Archives mensuelles : novembre 2010

Sociologie du Flash Mob

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Etude, impact, Sociologie du Flash Mob

Le Flash mob « traduit généralement par foule éclair ou mobilisation éclair, est le rassemblement d’un groupe de personnes dans un lieu public pour y effectuer des actions convenues d’avance, avant de se disperser rapidement. » [ Source Wikipedia ]

Il s’agit généralement aujourd’hui d’évènements créés par les réseaux sociaux, via internet.

–       Un erzatz ou un dépassement des   » happenings  »  :

L’origine de ces mobilisations « évènementielles » suit les « happenings »  de la culture, qui en place des expositions culturelles dans les musées, proposait des « performances ».

Un happening est en effet  une performance  ( représentation ) , considéré comme un art. Le mouvement Fluxus en est un exemple, né dans les années 1960. Une opportunité de bousculer l’ordre établi de la culture des musées par des incursions provocatrices.

Le happening ou le flash mob ont en commun ce même sens : le temps réel ; Leur caractéristique est qu’ils sont dans la présence, l’immédiateté.

Et l’évènement est précaire ; une fois terminé, il est oublié. A moins bien sûr qu’il ne soit filmé et propagé par la video. Aujourd’hui par internet, via You tube ou Daily Motion.

Ce retour à l’immédiat, dans l’instant ; Le flahs mob ( hormis les vidéos ) et les « happenings » sont sans mémoire. Ils ne résisteront pas à 10 ans de culture, à la différence de la culture picturale ou littéraire.

Cela renvoie à la médiologie, thème cher à Régis Debray. A la transmission. Que retenir de ces happenings ou flash mob ?

La différence essentielle entre le « Happening » et le Flash mob réside dans le caractère « artistique » ( l’Art avec un grand A ) des happenings, tandis que le Flash Mob est consensuel, et relie les hommes dans ce qu’ils partagent déjà en commun ( une chanson le plus souvent un « tube » ). Le « Happening » a pour vocation de provoquer et de remuer l’intellect ; le Flash Mob a pour vocation de réunir le maximum d’individus dans une farandole partagée et connue de tous.

–       La communion des sens :

Flash Mob Leroy Merlin

Le flash mob est une communion, par la danse ; généralement il est l’expression d’une foule en mouvement sur un rythme, une danse.

On retrouve dans les vidéos la communion, la fusion dans le mouvement des corps. Participer à un Flash Mob, c’est entrer dans la danse ( au propre comme au figuré ). C’est « entrer dans l’orchestre ». [ Entrer dans l’orchestre ] .

On se mélange . Ce n’est pas la réflexion qui prime, mais la communion.  Comme la communion dans un concert, ou devant un match de foot. C’est l’instinct qui guide, au grand bonheur de tous : se retrouver, et partager. L’aspect indiciel prime [ La clôture sémiotique, ou la séparation entre la soupe primitive de l’indice et la réflexion ].

–       Le Flash Mob ou partager l’entreprise aves ses collègues :

Il n’est pas besoin d’être dans la Génération Y, pour confondre vie professionnelle et personnelle.

L’institution et l’entreprise exigent de séparer vie personnelle et professionnelle. Cette séparation est d’ailleurs encadrée par la loi, qui interdit de mélanger la sphère privée de la sphère professionnelle ( notamment dans l’embauche, ou la vie quotidienne d’un salarié au sein de l’entreprise) . Participer aux Flash Mob c’est donner de soi , et justement mélanger vie personnelle et professionnelle :  mettre en évidence son envie de danser, savoir danser, sourire, partager ! Dans le monde de l’entreprise, le flash mob procède du volontariat, et en ce sens reste positif : partager avec ses collègues de cette communion que l’on ne retrouve pas forcément dans une vie professionnelle trop structurante au quotidien. Un moyen d’échapper à une vie d’entreprise aujourd’hui feutrée. Il y a 20 ans, le Flash Mob se faisait spontanément dans les bureaux, mais sans video.

Le Harlem Shake est une variante du flashmob : il réunit des individus, autour de la chanson Harlem Shake, sur une vidéo partagée sur internet.

–       La reconnaissance sur les réseaux sociaux :

Le flash mob n’existerait pas sans la visibilité sur internet. Dans le monde de l’entreprise, le flash mob, évènement très ponctuel, par rapport à l’investissement fourni, permet surtout de la visibilité sur internet.

Moyen de mettre en évidence la satisfaction des employés à participer à ce genre d’évènement.

Et en effet, en conclusion, chacun y trouve son compte. Une euphorie collective, participative, sur un air partagé. Un tube, une chanson.

Exemples de flash mob :

Dans le domaine de la revendication des droits, Flashmob de baisers homos, contre le Pape, à Barcelone : http://www.youtube.com/watch?v=-cT_jSgE-cg

A lire, pour approfondir  :

Régis Debray, ou le retour de l’immédiat

Entrer dans l’orchestre, logique d’une communication

La clôture sémiotique, ou ce qui sépare la danse ( l’indice et le corps ) de la réflexion

La culture et ma culture

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La réflexion de cet article est largement inspirée de la lecture du livre « La défaite de la pensée », d’Alain Finkielkraut.

La culture au sens large renvoie à une séparation avec la nature. Le propre de l’être humain, est de s’ »élever » .

Et garder au fond ce qui reste d’essentiel en soi .

Comme disait Edouard Herriot, la culture c’est ce qui reste quand on a tout oublié.

La vertu de la culture, c’est de se détacher des contingences matérielles, et se rapprocher de ce qui peut unir une communauté d’hommes. L’histoire du progrès, de Platon aux siècles des Lumières a été une longue explication du mieux vivre par une meilleure connaissance de ce qui nous unit. Et surtout de rechercher l’ »universel » de l’homme.

Les grandes tragédies du XXeme siècle , les 2 guerres mondiales et surtout la colonisation ont montré avec évidence qu’il n’y avait pas de culture « universelle ». Et ont nuancé ce « progrès humain ».

Une transmutation de « la » culture en « ma » culture s’est opérée, au moment de la décolonisation.

L’Europe, et la France, n’ont pas le monopole de ce qui réunit les hommes. L’ »universel « a ses limites, comme la langue de l’Esperanto par exemple qui n’a pas été un succès de rassemblement des hommes par une langue commune.

La culpabilisation au sortir de la colonisation était de laisser les peuples s’exprimer. Et vivre leur culture. Quitte à cautionner, par manque de vision, les régionalismes extrémistes d’aujourd’hui.

La femme en burka, est-ce une marque de culture ou de déni de la condition universelle ? Sur ce point, Albert Camus avait réfléchi, et immiscer l’idée que tant que l’inégalité entre les faits, et la réalité étaient expliqués et intégrés, rien ne pouvait être possible…

Une culture universelle ?

A contrario, Goethe exprime sa surprise de lire un roman chinois si proche de ce qu’il avait pu écrire. Il découvre que l’œuvre humaine dépasse le particularisme.

Mais partout dans le monde, la culture est d’abord sienne et concrète. Le Volksgeist, ou génie national. En ces temps de guerre économique, le « chacun pour soi » renvoie à un nationalisme salutaire. Mais de la culture ? ne divisons pas les hommes, il faut les réunir.

La culture, c’est le domaine ou s’exerce l’activité spirituelle et créatrice de l’homme.

Ma culture, c’est l’esprit du peuple ; j’appartiens et ma culture imprègne à la fois ma pensée la plus haute et les gestes les plus simples de mon existence quotidienne.

Herder. 1774 . [ une autre philosophie de l’histoire ] : Herder affirme que toutes les nations de la terre ont un mode d’être unique et irremplaçable. Rien ne transcende la pluralité des âmes collectives, toutes les valeurs supra nationales, qu’elles soient juridiques, esthétiques ou morales sont déchues de leur souverainneté.

Décontextualiser l’œuvre. L’œuvre est soumise à des normes idéales. Or ces normes naissent d’un milieu, d’une génèse.

Les Anciens étaient indifférents à la succession d’évènements dans le temps. Herder intègre dans la durée ce qu’on avait cru invariable.

Voltaire voit dans le temps la victoire de la raison sur la coutume et les préjugés. Le siècle des Lumières voit le temps continu comme une progression continue de la civilisation. Herder replace le relatif. Et comparer Socrate à Spinoza est absurde.

Le média instantané ou le média du sens ?

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Le média. L’origine du mot média est du latin, « medius », au milieu.

Le média est au milieu, intermédiaire entre la pensée, la raison, et l’Autre qui reçoit.

Le média est donc intermédiaire, soit  naturel ( l’oral, le langage ), soit  technique ( le livre, la télévision ).

L’écrit est le média le plus vieux après la parole ( « Au commencement était le Verbe « ), et à l’époque de l’antiquité grecque, ce « média » était déjà décrié.

Platon refusait d’écrire sa pensée, car elle lui semblait pervertie et déformée.

Ceci dit, l’écrit a permis de linéariser la pensée. Sans écrit, point de relecture, de revenir sur une réflexion.

L’écrit, et le média permettent le recul, la distance. De se détacher de l’humeur, l’émotion, de tout ce qui « parasite » la pensée.

Les études à l’école retiennent surtout la pensée froide des lois fondamentales, formalisées par des théorèmes. Mais elles oublient la sueur, la rage, les jalousies entre chercheurs, tel Kepler et Copernic par exemple.

La réflexion nécessite lenteur et détachement. Le film « In the mood of love » de Kong War Kai est par exemple une réussite esthétique en ce sens. Les sentiments, l’émotion des deux protagonistes sont filmés dans leurs mouvements au ralenti. Rendant plus fort l’émotion, mais aussi permettant au spectateur de « suivre », de « conscientiser » cette beauté humaine. Laisser suspendre le temps.

A contrario, les « nouveaux médias », comme la télévision, les réseaux sociaux, font fi du temps.

Tout est instantané. L’intermédiaire, « au milieu » de la production et de la réception du message n’existent plus.

Tout est instantané, et surtout, il n’y a plus d’intermédiaire.

« La transmission du message devient d’ailleurs plus importante que le message lui-même », comme le souligne Régis Debray. « le porteur de nouvelles est en lui-même la nouvelle ».

Plus de distance sur les faits, les informations  sont largement fournies en temps réel. Des milliers de dépêches de l’AFP par jour ne permettent plus de prendre le recul. Frustration journalistique. L’information est caduque le lendemain. L’information est par définition, formalisée par Shannon [ Théorie mathématique de l’information ], une mesure scientifique de la liberté de choix entre deux faits. Plus une chose est probable ( « le soleil est une planète du système solaire ») , plus l’information est nulle. Et inversement.

C’est  l’improbabilité qui définit l’information, et la substance des médias, sa richesse. Aussi, peut on réfléchir : les poèmes, la littérature, les peintures, bref, la culture sont largement probables et donc inintéressantes d’un point de vue médiatique.

La question des médias n’est donc pas de savoir s’ils sont utiles ( ils le sont ), mauvais ( voir la référence aux « apocalyptiques » du monde moderne ), mais de s’interroger en permanence s’ils donnent du sens, et s’ils jouent leur rôle fondamental d’ »intermédiaire » entre la pensée jouissive de l’être humain et notre monde.

Cela ne signifie pas refuser l’émotion, la fusion de nos sens, et l’immédiateté, mais de les mettre dans leur fonction originelle : les sentir pour mieux les apprivoiser.

Cours de médiologie générale, ou le retour de l’immédiat. Régis Debray

Points de repère

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Cours de Médiologie générale, Régis Debray 1991

Régis Debray, outre qu’il ait « combattu » en Amérique latine auprès de Che Guevara,  et que j’ai eu la chance de le rencontrer dans un aéroport en Irlance ( grand moment), il a ouvert la voix à la Médiologie, comme l’étude de la transmission de la Pensée.

[ on lira une étude scientifique américaine de l’impact de la technologie, internet, sur notre pensée : Etude Parvin ]

Le cours de Médiologie générale, bien qu’écrit en 1991 est encore  d’actualité, 20 ans après.

Ici est étudié le dernier chapitre, 12ème leçon , la loi des 3 états.

Le grand retour de l’immédiat.

L’époque voit rejaillir l’oralité, la fusion immédiate avec le corps, l’émotion. La chanson, dématérialisée sous le walkman, supplante la poésie, qui devient rhétorique et illisible. Dans le domaine de l’art, les tableaux picturaux sont décrochés au profit des « happenings », l’évènementiel. Fête de la musique. La communion, l’effusion dans l’instant.

Sérieux renversement de l’épopée de la Raison, la raison était émancipatrice, passer de l’immédiat au construire, «  comme le lent dégagement des apparences vers les lois, car la raison des choses ne traîne pas parmi les choses, au milieu des bruits et des couleurs. C’est la défaite du maître républicain qui nous disait « Séparez, distinguez, détachez vous. Faites abstraction. Prenez vos distances par rapport à votre culture, cette masse de préjugés qui vous collent à la peau ».

Toutes les réformes contemporaines de l’école visent à subordonner l’écrit à l’oral. Car l’écrit est artificiel, l’oral naturel. Cela est démocratique ( « la dictée est un acte répressif »), et les enfants défavorisés maitriseront plus facilement un français parlé qu’un français écrit.

« Ne dites plus « instruction publique », dites « activités d’éveil, dialogue, échange » ». « N’écrivez plus, jeunes gens, ne lisez plus des œuvres, branchez vous tout de suite, écoutez les informations, regardez vos écrans, éclatez vous sans tarder. Moins vous laisserez de traces, plus vous serez libres. ».

Dans l’oralité, « l’émetteur tourne autour du récepteur, alors que dans l’écrit, le récepteur tourne autour de l’émetteur. L’auditoire satellise l’émetteur. Dans l’autre, le message solaire satellise son lectorat. C’est dire que l’oralité recèle techniquement une fatalité tribale et démagogique, une pente à la facilité et à la complaisance. » Les émissions telles « L’heure de vérité », comme des jeux du cirque du Logos. Super sophisme.

« La ligne Chair  aboutit à la Démocratie, mosaique chaude et colorée de micro-milieux communautaires bouillonnant au jour le jour.

La ligne Verbe aboutit à la République, entité historique des lois, des livres, et de l’interprétation, antipathique à l’immédiat. »

De ce cours, Régis Debray définit la loi des 3 états : logosphère, graphosphère, videosphère.

Le tableau suivant les  résume :

Ecriture( logosphère ) Imprimerie( graphoshère ) Audiovisuel( videosphère )
Milieu stratégique ( projection de puissance ) La terre La mer L’espace
Idéal de groupe L’UN ( Cité, empire, royaume ) Absolutisme TOUS  ( Nation, Peuple, Etat ) nationalisme et totalitarisme CHACUN ( population, société, monde ) Individualisme et anomie
Figure du temps ( et vecteur ) CERCLE( éternel,  répétition, ) Archéocentré LIGNE( histoire, progrès ) Futurocentré POINT( actualité, évènement ) Autocentré : culte du présent
Age canonique L’ANCIEN L’ADULTE LE JEUNE
Paradigme d’attraction MYTHOS( mystères, dogmes, épopées ) LOGOS( utopies, systèmes, programmes ) IMAGO( affects et fantasmes )
Organon symbolique RELIGIONS( théologie ) SYSTEMES( idéologies ) MODELES( iconologie )
Classe spirituelle ( détentrice du sacré social ) EGLISEsacro saint : le dogme INTELLIGENTSIAlaique ( professeurs et docteurs ).

Sacro saint : la connaissance

MEDIAS( diffuseurs et producteurs ).

Sacro saint : l’information

Référent légitime LE DIVIN( il le faut, c’est sacré ) L’IDEAL( il le faut, c’est vrai ) LE PERFORMANT( il le faut, ça marche )
Moteur d’obédience LA FOI LA LOI L’OPINION
Moyen normal d’influence LA PREDICATION LA PUBLICATION L’APPARITION
Statut de l’individu SUJET( à commander ) CITOYEN( à convaincre ) CONSOMMATEUR( à séduire )
Mythe d’identification LE SAINT LE HEROS LA STAR
Dicton d’autorité personnelle Dieu me l’a dit Je l’ai lu dans le livre Je l’ai vu à la télé
Régime d’autorité symbolique L’invisible Le lisible Le visible
Centre de gravité subjectif L’AME LA CONSCIENCE LE CORPS

La condition humaine en Tweet

« Je suis sûr de moi. L’#homme est un mystère.

Il faut l’élucider et si tu passes ta vie entière à cela, ne dis pas que tu as perdu ton temps ;

je m’occupe du mystère car je veux être un homme ».

Dostoievski. Lettre à son frère Mikhail. Condition_humaine_dostovieski

Albert Camus.

Je réserve ici quelques citations d’Albert Camus, car c’est cet auteur qui m’a le plus inspiré dans mon quotidien, et mon rapport à la condition humaine.

  • De son origine modeste ( famille pauvre en Algérie ).
  • Son amour de la littérature, qui lui a permis grâce à son professeur de progresser et de sortir de sa condition.
  • Son humilité et sa condition de rester dans le monde réel, a contrario des intellectuels Français comme Sartre.

« A cette heure où chacun d’entre nous doit tendre l’arc pour refaire ses preuves, conquérir, dans, et contre l’histoire, ce qu’il possède déjà, la maigre moisson de ses champs, le bref amour de cette terre, à l’heure où enfin un homme, il faut laisser l’époque et ses fureurs d’adolescentes. L’arc se tord, le bois crie. Au somment de la plus haute tension va jaillir l’élan d’une droite flèche, du trait le plus dur et le plus libre  »

[ l’homme révolté ]

« Jeune, je demandais aux êtres plus qu’ils ne pouvaient donner : une amitié continuelle, une émotion permanente. Je sais leur demander maintenant moins qu’ils peuvent donner : une compagnie sans phrases. Et leurs émotions, leurs gestes nobles gardent à mes yeux leur valeur entière de miracle : un entier effet de la grâce » .

Albert Camus. Le Premier homme.

« Je continue à croire que ce monde n’a pas de sens supérieur. Mais je sais que quelque chose en lui a du sens et c’est l’homme, parce qu’il est le seul être à exiger d’en avoir ». #AlbertCamus

« La pensée approximative est seule génératrice de réel ». #Albert Camus.

« Il n’y a pas d’amour de vivre sans désespoir de vivre ». #AlbertCamus [ l’envers et l’endroit ]

« L’homme n’est rien de lui-même. Il n’est qu’une chance infinie. Mais il est le responsable infinie de cette chance ». #AlbertCamus [ Carnets II ].

« Mes 10 mots préférés ; le monde, la douleur, la terre, la mère, les hommes, le désert, l’honneur, la misère, l’été, la mer ». #AlbertCamus [ Carnets III ]

« Qu’est-ce que le bonheur sinon le simple accord entre un homme et l’existence qu’il mène ? » #AlbertCamus [ Noces ]

« Ce que nous faisons n’apportera peut-être pas toujours du bonheur, mais si nous ne faisons rien, il n’y aura pas de bonheur ». Albert Camus toujours  ! » #AlbertCamus

Les autres auteurs

« S’il n’y a pas d’être humain, il n’y a pas non plus de beauté. Ce sont les choses humaines qui font que la vie vaut d’être vécue. Je hais la beauté d’un coucher de soleil, j’aime la douleur des êtres humains ». Jan Lauwers

« Dieu me pardonnera, c’est son métier » ( « God will pardon me, that’s his job » ). #Heinrich Heine

« Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve ». #Friedrich Hölderlin

« Les meilleurs penseurs sont ceux qui pensent contre eux-mêmes ». #Régis Debray

 » Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté « . Alain

« Celui qui ne bouge pas ne sent pas ses chaînes » Rosa Luxemburg

« La vie est un défi. Fais-lui face » Mère Térésa

« Le monde entier est un théâtre, et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs. Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles. » #William Shakespeare #CommeIlVousPlaira.

« Soyez bons, ne cherchez pas à être le meilleur ». #Michel Serres

 » L’homme n’a que 2 occupations : forniquer et  lire les journaux ». #AlbertCamus

« Le mot d’esprit [ ou la blague ] est une « allusion » à une insulte non dite qui en constitue l’arrière plan. » #Freud.

« Tout le monde savait que c’était impossible. Et un jour quelqu’un est arrivé, et ne savait pas. Et il l’a fait ». #Churchill.

« Je ne suis rien, je le sais, mais je compose mon rien avec un petit morceau de tout » #VictorHugo

« Le Moyen-âge est notre enfance, à laquelle il faut toujours revenir pour faire une anamnèse «  #UmbertoEco

« Qu’est-ce que la vie sinon l’ombre d’un rêve éphémère ? » #UmbertoEco

« Donner un verre d’eau en échange d’un verre d’eau n’est rien. La vraie grandeur consiste à rendre le bien pour le mal ». #Ganghi

« les limites de ma langue sont les limites de mon monde » #Ludwig Wittgenstein

« la confiance se gagne en gouttes, et se perd en litres » #JeanPaulSartre

« y a-t-il rien de plus parfumé, de plus pétillant que le possible ? » #kierkegaard.

 » La viec’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre » #Einstein

​ »Jouis et fais jouir sans faire de mal à toi ni à personne , voilà toute la morale ». #NicolasDeChamfort

« Si tu ne saisis pas le petit grain de folie chez quelqu’un, tu ne peux pas l’aimer ». #GillesDeleuze

« La meilleure façon de réaliser ses rêves est de se réveiller » #PaulValery

« Je ne perds jamais de vue que le seul fait d’exister est une chance » #KatherineHepburn

« T’es pas tout neuf, mais pas si vieux. Non, t’es flambant neuf ! » #Zazie.

« Celui qui a un pourquoi qui lui tient de but, de finalité, peut ivre avec n’importe quel comment ». #Nietsche
« ce qui ne m’anéantit pas me rend plus fort. » #Nietsche