Archives du mot-clé Génération Y

La génération Y est elle morte ?

Défis de la génération Y

Génération Y demain

Souvenons-nous, le temps numérique est rapide, et le concept de Génération Y est récent.

Il a largement été médiatisé en 2006 – 2007 , et a nourri dans le monde, surtout professionnel, une rupture à appréhender.

S’intéresser à cette génération, ou mourir !

Aujourd’hui, faisons le constat :

La génération Y ne s’est elle pas liquéfiée, et s’est trouvée morte, ou mortiférée dans un monde compliqué, volatile et soumis aux crises de société ?
Focus ! Lire la suite

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Petite poucette, la génération Y, vue par Michel Serres

Quel regard de nos philosophes sur notre monde moderne, sur la génération de nos jeunes ?

Baignée dans le monde d’internet, de nos nouveaux usages numériques, la génération Y a t-elle un nom, au delà de la lettre Y… ?

Réponse avec Michel Serres, philosophe et historien des sciences,  toujours présent, et jubilatoire. Lire la suite

Guide des réseaux sociaux, sans buzz, sans Génération Y

 

Les sciences de l’information et de la communication s’intéressent à tout objet « médiatique », dans le sens où il est un intermédiaire dans les relations de communication entre les hommes. Le média, est le « milieu », l’intermédiaire, entre la parole et l’écoute des hommes. Dans l’antiquité, on s’en méfiait. Aujourd’hui, on le bienfait.

C’est quoi communiquer, et comment communiquer ?

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Le blues des adolescents sur les réseaux sociaux , ou le Fomo

Le Fomo ( Fear of missing out ).

Le 6 février est la journée déclarée sans telephone. Histoire de décrocher d’une certaine addiction au smartphone, et à tout ce qui va avec : les réseaux sociaux !

Pour les ados, dont j’ai fait partie, lisez ce texte : Parole à un ado, ou la solitude.

Un ado, 14 ans, à table, à ses parents  :  » J’ai fermé mon compte Facebook, définitivement ». Bug ?

Non, une réalité qui commence à toucher les jeunes générations dites « génération Y ».

Frustration de voir en permanence ( en temps réel ) ses contacts « amis » des réseaux toujours occupés, toujours beaux, toujours entourés… Et moi ? pense l’ado de 14 ans ?

Serait-ce la fin des amis sur Facebook ? Lire la suite

Nos technologies de 30 ans et la génération Y

La technologie évolue, et nous internautes et vigies de ce monde virtuel pouvons nous poser, et regarder dans le rétroviseur.

Quel regard de la nouvelle génération Y sur nos objets fétiches et déjà virtuels des années 1970 et 1980 ?

Réponse en image …

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Génération Y maître des nouvelles technologies ?

Dans la définition de la Génération Y, ou la génération née dans les années 80, le mythe d’une génération indépendante et maitrisante persiste. Car elle possède pour la première fois dans l’histoire des techniques les moyens de maitriser la technique avant ses « anciens ». Lire la suite

Histoire de la communication, vers une pensée atomique. 19 au 21eme siècle

Naissance de la communication et division du travail.

L’histoire des communications est née au XIXeme siècle, comme facteur d’intégration des sociétés humaines. La division du travail présente un premier pas dans la théorie des communications. Adam Smith ( 1723 – 1790 ) en est un des premiers précurseurs. Au sein des espaces éonomiques, dans la fabrique, la communication contribue à l’organisation du travail collectif : la division du travail en petites taches répétitives permettent d’accroitre l’efficacité de chacun. Se concentrer sur un même geste, dans une chaîne de montage automobile par exemple. Pouvoir organiser collectivement ces taches nécessite des processus de communication.

La mise en place  de ces processus entre hommes, entre l’homme et la machine, et aujourd’hui entre machines a ainsi été grandissante. Pouvoir définir la tache, expliciter ce qu’on attend en sortie de la tache ( l’affutage d’une pièce ) nécessite de définir ces ponts de communication entre différents acteurs. ( Processus de pilotage par exemple ).

L’activité de l’homme n’est ainsi qu’une suite d’actions prédéfinies, et formalisées, avec des entrées ( l’information par un feu tricolore par exemple indiquant qu’une pièce de l’atelier précédent est prête )  et des sorties (ce qui a été produit, le « livrable » ).

C’est l’image de la « boite noire », utilisée notamment en neuro-science. Ou dans la cybernétique, propre à Wiener. Lire la suite

Mythe de l’usage des nouvelles technologies et innovation

En quoi les nouvelles technologies et les nouveaux réseaux sociaux sont différents des technologies qui ont bercé le XIX ou XXeme siècle ? Pas grand chose. Pourquoi la génération Y devient le moteur de la légitimité de ce qu’on voit passer dans nos nouveaux usages de la technologie ?

Les nouvelles technologies, comme un exemple de la médiologie.

La pensée humaine et la communication entre hommes  ont longtemps été considérés comme l’accouchement du « logos »,  comme un absolu de la raison. Lire la suite

Sociologie du Flash Mob

Points de repère

Plus loin

Etude, impact, Sociologie du Flash Mob

Le Flash mob « traduit généralement par foule éclair ou mobilisation éclair, est le rassemblement d’un groupe de personnes dans un lieu public pour y effectuer des actions convenues d’avance, avant de se disperser rapidement. » [ Source Wikipedia ]

Il s’agit généralement aujourd’hui d’évènements créés par les réseaux sociaux, via internet.

–       Un erzatz ou un dépassement des   » happenings  »  :

L’origine de ces mobilisations « évènementielles » suit les « happenings »  de la culture, qui en place des expositions culturelles dans les musées, proposait des « performances ».

Un happening est en effet  une performance  ( représentation ) , considéré comme un art. Le mouvement Fluxus en est un exemple, né dans les années 1960. Une opportunité de bousculer l’ordre établi de la culture des musées par des incursions provocatrices.

Le happening ou le flash mob ont en commun ce même sens : le temps réel ; Leur caractéristique est qu’ils sont dans la présence, l’immédiateté.

Et l’évènement est précaire ; une fois terminé, il est oublié. A moins bien sûr qu’il ne soit filmé et propagé par la video. Aujourd’hui par internet, via You tube ou Daily Motion.

Ce retour à l’immédiat, dans l’instant ; Le flahs mob ( hormis les vidéos ) et les « happenings » sont sans mémoire. Ils ne résisteront pas à 10 ans de culture, à la différence de la culture picturale ou littéraire.

Cela renvoie à la médiologie, thème cher à Régis Debray. A la transmission. Que retenir de ces happenings ou flash mob ?

La différence essentielle entre le « Happening » et le Flash mob réside dans le caractère « artistique » ( l’Art avec un grand A ) des happenings, tandis que le Flash Mob est consensuel, et relie les hommes dans ce qu’ils partagent déjà en commun ( une chanson le plus souvent un « tube » ). Le « Happening » a pour vocation de provoquer et de remuer l’intellect ; le Flash Mob a pour vocation de réunir le maximum d’individus dans une farandole partagée et connue de tous.

–       La communion des sens :

Flash Mob Leroy Merlin

Le flash mob est une communion, par la danse ; généralement il est l’expression d’une foule en mouvement sur un rythme, une danse.

On retrouve dans les vidéos la communion, la fusion dans le mouvement des corps. Participer à un Flash Mob, c’est entrer dans la danse ( au propre comme au figuré ). C’est « entrer dans l’orchestre ». [ Entrer dans l’orchestre ] .

On se mélange . Ce n’est pas la réflexion qui prime, mais la communion.  Comme la communion dans un concert, ou devant un match de foot. C’est l’instinct qui guide, au grand bonheur de tous : se retrouver, et partager. L’aspect indiciel prime [ La clôture sémiotique, ou la séparation entre la soupe primitive de l’indice et la réflexion ].

–       Le Flash Mob ou partager l’entreprise aves ses collègues :

Il n’est pas besoin d’être dans la Génération Y, pour confondre vie professionnelle et personnelle.

L’institution et l’entreprise exigent de séparer vie personnelle et professionnelle. Cette séparation est d’ailleurs encadrée par la loi, qui interdit de mélanger la sphère privée de la sphère professionnelle ( notamment dans l’embauche, ou la vie quotidienne d’un salarié au sein de l’entreprise) . Participer aux Flash Mob c’est donner de soi , et justement mélanger vie personnelle et professionnelle :  mettre en évidence son envie de danser, savoir danser, sourire, partager ! Dans le monde de l’entreprise, le flash mob procède du volontariat, et en ce sens reste positif : partager avec ses collègues de cette communion que l’on ne retrouve pas forcément dans une vie professionnelle trop structurante au quotidien. Un moyen d’échapper à une vie d’entreprise aujourd’hui feutrée. Il y a 20 ans, le Flash Mob se faisait spontanément dans les bureaux, mais sans video.

Le Harlem Shake est une variante du flashmob : il réunit des individus, autour de la chanson Harlem Shake, sur une vidéo partagée sur internet.

–       La reconnaissance sur les réseaux sociaux :

Le flash mob n’existerait pas sans la visibilité sur internet. Dans le monde de l’entreprise, le flash mob, évènement très ponctuel, par rapport à l’investissement fourni, permet surtout de la visibilité sur internet.

Moyen de mettre en évidence la satisfaction des employés à participer à ce genre d’évènement.

Et en effet, en conclusion, chacun y trouve son compte. Une euphorie collective, participative, sur un air partagé. Un tube, une chanson.

Exemples de flash mob :

Dans le domaine de la revendication des droits, Flashmob de baisers homos, contre le Pape, à Barcelone : http://www.youtube.com/watch?v=-cT_jSgE-cg

A lire, pour approfondir  :

Régis Debray, ou le retour de l’immédiat

Entrer dans l’orchestre, logique d’une communication

La clôture sémiotique, ou ce qui sépare la danse ( l’indice et le corps ) de la réflexion

Le défi et l’apologie des médias

Points de repère

Plus loin

Histoire de la communication : Une accélération au XIXeme siècle.

L’histoire des communications, s’il fallait y inscrire une date, remonte au XIXeme siècle. Fort des progrés techniques ( locomotive à vapeur,  industrialisation ), le XIXeme siècle voit la construction des systèmes de communication physiques, la construction des grandes infrastructures en France. Le système métrique se met en place. Le territoire national français se dote des premières voies de chemin de fer, sous Louis-Philippe.

La diffusion du progrés humain, thème cher au siècle des Lumières, s’accélère. Les journaux se diffusent, élargissant le cercle du partage de la connaissance et de l’information, aux bourgeois et notables, et non plus à l’élite monarchique de l’Etat. En province et pas seulement à Paris.  La lutte des classes apparaît, théorisée par Karl Marx. L’espace public commence à naître.

A peine née, la « communication », c’est-à-dire échanger avec son semblable s’est trouvée malmenée dès qu’elle s’est trouvée  étudiée. D’autant que la théorie de la communication ne se construit pas sur une science, mais souvent sur des sables mouvants… Sujet mal maîtrisable.

Le discrédit des médias de masse.

Demander à n’importe qui de parler des médias. La télévision imbécile, la bande dessinée comme stupide pour nos enfants au XXieme siècle, la violence des jeux video et l’isolement des jeunes devant internet. Le défi envers les médias est toujours d’actualité. Quelles explications ?

  • Socrate et la caverne.

Le média ( du latin medius, qui est au milieu ) renvoie à la mise en relation à distance.  Un artefact intermédiaire entre ma pensée et celui qui la reçoit.

Les philosophes grecs se méfiaient de cet intermédiaire technique qui dénaturait le « logos », la raison. Les ombres, dans le mythe de l’homme de la caverne ne sont pas reflets de la raison, mais déformation de la pensée. Et illusion. Socrate refusait qu’on écrive ses pensées. Le lecteur d’un livre n’est pas en relation directe avec son auteur. Aussi les interprétations, les déformations sont possibles.

De même, le média le plus usé, la parole, permet d’influencer le public, par des ruses du langage et des joutes verbales : on se méfie des sophistes.

  • L’impact des médias.

Les premières études sur les médias, notamment aux Etats Unis, ont porté sur l’impact sur le public. De nombreuses études statistiques ( permettant de donner une légitimité « scientifique » par des chiffres et des mesures ) ont mis en évidence le pouvoir des médias. La coexistence au début du XXieme siècle des guerres mondiales a été fatale. La « propagande » des médias pendant ces guerres était une arme de guerre. Contrôler les masses par les médias. Aujourd’hui, les études invalident ces effets ( y compris la propagande ). L’image encore présente de « big brother » permettant de tout contrôler est symptomatique de la défiance envers « le média ».

Aujourd’hui, deux mouvements d’idées : les apocalyptiques et les intégrés.

Les apocalyptiques et les intégrés

Toute réflexion et étude sur la communication et les médias doit être analysée, à la vue de ces 2 discours possibles.

Les apocalyptiques dénoncent les médias : le média est l’expression de la domination économique et politique. Elle est synonyme de vulgarité humaine. Elle émane surtout de philosophes, écrivains, chercheurs. Le média annonce l’asservissement de la culture de masse, de la fin de la « vraie » culture. Le monde devient froid, nihiliste, devant l’image et la technique, stériles.

Les intégrés, eux, font l’apologie du rôle libérateur des médias. Expression de la démocratie, en acte, ou comme culture populaire. Elle émane des professionnels de la communication, ingénieurs, technocrates, instituts de sondage et de prospective, de chercheurs. Elle promet l’avènement d’une culture pour tous, partagée, et transparente. Un « village global ». La technique est fascinante et visuelle.

La génération Y.

Ce nouveau concept, est rassembleur de ces 2 visions.

Les jeunes générations comme reliées au média qu’est le téléphone portable et le réseau social sur internet. Un cordon ombilical régressif tuant la « vraie » communication comme partage entre pairs.

Les jeunes générations comme totalement intégrées dans ce nouveau village « global » de la communication. Etre au goût du jour de ces nouveaux usages est un impératif. Et largement vendu, notamment dans le monde de l’entreprise, qui doit « intégrer » cette nouvelle donne.

Réfléchir à ce nouveau monde des signes communicationnels c’est les mettre à la lumière de l’histoire de la communication, et tracer la bonne ligne de décision.