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Histoire de la communication, vers une pensée atomique. 19 au 21eme siècle

Naissance de la communication et division du travail.

L’histoire des communications est née au XIXeme siècle, comme facteur d’intégration des sociétés humaines. La division du travail présente un premier pas dans la théorie des communications. Adam Smith ( 1723 – 1790 ) en est un des premiers précurseurs. Au sein des espaces éonomiques, dans la fabrique, la communication contribue à l’organisation du travail collectif : la division du travail en petites taches répétitives permettent d’accroitre l’efficacité de chacun. Se concentrer sur un même geste, dans une chaîne de montage automobile par exemple. Pouvoir organiser collectivement ces taches nécessite des processus de communication.

La mise en place  de ces processus entre hommes, entre l’homme et la machine, et aujourd’hui entre machines a ainsi été grandissante. Pouvoir définir la tache, expliciter ce qu’on attend en sortie de la tache ( l’affutage d’une pièce ) nécessite de définir ces ponts de communication entre différents acteurs. ( Processus de pilotage par exemple ).

L’activité de l’homme n’est ainsi qu’une suite d’actions prédéfinies, et formalisées, avec des entrées ( l’information par un feu tricolore par exemple indiquant qu’une pièce de l’atelier précédent est prête )  et des sorties (ce qui a été produit, le « livrable » ).

C’est l’image de la « boite noire », utilisée notamment en neuro-science. Ou dans la cybernétique, propre à Wiener. Lire la suite

Le défi et l’apologie des médias

Points de repère

Plus loin

Histoire de la communication : Une accélération au XIXeme siècle.

L’histoire des communications, s’il fallait y inscrire une date, remonte au XIXeme siècle. Fort des progrés techniques ( locomotive à vapeur,  industrialisation ), le XIXeme siècle voit la construction des systèmes de communication physiques, la construction des grandes infrastructures en France. Le système métrique se met en place. Le territoire national français se dote des premières voies de chemin de fer, sous Louis-Philippe.

La diffusion du progrés humain, thème cher au siècle des Lumières, s’accélère. Les journaux se diffusent, élargissant le cercle du partage de la connaissance et de l’information, aux bourgeois et notables, et non plus à l’élite monarchique de l’Etat. En province et pas seulement à Paris.  La lutte des classes apparaît, théorisée par Karl Marx. L’espace public commence à naître.

A peine née, la « communication », c’est-à-dire échanger avec son semblable s’est trouvée malmenée dès qu’elle s’est trouvée  étudiée. D’autant que la théorie de la communication ne se construit pas sur une science, mais souvent sur des sables mouvants… Sujet mal maîtrisable.

Le discrédit des médias de masse.

Demander à n’importe qui de parler des médias. La télévision imbécile, la bande dessinée comme stupide pour nos enfants au XXieme siècle, la violence des jeux video et l’isolement des jeunes devant internet. Le défi envers les médias est toujours d’actualité. Quelles explications ?

  • Socrate et la caverne.

Le média ( du latin medius, qui est au milieu ) renvoie à la mise en relation à distance.  Un artefact intermédiaire entre ma pensée et celui qui la reçoit.

Les philosophes grecs se méfiaient de cet intermédiaire technique qui dénaturait le « logos », la raison. Les ombres, dans le mythe de l’homme de la caverne ne sont pas reflets de la raison, mais déformation de la pensée. Et illusion. Socrate refusait qu’on écrive ses pensées. Le lecteur d’un livre n’est pas en relation directe avec son auteur. Aussi les interprétations, les déformations sont possibles.

De même, le média le plus usé, la parole, permet d’influencer le public, par des ruses du langage et des joutes verbales : on se méfie des sophistes.

  • L’impact des médias.

Les premières études sur les médias, notamment aux Etats Unis, ont porté sur l’impact sur le public. De nombreuses études statistiques ( permettant de donner une légitimité « scientifique » par des chiffres et des mesures ) ont mis en évidence le pouvoir des médias. La coexistence au début du XXieme siècle des guerres mondiales a été fatale. La « propagande » des médias pendant ces guerres était une arme de guerre. Contrôler les masses par les médias. Aujourd’hui, les études invalident ces effets ( y compris la propagande ). L’image encore présente de « big brother » permettant de tout contrôler est symptomatique de la défiance envers « le média ».

Aujourd’hui, deux mouvements d’idées : les apocalyptiques et les intégrés.

Les apocalyptiques et les intégrés

Toute réflexion et étude sur la communication et les médias doit être analysée, à la vue de ces 2 discours possibles.

Les apocalyptiques dénoncent les médias : le média est l’expression de la domination économique et politique. Elle est synonyme de vulgarité humaine. Elle émane surtout de philosophes, écrivains, chercheurs. Le média annonce l’asservissement de la culture de masse, de la fin de la « vraie » culture. Le monde devient froid, nihiliste, devant l’image et la technique, stériles.

Les intégrés, eux, font l’apologie du rôle libérateur des médias. Expression de la démocratie, en acte, ou comme culture populaire. Elle émane des professionnels de la communication, ingénieurs, technocrates, instituts de sondage et de prospective, de chercheurs. Elle promet l’avènement d’une culture pour tous, partagée, et transparente. Un « village global ». La technique est fascinante et visuelle.

La génération Y.

Ce nouveau concept, est rassembleur de ces 2 visions.

Les jeunes générations comme reliées au média qu’est le téléphone portable et le réseau social sur internet. Un cordon ombilical régressif tuant la « vraie » communication comme partage entre pairs.

Les jeunes générations comme totalement intégrées dans ce nouveau village « global » de la communication. Etre au goût du jour de ces nouveaux usages est un impératif. Et largement vendu, notamment dans le monde de l’entreprise, qui doit « intégrer » cette nouvelle donne.

Réfléchir à ce nouveau monde des signes communicationnels c’est les mettre à la lumière de l’histoire de la communication, et tracer la bonne ligne de décision.

Calendrier du mois

Prenons date !

Ecrire un blog et faire partager c’est difficile, quand on veut faire la quadrature du cercle :

donner du sens,

expliquer intelligemment,

et rester léger !

Le sens, c’est le sens de la vie avant tout, et Albert Camus par son histoire personnelle en Algérie, parti de rien, et porté

par l’école républicaine française, voilà un modèle. Le coeur et les tripes avant tout : la vie, la révolte, la solidarité,

thème toujours d’actualité en ces temps de résistance sur les retraites : Albert Camus

Le sens, c’est aussi un regard sur demain , et le défi du XXIeme siècle : Génération Y ?

Le sens c’est réfléchir à notre monde virtuel, notre monde concret, et nos conversations . La communication, quoi !

Ainsi son histoire est passionnante : histoire de la communication, premier chapitre.

Attention aux nouveaux gourous de la communication. C’est quoi les principes de la com ?

Penser à la belle aux bois dormants, elle vivait dans une forêt et non dans les espaces verts. Monde froid ?

vive le monde chaud de la communication, du coeur, des erreurs, a si es la vida !

Bonne lecture !