Guide des réseaux sociaux, sans buzz, sans Génération Y

 

Les sciences de l’information et de la communication s’intéressent à tout objet « médiatique », dans le sens où il est un intermédiaire dans les relations de communication entre les hommes. Le média, est le « milieu », l’intermédiaire, entre la parole et l’écoute des hommes. Dans l’antiquité, on s’en méfiait. Aujourd’hui, on le bienfait.

C’est quoi communiquer, et comment communiquer ?

La communication, avant internet ?

Vaste sujet, toujours délicat, car la communication n’est jamais parfaite. Même nos grands politiciens ont besoin de leurs gourous, conseillers en communication. Et encore, se trompent.

S’intéresser à aujourd’hui aux réseaux sociaux, et à internet, c’est aussi s’intéresser au passé, non par passéisme, mais remettre en évidence les faits d’aujourd’hui, dans l’empreinte du temps, et des évolutions de nos technologies.

On remarquera que les réseaux comme Twitter, ou comme scoop it, qui commentent, ou renvoient vers des sites intéressants sur internet, sont une nouvelle forme de ce qu’on connaissait depuis des décennies : une sélection d’articles comme  dans le « Reader Digest », qui était sélection d’articles sur papier glacé. Aujourd’hui, on y met de nouveaux termes ( la « curation » ), mais les concepts sont les mêmes. Ils ont juste changé de forme, de média.

Rien n’a changé, mais tout a changé, car l’appropriation immédiate et généralisée de ces nouveaux médias bouscule nos valeurs traditionnelles, plutôt soumises au temps.

Les réseaux sociaux, out !

Le temps est si court, on encense les réseaux sociaux, mais  déjà on y voit des détracteurs, y compris dans les nouvelles générations. [ on lira l’article du Monde : Je n’ai plus de smartphone, j’ai tué mon compte Facebook et je revis ]

La surenchère du web touche essentiellement  les jeunes. Les générations plus agées ont un rapport plus pragmatique avec le web, même si elles ne le maitrisent pas forcément.   Ma mère est sur Facebook, m’envoie des mails tous les jours, et se connecte sur Skype. [ elle ne différencie aucun de ces concepts, mais a compris l’essentiel, être en contact avec son fils 🙂 ].

Ne pas être présent sur les réseaux sociaux, pour la génération y,  est un handicap.

Mais comment pour un jeune non « connecté » aux activités sociales des réseaux sociaux peut il survivre ?

Etre connecté avec ses copains, c’est réaliser qu’on n’ a pas 50 amis sur Facebook, et pire, on n’a pas une activité débordante. Car la vie de l’adolescent est souvent synonyme d’ennui que d’épanouissement social. Face à l’obésité de l’information, au « trop plein », le Fomo, ou Fear of Missing Out définit déjà cette frustration de ne pas être à l’hauteur de. L’adolescent  a déjà la sensation de ne pas être « intégré dans l’orchestre ». Les réseaux sociaux peuvent l’achever. Vive la génération Y ! On lira donc : Le blues des adolescents ou le Fomo.

La défiance auprès des réseaux sociaux n’est pas qu’un phénomène d’intellectuels, d’apocalyptiques [comme on les nomme dans les sciences de l’information ]. Elle a une réalité concrète, par l’usage.

Beaucoup dèja ont tourné la page. Quitte à décevoir les opérations marketings revendiquant le « tout réseau social ».

Les réseaux sociaux, un Tweet, un Dollar : une réalité économique.

Se détourner ou réfléchir aux réseaux sociaux est plutôt sain. Prendre du recul.L’ apologie de la communauté virtuelle globale est aujourd’hui  essentiellement la panacée de quelques grosses entreprises économiques.

Autant Wikipedia a révolutionné le Web, dans la façon de partager, autant Twitter, Google et Facebook imposent un modèle essentiellement économique.

Les grandes puissances, l’Europe et les Etats Unis ( ne parlons pas de la Chine et de la Russie qui imposent la censure consentante de l’internet ) n’ont que l’objectif de réguler ( face aux menaces terroristes ? ) et de promouvoir l’économie virtuelle prolifique . Que twitterait Albert Camus ? Que Twitterait Socrate ? Silence.

Le eG8 regroupant à Paris, par exemple, en mai 2011 , les grands mentors de l’internet a surtout réuni les modèles économiques du web. Le ticket d’entrée à ces débats  frolait les centaines de milliers de dollars. Autant dire que seuls les grands acteurs « économiques » étaient présents. La régulation du web par Facebook, Twitter, Google résume la connivence d’un monde numérique qui nous échappe. Et sur lequel, il faut réfléchir, ici et maintenant. [ objet de ce blog ].

L’usage des réseaux sociaux, démocratique, est en effet dual. On propulse souvent le consommateur comme le seul décideur de ce qui marche, ou pas. De ce qui va vivre ou pas. [ mythe de l’usage, de l’atawad ]. C’est souvent le cas. Les grandes innovations ont parfois fait « flop »  car elles n’ont pas rencontré leur public.

Cependant, le deuxième pendant de l’usage, c’est la force économique. En France, par exemple, le minitel a largement été sponsorisé et propulsé par une équation de l’Etat, et de la Poste, pour réduire les coûts de distributions des annuaires papiers. A se souvenir que les usages numériques sont largement propulsés par des modèles économiques. En  2015 on promet l’avènement des tablettes et smartphones devant les ordinateurs PC classsiques. What for ?

La médiologie, en toute neutralité et sincérité.

Face à ces défis technologiques, humains, sociétales, et communicationnels, restons vigilants. Et à nous de décrypter ce monde foisonnant et fabuleux.

C’est la raison pour laquelle, en haut de ce blog , la rubrique  » Réseaux Sociaux » prend sa place, dans le décryptage des médias.

A vivre, à suivre, à revenir, à réfléchir.

Let’s click, comme on dit maintenant :

Réseaux sociaux.

Et buzz sur Twitter.

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Classé dans Billet, Communication, Histoire science de l'information et de la communication, Mes propres textes, Point de repère, Usage internet

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