La vie d’un Product Owner Scrum. Kesako ?

J’ai découvert la vie d’un  product Owner scrum. Kesako ?

 

Le monde cartésien s’écroule. La pensée maître, et chérie par nos instructions traditionnelles que sont l’école, la politique n’est plus.

Changer de siècle et de paradigme, c’est maintenant. Je vous explique !

Mon mentor, Régis Debray , médiologue, écrivain, homme de l’ombre de Mitterrand, et compagnon d’arme de Che Guevara , que j’ai eu la chance de croiser en allant en Irlande , avait déjà tout compris : en 1990, il y a 28 ans ! Ici.

Le monde institutionnel , hiérarchique, qui pose sur le mot, le verbe, la rationalité est mort.

Les principes appris à l’école de thèse, antithèse synthèse sont d’un autre temps.

L’accélération du temps, notamment pousse par le numérique. L’immédiateté. Donc le rapport au snack, au truc tout de suite a digérer.

Ne soyons pas d’un autre temps. Et le nouveau temps optimiste, subtil et ancré dans notre monde existe.

Je l’ai expérimenté avec un concept, le scrum…

Qu’on appelle l’approche agile scrum.

Je me suis formé et je suis fier d’ailleurs d’être certifié comme 146 000 personnes dans le monde.. C’est mon petit kiff que je partage :).

 

Scrum, Kesako ?

Petit détour par mon métier en essayant de rendre cela lisible, car cela vous parlera…

vous trouverez les mêmes habitudes, erreurs, changements à opérer…

Pour développer une application informatique, bref, une application que vous utilisez personnellement sur votre ordinateur, smartphone ou en entreprise, il faut écrire sur un beau papier ce qu’on veut faire.

Avant que les informaticiens fassent du coding, du développement informatique .

Qui consiste à traduire un cahier des charges avec un langage compris par l’ordinateur…

Historiquement, le coût de développement était énorme, et il ne fallait pas se tromper. Écrire ce qu’on s’imagine dans la tête, retranscrit sur papier pour être donné aux informaticiens était long. Il ne fallait pas se tromper dans la formulation.

Et surtout il fallait mettre sur papier tout ce qu’on voulait.

Dans la vie au quotidien, c’est comme écrire son programme des vacances à la virgule près. Et ne pas se tromper, faute de quoi, les vacances peuvent se transformer en cauchemar…

C’est ce qu’on appelle un cycle en V. C’est à dire qu’en haut du V à gauche du v, En haut, on exprime ce qu’on veut. Les développeurs informaticiens composent le programme. ( le programme vacances si vous voulez ) et au bout de 6 mois, à droite du V, c’est le résultat.

Avec surprise… au bout de 6 mois, il y a eu interprétation. Le besoin a changé. ( j’ai grossi je n’ai plus envie d’aller à la plage , pour faire un parallèle avec les vacances ).

Bref temps perdu, frustration .

Et dans un monde qui bouge, on ne peut plus se contenter d’une approche à 6 mois. Il faut plutôt lancer les choses, les tester, et apprendre de ses erreurs.

C’est là où l’approche Scrum permet de résoudre ces problématiques.

 

L’approche Scrum.

Mon mentor du scrum s’appelle Guillaume, comme moi. Guillaume Lerouge.

Le scrum est une nouvelle approche . Pas si récente , elle date de 1995.

Elle est l’approche utilisée par beaucoup de stars up, ou de grandes entreprises du digital comme Spotify .

Guillaume gérait des projets de manière traditionnelle comme évoqué ci dessus.

Sauf qu’il appliquait déjà des principes novateurs.

Novateurs, pas tant que cela dans le monde des sciences de l’information et de la communication, mais dans l’entreprise. Qui a toujours un train de retard.

Les principes du Scrum et leur histoire :

Je m’attarderai ici sur quelques principes du scrum, et les mettre en parallèle avec leurs fondements.

 

Le principe de maximiser la valeur, par le feed-back.

Un des principes fondamentaux du scrum est de fournir au client, à l’utilisateur final quelque chose qui lui sert. Qui lui est utile, efficace.

C’est pourquoi pour comprendre ce qu’on fait a de la valeur, il faut au plus vite mettre son produit, son application dans les mains de l’utilisateur. Et de récupérer son feed-back, son retour pour comprendre si on a réussi !

Ainsi, on considère qu’on fait des cycles courts, jusqu’à un mois maximum pour fournir un produit.

 

Ce principe rejoint le modèle de la rétroaction :

les résultats ( output ) de ce qu’on a produit sont des inputs pour alimenter le travail à fournir ensuite.

Le principe de la rétroaction a été formalisé notamment par Wiener. Et elle a un nom : la cybernétique.

Cybernétique, qui vient de gouvernail. A lire ici : la cybernétique.

 

Effectivement, pour se diriger, on utilise le gouvernail pour ajuster la direction du bateau, en visualisant l’avancée du bateau.

C’est l’exemple du canon qu’on règle au fur à mesure en voyant le résultat des premiers lancers de boulets.

Une boucle rétroactive salvatrice.

Le travail de l’équipe scrum, et notamment du Product Owner est de s’assurer de prendre en compte la valeur fournie à l’utilisateur final.

C’est l’amélioration continue. Par exemple, la rétrospective est un rituel régulier qui permet à toute l’équipe de s’exprimer sur ce qui a marché, ce qui doit être amélioré. Le fait de ritualiser ce moment permet de ne pas le mettre de côté.

Chose que l’on fait habituellement dans les approches classiques, avec les fameux « bilans de projet ». Qui est un livrable, un document qui ne sert à personne, et peu lu ou exploité !

Ici, le rituel permet de définir des axes d’améliorations à appliquer dès les prochains « sprints » ( ou phase de développement du produit ).

Le principe de l’auto-organisation.

L’équipe Scrum ne suit pas les schémas habituels des hiérarchies managériales. Il n’y a pas de « patron ».

A tort, on pense que le scrum master est celui qui serait responsable de l’équipe. Ce n’est pas le cas : le scrum master est là pour faciliter les échanges, retirer les difficultés éventuelles et protéger avec bienveillance l’équipe scrum.

C’est l’équipe qui doit trouver la meilleure organisation pour travailler. Et à elle seule de décider.

L’auto-organisation est un concept qui a créé notre planète, la nature, et notre monde humain.

C’est Edgar Morin qui a longuement expliqué chaque moment de notre histoire ( de la création de la terre, de la nature, des espèces animales, de la vie, et de la société humain ) comme une création successive de complexité, auto-organisée.

 

La pensée complexe se réfère à l’étymologie du mot « complexus » : « ce qui est tissé ensemble ».

Appréhender le réel c’est d’entrecroiser les domaines, d’entrelacer les connaissances.

Edgar Morin nous apprend par sa Méthode à reprendre « par le bas » chacun des sujets de connaissance plutôt que « par le haut ».

A lire ici : Edgar Morin, ou la pensée complexe.

Il n’y a pas de concept absolu qui explique tout, mais plutôt une superposition, par strates, de concepts qui s’entremêlent.

Le modèle hiérarchique n’est pas ce qui crée.

C’est bien l’interaction entre les individus qui enrichie le travail de l’équipe.

Le terme scrum qu’on traduit par « mêlée » illustre bien la philosophie de travail ensemble, dans la mêlée, comme au rugby. On est ensemble, on souffre, on travaille avec ses tripes, son cerveau et son coeur.

Un principe du scrum :

« l’intéraction entre les individus plutôt que de suivre des process »

La citation illustre bien la philosophie de l’approche scrum.

 

La transparence.

La transparence est un concept clé de l’approche scrum :

Pour que chacun connaisse le travail de l’autre, les avancées, les difficultés, l’équipe est transparente.

D’abord, un daily meeting, un échange quotidien permet à l’équipe des développeurs de parler aux autres de ce qu’ils ont fait la veille. Ce qu’ils feront dans la journée. Remonter quelques difficultés.

C’est l’occasion à ce moment aussi de donner son état d’humeur ! Je suis fatigué, je suis content, je suis motivé.

Cette approche humaine rejoint totalement les principes de la communication chère à l’école Palo Alto.

Qui considère l’importance de la communication non verbale, et de communiquer ( « on ne peut pas ne pas communiquer » ).

La documentation et la communication formelle est plutôt bannie.

La création de rituels ( le « daily meeting », la « sprint review » , la « retrospective » ) est un moyen aussi de rassembler une communauté d’homme. Dans un moment de partage, et de transparence.

La transparence est ici salvatrice, car elle permet de lever perpétuellement les alertes, les difficultés.

Dans un monde de l’entreprise qui a souffert du « silence » feutré où tout va bien, et où on s’aperçoit trop tard qu’il y avait le feu dans la maison !

 

Voir également le story telling, une autre approche née de la crise des subprimes aux Etats Unis pour rendre la transparence dans les organisationsv : le story telling.

 

Oser et changer.

Ce qui est novateur c’est que toutes les composantes des sic ( sciences de l’information et de la communication ) et de l’exilé Palo alto sur la psychologie moderne sont prises en compte .

 

Changer de paradigmes, bousculer ses principes

À mon sens cette approche novatrice est intéressante.

La scrum attitude ne doit pas être focalisée juste sur des process informatiques.

C’est une règle de vie, en reprenant chacun le sens !

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Classé dans Nouveaux usages du 21ème siècle, Transformation digitale

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