Archives du mot-clé Paul Watzlawick

De l’idée à la réalité !

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La fausse perception des autres, en communication

bricolage-marteau-communication-voisinVous avez besoin d’un petit service de votre voisin. Mais celui-ci est toujours un peu indifférent lorsque vous le croisez.
Il ne vous aime pas.

C’est la certitude à laquelle vous êtes arrivés. Et c’est pour cela que vous le détestez aussi.
Comment nos propres projections et réflexions mènent à l’impasse, en communication ! Lire la suite

La communication d’aujourd’hui, web ou pas web, revisitée.

La communication est un vaste sujet !
Elle est partout, nous vivons dans une société de communication.
La première image ou conception de la communication est celle de transmettre des informations, des messages.
Via nos smartphones, nos réseaux sociaux.
C’est l’image du télégraphe au XXeme siècle :

je veux dire quelque chose, j’utilise le télégraphe ( ou le téléphone ), qui code mon message.

Mon message est véhiculé sur le web, les réseaux téléphoniques.

Et mon ami, mon interlocuteur le reçoit, et le décode.
Pourtant, la communication n’est pas seulement propager un message, via la technique ou la parole.
Souvent, elle est plus subtile : c’est la communication expressive !

La communication expressive est cette communication qui est tout, sauf verbale.
Pas de Tweets, de mails, de mots, de langage.
C’est tout ce qui n’est pas « verbal », « digitale », ou qui procède de la pensée. Lire la suite

Erreur de com’ ? La larme de joie ou de tristesse

La larme coule sur la joue.

Que signifie cette larme ?

Est-ce une larme de joie, ou larme de tristesse ?
La communication non verbale ne permet pas toujours d’être claire.
Et à la différence de la communication verbale, rationnelle et explicite.
Les erreurs de communication reposent souvent sur de mauvaises interprétations de la parole verbale et « non-verbale ».
Nous illustrons ces difficultés de communication, par l’approche de Paul Watzlawick, qui a redéfini un cadre général de la communication. Lire la suite

Erreur de com’ ? Personne ne m’aime !

J’envoie un email à mon amie, pour l’inviter à un déjeuner romantique.

Celle-ci reçoit bien le mail, et répond favorablement.
Malheureusement le mail de sa réponse tombe dans ma boîte « spam », et je ne le reçois pas.

Je crois que mon amie refuse cette invitation.
Et pire daigne même de répondre. Mon amie s’interroge de mon peu de considération à son égard : « Je réponds, et m’ignore ».
Le problème de communication est sans fond.

Nous restons en silence, persuadés de la poujaderie de l’autre.
Voilà un problème courant de la ponctuation de nos échanges, dans nos interactions.
Penser que l’Autre a la même quantité d’information que moi.
Ces erreurs sont relatives à la « ponctuation de la séquence de faits« .

Nous décrirons rapidement ce que cela signifie, et les erreurs induites. Pour mieux les discerner, dans notre travail quotidien de « bons communicants ». Lire la suite

Les bonnes pratiques de communication !

A quoi servent les théories, les études psychanalistes, ou les formations d’entreprise de communication ? Si elles n’apportent pas de concret pour nous, what’s up ? A quoi cela sert ? Lire la suite

Le bouton « off » ou comment éteindre sa vie numérique

Dans notre monde réel, point de désillusion. On ne peut jamais s’arrêter de communiquer. C’est l’axiome fondamental, révélé par Watzlwawick . « On ne peut pas ne pas communiquer ». L’exemple simple à comprendre, c’est le voyageur dans l’aéroport, affalé sur son siège en train de dormir. Malgré lui, il communique : « je suis fatigué, j’ai un voyage fatiguant ».

A la différence, dans le monde de nos usages technologiques, il suffit de peu. On appuie sur le bouton « off ». On éteint la radio. On ferme sa session « Facebook », ou on pose son status à « je suis occupé / je suis absent ».

L’objet de cet article n’est pas de fustiger les réseaux sociaux, mais de réfléchir à notre rapport fusionnel avec lui. Lire la suite

Les 10 textes essentiels de l’histoire de la communication et de l’information

Réfléchir à notre monde de communication, ce n’est pas picorer en permanence sur la Toile, écouter les analyses d’experts en communication ( qui se trompent souvent ), ou suivre les liens qu’on vous transmet ( par tweeter, facebook, ..).

Généralement, nous restons frustrés. Par le buzz, qui s’éteindra aussi vite. Par la pauvreté de l’information. Par les intérêts économiques de l’article.

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histoire de la communication : analogique et digitale ou l’axe pragmatique

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Paul Watzlawick Une logique de la communication

Points de repère

Plus loin

Source 1967. Une logique de la communication. Watzlawick, Janet Helmick Beavin, Don Jackson.

« La logique de la communication » est un texte célèbre des recherches du Mental Research Institute de Palo Alto, de psychiatres. Les axiomes de la communication de l’école Palo Alto, de Watzlawick.

Elle remet en perspective de la dimension relationnelle de la communication.

Communiquer n’est pas seulement envoyer une information d’un émetteur isolé dans l’absolu à un destinataire, comme le suggère la théorie mathématique de Shannon.

Communiquer c’est composer avec les autres ; on ne communique pas qu’avec des mots, mais avec tout son corps. « La logique de la communication » s’intéresse ainsi à la pragmatique, c’est-à-dire la relation de sujet à sujet dans l’échange.

Proposition pour une axiomatique de la communication.

1  L’impossibilité de ne pas communiquer.

« Le comportement n’a pas de contraire ». Autrement dit il n’y a pas de « non-comportement ». Notre comportement a valeur de message, pourrait on dire.

Dans une intéraction, un échange à partir où il y a 2 sujets au moins, le comportement a valeur de message, « c’est-à-dire qu’il est une communication, il suit qu’on ne peut pas ne pas communiquer ».

Même dans le silence. Un passager dans un aéroport qui ferme les yeux, assis en silence, signifie aux autres passagers qu’il veut rester tranquille, qu’il ne faut pas le déranger.

On ne peut pas dire qu’il n’y ait communication que si elle est intentionnelle, consciente ou réussite. Comme l’exemple du passager. Communiquer, ce n’est pas forcément volontaire.

On remarquera que la communication n’est  pas que verbale, mais se manifeste par des gestes, des postures, des intonations.

2 Niveau de la communication : contenu et relation / 2 approches de la communication.

Les auteurs se réfèrent aux termes empreintés à Bateson : « l’indice » et « l’ordre » .

« Une communication ne se borne pas à transmettre une information, mais induit en même temps un comportement ». Ces 2 opérations représentent l’aspect « indice » et « ordre » de toute communication. « Un message sous son aspect d’indice transmet une information ; dans une communication humaine, ce terme est donc synonyme de contenu du message ».

« L’aspect ordre désigne la manière dont on doit entendre le message, et donc la relation entre partenaires ».

Exemple. Soit les 2 messages « Desserre l’embrayage progressivement et sans à coups » et « tu laisses aller l’embrayage et la transmission sera cassée en un rien de temps ». Les 2 messages ont le même contenu informatique, mais la relation, la façon de prendre le message n’est pas la même.

[ on remarquera que dans une relation spontanée et « saine », la relation est rarement explicite ou consciente ; et passe au second plan. Les relations « malades », se caractérisent au contraire par un débat incessant sur la nature de la relation, et le contenu de la communication finit par perdre son importance ].

[ en informatique, la communication avec une machine nécessite également ces aspects « indice » et « ordre » ; les indices étant les données ( exemple : 2 chiffres) et l’ordre une information sur la façon dont on doit considérer les donnés ( multiplier les 2 chiffres ). C’est une méta information, par ces instructions ].

Cette méta communication peut être :

–          Verbale (« je plaisantais »).

–          Non verbale ( par le sourire, le cri ).

–          Définie par le contexte où s’effectue la communication ( entre soldats en uniformes ou sur la piste d’un cirque ).

Toute communication présente 2 aspects : le contenu et la relation, tels que le second englobe le premier et par suite est un méta-communication.

3  Ponctuation de la séquence des faits.

Une série de communication peut être considérée comme une séquence ininterrompue d’échanges. « Les partenaires introduisent dans ce que Bateson et Jackson on appelé « la ponctuation de la séquence des faits ». Dans une séquence, le sujet « stimule » un échange et le destinataire envoie une réponse. « Dans un long échange, les êtres humains ponctueront de fait les séquences de manière que l’un et l’autre paraîtra avoir l’initiative, ou la prééminence ou un statut de dépendance.

La nature d’une relation dépend de la ponctuation des séquences de communication entre les partenaires.

4  Communication digitale et communication analogique.

« Les unités fonctionnelles ( ou neurones) du système nerveux central reçoivent ce qu’on appelle des «  quantas » d’information qui excitent ou inhibent son excitation. On peut considérer ainsi que l’information transmise est digitale binaire.

A la différence du système neuro-végétatif qui communique en envoyant dans la circulation des quantités discrètes de substances spécifiques. Ce mode de communication est analogique. Certaines machines sont digitales ( ordinateur ), ou analogique ( système à dents crantés ).

Dans la communication on peut désigner les choses par des dessins, des images. Cette communication, par la ressemblance est analogique.

On peut aussi désigner les choses par des mots, de façon arbitraire ( le mot « chat » ne ressemble pas à un chat ). La communication analogique est tout ce qui n’est pas verbal.

L’homme est un des seuls organismes à utiliser ces 2 modes de communication.

La communication analogique est du domaine de la relation. « Bateson a montré que chez les animaux, les mouvements signalant une intention et les signes indicatifs de l’humeur étaient des communications analogiques par lesquelles ils désignaient la nature de leurs relations, au lieu de désigner par là des objets ». Exemple, si j’ouvre le réfrigérateur et que le chat vienne se frotter contre mes jambes en miaulant, cela ne veut pas dire «  je voudrais du lait », mais renvoie à une relation spécifique «  Sois une mère pour moi ». Parce qu’un tel comportement ne s’observe que chez les chatons envers les chats adultes, mais jamais entre deux animaux adultes.

« Inversement, les animaux ne comprennent pas nos mots, mais toute la richesse analogique dont s’accompagnent les paroles ». Cette communication semble plus archaique.

La communication digitale permet la logique. Mac Culloch et Pitts [ A logical calculus of the ideas immanent in nervous activity, 1943 ] ont montré que les 16 fonctions de vérité de calculs se représentent en combinant les opérations élémentaires « et », « ou », et « non ».

Dans la communication analogique, cela n’est pas possible. La valeur négative n’existe pas.

De fait, la complexité et l’abstraction du matériel digital sont beaucoup plus grandes que l’analogique. Difficile de représenter par une image un concept qui n’a pas de similitude, ressemblance avec le réel.

Les larmes peuvent être de joie ou de pleurs ; le sourire peut traduire la sympathie ou le mépris. Ces messages analogiques sont ambigus. La communication analogique ne possède pas de discriminants, indiquant en face de 2 sens contradictoires lequel il faut prendre. L’homme doit sans cesse traduire l’un dans l’autre.

Les êtres humains usent de 2 modes de communication : digital et analogique. Le langage digital possède une syntaxe logique très complexe et très commode, mais manque d’une sémantique appropriée à la relation. Par contre, le langage analogique possède bien la sémantique, mais non la syntaxe appropriée à une définition non équivoque de la nature des relations.

Les erreurs de communication, relatives aux axiomes de Watzlawick

Aux axiomes définis plus haut, par Paul Watzlawick, les erreurs de communications usuelles sont décrites, ici :

Il n’est pas possible de ne pas communiquer. Ces erreurs font référence aux déni, aux essais de ne pas vouloir communiquer.

Erreur de communication : si tu m’aimais tu aimerais l’ail : ces erreurs font référence à la superposition des messages contenu et relation.

Erreur de com’? la joie ou la tristesse de la larme : les problèmes de traductions entre communication analogique et digitale.

Erreur de com ? Personne ne m’aime : les problèmes de ponctuation des relations.

Apports de l’école Paolo Alto dans la communication des réseaux sociaux :

La communication sur les nouveaux supports numériques ( mail, réseaux sociaux comme Facebook ) n’utilise que la communication digitale. On lira l’article La communication sur les réseaux sociaux.