Archives pour la catégorie Communication

Calendrier du mois

Prenons date ! C’est la rentrée de Septembre, l’occasion de  remettre  les neurones en place , et se consoler de l’été par des moments de grâces :

D’abord , émotion :

D’abord s’enlacer, se mouvoir dans le monde …

https://zeboute.wordpress.com/2010/09/27/la-vapeur-des-corps-communication-fusionnelle/

Ensuite , quoi de neuf dans le marketing et le net ? L’usage, user user user les nouveautés ? A voir dans son sac à main ..

https://zeboute.wordpress.com/2010/09/25/lusage-et-nouvelles-technologies/

Et un texte fondamental, logique de la communication, un pied de nez à la communication née de l’informatique. plutôt penser relation.

texte fondamental, innovant dans la recherche sur la thérapie mentale :

https://zeboute.wordpress.com/2010/09/17/paul-watzlawick-une-logique-de-la-communication/

Bonne lecture, octobre arrive , à suivre !

Heuristique d’internet

L’école apprend dans sa tradition rationnaliste le concept « thèse – antithèse – synthèse ».

Thème cher à Régis Debray, dans la transmission de la pensée ; aujourd’hui pervertie par le « tout tout de suite » et « sans recul ».

Aujourd’hui, penser et communiquer, c’est vivre en société, et vivre, c’est « communiquer efficacement ». [ voir Une logique de la communication ]

Aussi, la communication nouvelle par les médias, et essentiellement Internet nous apprend une nouvelle forme de rationnalité dans la pensée. C’est le « billet » ou les quelques mots qui titillent l’esprit, et qui permettent de capter l’intérêt. Rien de nouveau.

Les « billets » existent depuis longtemps dans les journaux, synonymes de notes d’humeur. Sujet léger qui capte l’attention du lecteur, mais avec une pointe d’humour, et de pertinence.

Les blogs relèvent de cette appropriation intellectuelle et jouissive : provocatrice, humeur. Ces formes d’information sont pertinentes quand elles renvoient ensuite à un sujet de fond.

Le billet ou le blog permet de papillonner.

Et plus généralement sur internet, par les liens hyper texte. En sautant de site en site. L’intérêt est de pouvoir « surfer » ou « picorer », moins limité qu’un raisonnement à suivre de bout en bout, où le lecteur est contraint par l’auteur.

Bien sûr, on se méfiera des catalogues d’idées… ( ex. rapports sur quelques recherches internet « reader digest » ou compilation ou copie de pages d’information ). la synthèse est toujours nécessaire.

La nouvelle composition éducative pourrait passer par un  » billet-lis-moi-c’est-intéressant / picore-mes-réflexions / synthèse-de-ma-réflexion ».

Sujet pour notre nouvelle génération Y !

twitter sans fot d’orthographe

A ceux qui voient dans Twitter la destruction de notre belle langue française !

Twitter par son langage court réduit les mots à des phonèmes ( « oqp » pour « occupé « ). On n’y met des smiley , pour dire que tout va bien. Plus de conjugaison. Plus d’article. L’efficacité et la rapidité avant tout !

Communiquer c’est vivre efficacement. Or Twitter est justement l’instrument le plus efficace dans son langage ( son code ).

Pourquoi écrire « joie » lorsque « joi » suffit à comprendre le mot ? La théorie de l’information utilise largement la probabilité de l’information pour la coder. On estime la langue anglaise redondante de moitié : c’est-à-dire qu’on pourrait diviser par 2 les lettres, mots pour se comprendre ! La moitié des mots ne « sert » à rien.  Twitter joue de cette redondance qu’on supprime, parce qu’écrire sut Twitter c’est limité à 140 caractères, et surtout cela fatigue le pouce sur le clavier !

N’y voyons donc pas de procédé fallacieux pour déformer la langue française, mais comme la pensée et la communication humaine s’adaptant à cet outil.

On retrouvera plus précisément une sémiotique du SMS , à ce sujet : sémiotique du SMS.

A lire également : Penser et twitter en 140 caractères

Penser et twitter en 140 caractères

twitter en 140 caractèresJ’aimerais communiquer sur l’intérêt de Twitter car c’est aujourd’hui un moyen formidable d’échanger intelligemment sur la pensée humaine

Fin du message Twitter. Les 140 caractères sont dépassés.

Non que la technique informatique ne puisse me permettre d’aller plus loin dans mon propos [ les capacités de stockage et de partage de l’information sont aujourd’hui astronomiques ].

Non que les coûts pour son usage restreignent la longueur de mon message, puisque twitter est gratuit.

Dans les petites annonces dans les journaux papiers,  la longueur du message a un coût pour celui qui veut faire diffuser son annonce  ( d’où les messages typographiés dans les annonces sur les annonces de location d’appartement par exemple ). La technique limite aussi la capacité du message ( les messages personnels édités dans les pages du journal Libération par exemple sont limités à une dizaine par édition ).

Ces contraintes de coût et technique poussent l’écriture de ces messages à l’économie de mots.

Twitter ne procède pas de ces contraintes.

A l’origine, Twitter n’est pas conçu pour communiquer et échanger de l’information, mais pour dire ce qu’on est en train de faire ( « What are you doing ? »). On peut s’interroger sur son intérêt…

L’usage initial en est détourné comme beaucoup de technologies.

  • Que ce soit volontaire :

Par exemple, le piratage des messages codés allemands pendant la seconde guerre mondiale, par les travaux de Turing ont conduit à l’invention d’Enigma ; dont l’usage purement militaire a été détourné dans l’élaboration « civile » ensuite de l’ordinateur.

  • Que ce soit involontaire :

L’exemple des annonces de messagerie rose pour le minitel. À l’époque de la mise en place du minitel, la DACT et les fournisseurs de services pensent qu’il ne s’agit que d’un gadget ludique : pour eux l’avenir de la télématique réside dans l’information, et non la communication. D’ailleurs,  l’enjeu est d’abord financier pour l’état français, limiter les livraisons papiers des annuaires des pages blanches et jaunes…

Twitter est donc détourné de son usage, comme média de communication;  et en tant que média, il en a les attributs les plus primaires ( par la faiblesse de la quantité d’information transportée ).

La conséquence en terme est qu’elle en est réduite à la fonction phatique des fonctions du message : occuper le canal de communication (« je suis là » ) sans produire d’information utile.

Twitter aujourd’hui est devenu un média, plus qu’un réseau social.

Les relations se font autour de sujets à partager.

Les 140 caractères sont devenus un vrai phénomène, qui a insufflé Facebook et les médias.

Réduire à l’essentiel !

 

Pour approfondir, voir l’article https://zeboute.wordpress.com/2010/08/22/semiologie-du-sms/ qui analyse les caractéristiques du média « SMS », et sur lesquels on retrouvera les similarités. A vous d’en voir les différences !

Paul Watzlawick Une logique de la communication

Points de repère

Plus loin

Source 1967. Une logique de la communication. Watzlawick, Janet Helmick Beavin, Don Jackson.

« La logique de la communication » est un texte célèbre des recherches du Mental Research Institute de Palo Alto, de psychiatres. Les axiomes de la communication de l’école Palo Alto, de Watzlawick.

Elle remet en perspective de la dimension relationnelle de la communication.

Communiquer n’est pas seulement envoyer une information d’un émetteur isolé dans l’absolu à un destinataire, comme le suggère la théorie mathématique de Shannon.

Communiquer c’est composer avec les autres ; on ne communique pas qu’avec des mots, mais avec tout son corps. « La logique de la communication » s’intéresse ainsi à la pragmatique, c’est-à-dire la relation de sujet à sujet dans l’échange.

Proposition pour une axiomatique de la communication.

1  L’impossibilité de ne pas communiquer.

« Le comportement n’a pas de contraire ». Autrement dit il n’y a pas de « non-comportement ». Notre comportement a valeur de message, pourrait on dire.

Dans une intéraction, un échange à partir où il y a 2 sujets au moins, le comportement a valeur de message, « c’est-à-dire qu’il est une communication, il suit qu’on ne peut pas ne pas communiquer ».

Même dans le silence. Un passager dans un aéroport qui ferme les yeux, assis en silence, signifie aux autres passagers qu’il veut rester tranquille, qu’il ne faut pas le déranger.

On ne peut pas dire qu’il n’y ait communication que si elle est intentionnelle, consciente ou réussite. Comme l’exemple du passager. Communiquer, ce n’est pas forcément volontaire.

On remarquera que la communication n’est  pas que verbale, mais se manifeste par des gestes, des postures, des intonations.

2 Niveau de la communication : contenu et relation / 2 approches de la communication.

Les auteurs se réfèrent aux termes empreintés à Bateson : « l’indice » et « l’ordre » .

« Une communication ne se borne pas à transmettre une information, mais induit en même temps un comportement ». Ces 2 opérations représentent l’aspect « indice » et « ordre » de toute communication. « Un message sous son aspect d’indice transmet une information ; dans une communication humaine, ce terme est donc synonyme de contenu du message ».

« L’aspect ordre désigne la manière dont on doit entendre le message, et donc la relation entre partenaires ».

Exemple. Soit les 2 messages « Desserre l’embrayage progressivement et sans à coups » et « tu laisses aller l’embrayage et la transmission sera cassée en un rien de temps ». Les 2 messages ont le même contenu informatique, mais la relation, la façon de prendre le message n’est pas la même.

[ on remarquera que dans une relation spontanée et « saine », la relation est rarement explicite ou consciente ; et passe au second plan. Les relations « malades », se caractérisent au contraire par un débat incessant sur la nature de la relation, et le contenu de la communication finit par perdre son importance ].

[ en informatique, la communication avec une machine nécessite également ces aspects « indice » et « ordre » ; les indices étant les données ( exemple : 2 chiffres) et l’ordre une information sur la façon dont on doit considérer les donnés ( multiplier les 2 chiffres ). C’est une méta information, par ces instructions ].

Cette méta communication peut être :

–          Verbale (« je plaisantais »).

–          Non verbale ( par le sourire, le cri ).

–          Définie par le contexte où s’effectue la communication ( entre soldats en uniformes ou sur la piste d’un cirque ).

Toute communication présente 2 aspects : le contenu et la relation, tels que le second englobe le premier et par suite est un méta-communication.

3  Ponctuation de la séquence des faits.

Une série de communication peut être considérée comme une séquence ininterrompue d’échanges. « Les partenaires introduisent dans ce que Bateson et Jackson on appelé « la ponctuation de la séquence des faits ». Dans une séquence, le sujet « stimule » un échange et le destinataire envoie une réponse. « Dans un long échange, les êtres humains ponctueront de fait les séquences de manière que l’un et l’autre paraîtra avoir l’initiative, ou la prééminence ou un statut de dépendance.

La nature d’une relation dépend de la ponctuation des séquences de communication entre les partenaires.

4  Communication digitale et communication analogique.

« Les unités fonctionnelles ( ou neurones) du système nerveux central reçoivent ce qu’on appelle des «  quantas » d’information qui excitent ou inhibent son excitation. On peut considérer ainsi que l’information transmise est digitale binaire.

A la différence du système neuro-végétatif qui communique en envoyant dans la circulation des quantités discrètes de substances spécifiques. Ce mode de communication est analogique. Certaines machines sont digitales ( ordinateur ), ou analogique ( système à dents crantés ).

Dans la communication on peut désigner les choses par des dessins, des images. Cette communication, par la ressemblance est analogique.

On peut aussi désigner les choses par des mots, de façon arbitraire ( le mot « chat » ne ressemble pas à un chat ). La communication analogique est tout ce qui n’est pas verbal.

L’homme est un des seuls organismes à utiliser ces 2 modes de communication.

La communication analogique est du domaine de la relation. « Bateson a montré que chez les animaux, les mouvements signalant une intention et les signes indicatifs de l’humeur étaient des communications analogiques par lesquelles ils désignaient la nature de leurs relations, au lieu de désigner par là des objets ». Exemple, si j’ouvre le réfrigérateur et que le chat vienne se frotter contre mes jambes en miaulant, cela ne veut pas dire «  je voudrais du lait », mais renvoie à une relation spécifique «  Sois une mère pour moi ». Parce qu’un tel comportement ne s’observe que chez les chatons envers les chats adultes, mais jamais entre deux animaux adultes.

« Inversement, les animaux ne comprennent pas nos mots, mais toute la richesse analogique dont s’accompagnent les paroles ». Cette communication semble plus archaique.

La communication digitale permet la logique. Mac Culloch et Pitts [ A logical calculus of the ideas immanent in nervous activity, 1943 ] ont montré que les 16 fonctions de vérité de calculs se représentent en combinant les opérations élémentaires « et », « ou », et « non ».

Dans la communication analogique, cela n’est pas possible. La valeur négative n’existe pas.

De fait, la complexité et l’abstraction du matériel digital sont beaucoup plus grandes que l’analogique. Difficile de représenter par une image un concept qui n’a pas de similitude, ressemblance avec le réel.

Les larmes peuvent être de joie ou de pleurs ; le sourire peut traduire la sympathie ou le mépris. Ces messages analogiques sont ambigus. La communication analogique ne possède pas de discriminants, indiquant en face de 2 sens contradictoires lequel il faut prendre. L’homme doit sans cesse traduire l’un dans l’autre.

Les êtres humains usent de 2 modes de communication : digital et analogique. Le langage digital possède une syntaxe logique très complexe et très commode, mais manque d’une sémantique appropriée à la relation. Par contre, le langage analogique possède bien la sémantique, mais non la syntaxe appropriée à une définition non équivoque de la nature des relations.

Les erreurs de communication, relatives aux axiomes de Watzlawick

Aux axiomes définis plus haut, par Paul Watzlawick, les erreurs de communications usuelles sont décrites, ici :

Il n’est pas possible de ne pas communiquer. Ces erreurs font référence aux déni, aux essais de ne pas vouloir communiquer.

Erreur de communication : si tu m’aimais tu aimerais l’ail : ces erreurs font référence à la superposition des messages contenu et relation.

Erreur de com’? la joie ou la tristesse de la larme : les problèmes de traductions entre communication analogique et digitale.

Erreur de com ? Personne ne m’aime : les problèmes de ponctuation des relations.

Apports de l’école Paolo Alto dans la communication des réseaux sociaux :

La communication sur les nouveaux supports numériques ( mail, réseaux sociaux comme Facebook ) n’utilise que la communication digitale. On lira l’article La communication sur les réseaux sociaux.