Tu veux quoi comme cadeau de Noël ?

hysterie_fascination_chaussures_femmesLe choix des cadeaux est toujours compliqué. A la moue de son compagnon, on s’attend au pire : « je ne sais pas ».

Résultat ? Au moment de déballer le cadeau choisi, la grande déception ! Exiger et comprendre les désirs et motivations de l’autre. C’est le b-a-ba d’un projet réussi. Aussi soit il simple ! A lire ici !

Comprendre l’Autre, so easy ?

Rien d’étonnant que le cadeau qu’on choisit à la place de l’autre soit souvent déceptif.

A moins de bien connaître l’autre, la mission est vite impossible. Et même en connaissant l’autre… on est pas à sa place.

Pour comprendre l’autre, vous le savez, il n’existe pas de notice. Déjà avec une notice pour un appareil ménager comme une machine à laver, c’est compliquer de comprendre. Et de la faire marcher.

Alors la machine humaine est bien plus complexe.. S’il fallait une notice, elle serait composé de 3 tomes de livres détaillés.

Et encore, même en ayant la notice, l’être humain change en permanence. La notice est toujours caduque.

Le réflexe naturel, puisque on n’a pas la notice, est de considérer que l’autre pense et réagit comme nous.

Voilà comment on en arrive à penser que le cadeau qu’on va faire va plaire.. Grossière erreur !

Il faut donc toujours poser la question. Qu’attends tu de moi ? Qu’est-ce qui te motive ?

Rechercher la motivation des salariés. Toujours !

langage-communication-cravateL’exemple du cadeau de Noel est assez anodectique, dans notre vie quotidienne, et professionnelle. Même si cela peut peser dans l’ambiance de cette jolie soirée de Noel !

Dans un projet collaboratif, où il faut faire travailler ensemble les gens, on a bien en tête le résultat du projet.

Mais on ne se pose pas la question de la motivation de chacun. Qu’est ce que tu attends du projet, qu’as tu envie ?

Ne pas poser la question, c’est comme ne pas savoir quoi offrir à son compagnon. On pense à la place de… :

Mon collègue sera content, il aime ce genre de projets. L’autre travaillera avec Julie qu’il apprécie…

Mais ces suppositions sont terribles, car ou par chance elles sont exactes. ( hum… vous ne savez déjà pas deviner ce qui fera plaisir à votre conjoint, alors vos collègues ! ),  ou elles ne correspondent pas à ce que l’Autre souhaite. De là la frustration.

Car si votre collègue vous indique ce qu’il souhaite, et que cela ne se réalise pas, ou ne pouvez pas répondre à sa volonté, il ne sera pas content. Mais vous le saurez, et tenter au moins de lui expliquer.

Par contre, lorsque vous ne savez ce qui se traîne dans les motivations d’un salarié, il y a peu de chances que vous lui donniez ce qu’il souhaite ( l’exemple du cadeau de Noel ). Mais pire, comme il n’a pas pu dire ce qu’il aimait ( et que vous auriez pu peut être réaliser facilement ), il y a un sentiment de frustration. Il n’a pas osé dire ce qu’il souhaitait. C’est pire qu’un refus.

Ne pas parler, ne pas demander. Ou comment entrer dans l’échec sans difficulté.

Se mettre à la place de l’autre ( à ne pas confondre avec l’empathie, qui est de comprendre les émotions, et la perception des choses de l’Autre ) est souvent une erreur, qui mène à la débâcle humaine !

Même si on pense savoir, la bonne technique est toujours de se le faire confirmer. Avoir le feed-back.

Il s’agit souvent de méta-communication, c’est à dire de parler de ce dont on parle, pour ne pas rester dans une communication maladroite, ou pas assez claire pleine de sous-entendus, de non-dits.

A la lecture de ces mots, vous penserez cela évident.

Pourtant, les relations deviennent souvent compliquées parce qu’on n’a pas pris le temps de régulièrement échanger, et comprendre les motivations de l’autre. En entreprise, effectivement, nous n’avons pas toujours le temps de faire cet effort de questionnement.

Parfois cela paraît étrange, car demander à un collègue ce qu’il souhaite, ce qu’il anime n’est pas dans sa mission. Cela se passe souvent dans les relations « transverses » où on travaille avec un collègue dont on n’est pas le responsable/le chef. Parler de motivation est souvent considéré comme étant du ressort du « manager ».

L’effet marteau.

bricolage-marteau-communication-voisinA vouloir garder pour soi ce qui rythme la vie et la pensée de l’autre aboutit donc toujours à la grande découverte. A la fin. Quand on reçoit son cadeau, quand on a travaillé 3 mois avec son collègue pour s’entendre dire « c’est pas ça que je voulais« , ou « je ne voyais pas cela du tout comme ça » !

C’est l’effet du marteau que Paul Watzlawick a superbement raconté avec humour dans son petit recueil « Faîtes vous même votre malheur ».

Le personnage souhaite demander à son voisin de lui prêter un marteau. Mais il pense qu’il est assez froid, car souvent il ne dit pas bonjour quand il le croise. En plus, il sait que son voisin est bricoleur, donc qu’il a certainement un marteau. Mais qu’il préfère le prêter pour une voisine qu’un voisin, car il sourit toujours à la voisine, il s’habille élégamment, etc… En imaginant la façon dont fonctionne son voisin, le personnage finit par taper à la porte du voisin et lui crier « Garde le ton marteau, gros con ! ».

Fantasmer sur ce que l’autre est, pense… 

La boucle est bouclée.

Voilà pourquoi poser clairement les motivations de l’Autre, de reformuler pour bien comprendre ; et le faire régulièrement est la bonne pratique.

Parce que même si vos collègues ou votre conjoint vous demandent la lune, vous pourrez leur rire au nez ; tout de suite. Ou savoir à quoi vous en tenir.

Il vaut toujours mieux  se tromper tout de suite que trop tard !

A lire : La fausse perception des autres en communication.

 

 

 

 

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Classé dans Bonnes pratiques de communication, Communication d'entreprise

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