Communiquer sur les réseaux sociaux, communication digitale.

Communiquer sur les réseaux sociaux, communication digitale.

Qui ne s’est jamais trouver idiot de s’apercevoir que le message qu’on avait envoyé a totalement été incompris ?

Qui n’a jamais reçu un message, et de rage d’en vouloir au destinataire ; et s’apercevoir in fine qu’il y avait incompréhension manifeste ?

Qu’est ce qui permet au quotidien , « quand on se parle », d’éviter ces erreurs aussi grossières, dans notre façon de communiquer ?

Dans une communication verbale, l’échange entre interlocuteurs permet immédiatement de rectifier les non sens ou incompréhension . «  Ce que tu veux dire, c’est … ». Notre langage au quotidien est truffé de messages dits « méta linguistiques », c’est-à-dire qu’on analyse ce qu’on vient de dire. Elle ne s’adresse pas à des spécialistes de la linguistique, mais bien au quotidien.  Ces messages linguistiques  permettent  d’éviter les erreurs d’interprétations. Et de réduire ce qu’on appelle dans la théorie mathématique de l’information le « bruit ». [ Théorie mathématique de la communication ,de Shannon ]

D’autre part, la communication verbale se nourrit des deux niveaux de communication suivants :

–          La communication « digitale », c’est-à-dire le contenu du message.

–          Mais surtout , de la communication « analogique », c’est-à-dire tout ce qui dépasse le fond du message. Il s’agit essentiellement de ce qui « transpire » d’une relation de communication : une approbation par le geste, ou par la voix, une grimace. Sur un même mot, on peut y donner des dizaines de sens différents. On remarquera par exemple qu’au théâtre, un exercice fondamental est de donner à un même mot des significations différentes. Derrière la phrase «  tu es là ? », on peut par la voix ou le corps exprimer le mépris, l’amour, l’indifférence..

Ces deux niveaux de communication ont été formalisés par l’école de Paolo Alto, par Watzlawick. On lira une synthèse de « la logique de la communication ». Les axiomes y sont fondamentaux, et  paraissent triviaux aujourd’hui, mais ont considérablement fait évoluer la recherche sur la communication. Ces textes fondamentaux ont d’abord été écrits pour la recherche sur la psychiatrie, et d’aider à améliorer le sort des autistes, ou des problèmes de la psychologie.

La communication analogique est cruciale, car elle vient en réaction à la communication digitale. Cela ne date pas d’aujourd’hui, mais aujourd’hui, elle est toujours d’actualité ! Il s’agit d’une réaction à une communication « full » digitale  des nouvelles technologies, qui réduit la communication à un message véhiculé entre un émetteur et un destinataire, sans se soucier de la « relation ».

Communiquer autour d’une bière, plutôt que par des mots sur Facebook ?

L’immédiateté et l’échange récursif dans la conversation n’existe pas dans l’écrit. Mais que change alors la nouvelle donne des messages écrits sur le web ou par e-mail ? Les écrits épistolaires ont la même caractéristiques. Ils sont écrits, sans appréhender  la réaction du lecteur.

Ce qui différencie les messages écrits « classiques » ( une lettre par exemple ) des messages sur les nouveaux médias ( internet, email, réseaux sociaux ), c’est la brièveté de ces messages.  Si l’on reprend l’exemple de la lettre d’amour, ou de séparation, elle est écrite en plusieurs pages. La langue française permet la nuance, et surtout il est plus aisé d’exprimer ses sentiments ou un point de vue, sur plusieurs paragraphes circonstanciés.

L’usage des nouveaux modes de communication réduit les messages au minimum. Pour deux raisons : l’aspect immédiat, « temps réel » du message qu’on veut écrire. Et la technologie utilisée qui réduit l’expression à quelques mots ou quelques lignes. Twitter ne permet que 140 caractères, idem pour le SMS. MSN et facebook n’interdisent pas d’écrire des messages de 3200 mots, mais l’ergonomie pousse à envoyer des « bits » de messages.

Il n’est pas question de mettre en contradiction, ou de refuser ces nouvelles technologies.

On remarquera que l’usage des smileys permet aujourd’hui de nuancer les propos, et de donner ce caractère « analogique » de la relation. De montrer son émotion ( sourire, colère ). Ces smileys sont à proprement parlant des messages métalinguistiques, comme évoqués plus haut ; puisqu’ils permettent d’indiquer comment comprendre le message que l’on envoie.

En résumé, on notera que le propre de la communication est son caractère imprévisible. Une publication scientifique ne permet pas la mauvaise interprétation. Le succès de la communication est toujours fragile. Et c’est ce qui rend peut être le monde humain plus intéressant 🙂

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