.

Apports de l’école Paolo Alto dans la communication des réseaux sociaux :

La communication sur les nouveaux supports numériques ( mail, réseaux sociaux comme Facebook ) n’utilise que la communication digitale. On lira l’article La communication sur les réseaux sociaux.