La culture et ma culture

Points de repère

Plus loin

La réflexion de cet article est largement inspirée de la lecture du livre « La défaite de la pensée », d’Alain Finkielkraut.

La culture au sens large renvoie à une séparation avec la nature. Le propre de l’être humain, est de s’ »élever » .

Et garder au fond ce qui reste d’essentiel en soi .

Comme disait Edouard Herriot, la culture c’est ce qui reste quand on a tout oublié.

La vertu de la culture, c’est de se détacher des contingences matérielles, et se rapprocher de ce qui peut unir une communauté d’hommes. L’histoire du progrès, de Platon aux siècles des Lumières a été une longue explication du mieux vivre par une meilleure connaissance de ce qui nous unit. Et surtout de rechercher l’ »universel » de l’homme.

Les grandes tragédies du XXeme siècle , les 2 guerres mondiales et surtout la colonisation ont montré avec évidence qu’il n’y avait pas de culture « universelle ». Et ont nuancé ce « progrès humain ».

Une transmutation de « la » culture en « ma » culture s’est opérée, au moment de la décolonisation.

L’Europe, et la France, n’ont pas le monopole de ce qui réunit les hommes. L’ »universel « a ses limites, comme la langue de l’Esperanto par exemple qui n’a pas été un succès de rassemblement des hommes par une langue commune.

La culpabilisation au sortir de la colonisation était de laisser les peuples s’exprimer. Et vivre leur culture. Quitte à cautionner, par manque de vision, les régionalismes extrémistes d’aujourd’hui.

La femme en burka, est-ce une marque de culture ou de déni de la condition universelle ? Sur ce point, Albert Camus avait réfléchi, et immiscer l’idée que tant que l’inégalité entre les faits, et la réalité étaient expliqués et intégrés, rien ne pouvait être possible…

Une culture universelle ?

A contrario, Goethe exprime sa surprise de lire un roman chinois si proche de ce qu’il avait pu écrire. Il découvre que l’œuvre humaine dépasse le particularisme.

Mais partout dans le monde, la culture est d’abord sienne et concrète. Le Volksgeist, ou génie national. En ces temps de guerre économique, le « chacun pour soi » renvoie à un nationalisme salutaire. Mais de la culture ? ne divisons pas les hommes, il faut les réunir.

La culture, c’est le domaine ou s’exerce l’activité spirituelle et créatrice de l’homme.

Ma culture, c’est l’esprit du peuple ; j’appartiens et ma culture imprègne à la fois ma pensée la plus haute et les gestes les plus simples de mon existence quotidienne.

Herder. 1774 . [ une autre philosophie de l’histoire ] : Herder affirme que toutes les nations de la terre ont un mode d’être unique et irremplaçable. Rien ne transcende la pluralité des âmes collectives, toutes les valeurs supra nationales, qu’elles soient juridiques, esthétiques ou morales sont déchues de leur souverainneté.

Décontextualiser l’œuvre. L’œuvre est soumise à des normes idéales. Or ces normes naissent d’un milieu, d’une génèse.

Les Anciens étaient indifférents à la succession d’évènements dans le temps. Herder intègre dans la durée ce qu’on avait cru invariable.

Voltaire voit dans le temps la victoire de la raison sur la coutume et les préjugés. Le siècle des Lumières voit le temps continu comme une progression continue de la civilisation. Herder replace le relatif. Et comparer Socrate à Spinoza est absurde.

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Classé dans Condition humaine, Mes propres textes, Plus loin

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