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La condition humaine en Tweet

« Je suis sûr de moi. L’#homme est un mystère.

Il faut l’élucider et si tu passes ta vie entière à cela, ne dis pas que tu as perdu ton temps ;

je m’occupe du mystère car je veux être un homme ».

Dostoievski. Lettre à son frère Mikhail. Condition_humaine_dostovieski

Albert Camus.

Je réserve ici quelques citations d’Albert Camus, car c’est cet auteur qui m’a le plus inspiré dans mon quotidien, et mon rapport à la condition humaine.

  • De son origine modeste ( famille pauvre en Algérie ).
  • Son amour de la littérature, qui lui a permis grâce à son professeur de progresser et de sortir de sa condition.
  • Son humilité et sa condition de rester dans le monde réel, a contrario des intellectuels Français comme Sartre.

« A cette heure où chacun d’entre nous doit tendre l’arc pour refaire ses preuves, conquérir, dans, et contre l’histoire, ce qu’il possède déjà, la maigre moisson de ses champs, le bref amour de cette terre, à l’heure où enfin un homme, il faut laisser l’époque et ses fureurs d’adolescentes. L’arc se tord, le bois crie. Au somment de la plus haute tension va jaillir l’élan d’une droite flèche, du trait le plus dur et le plus libre  »

[ l’homme révolté ]

« Jeune, je demandais aux êtres plus qu’ils ne pouvaient donner : une amitié continuelle, une émotion permanente. Je sais leur demander maintenant moins qu’ils peuvent donner : une compagnie sans phrases. Et leurs émotions, leurs gestes nobles gardent à mes yeux leur valeur entière de miracle : un entier effet de la grâce » .

Albert Camus. Le Premier homme.

« Je continue à croire que ce monde n’a pas de sens supérieur. Mais je sais que quelque chose en lui a du sens et c’est l’homme, parce qu’il est le seul être à exiger d’en avoir ». #AlbertCamus

« La pensée approximative est seule génératrice de réel ». #Albert Camus.

« Il n’y a pas d’amour de vivre sans désespoir de vivre ». #AlbertCamus [ l’envers et l’endroit ]

« L’homme n’est rien de lui-même. Il n’est qu’une chance infinie. Mais il est le responsable infinie de cette chance ». #AlbertCamus [ Carnets II ].

« Mes 10 mots préférés ; le monde, la douleur, la terre, la mère, les hommes, le désert, l’honneur, la misère, l’été, la mer ». #AlbertCamus [ Carnets III ]

« Qu’est-ce que le bonheur sinon le simple accord entre un homme et l’existence qu’il mène ? » #AlbertCamus [ Noces ]

« Ce que nous faisons n’apportera peut-être pas toujours du bonheur, mais si nous ne faisons rien, il n’y aura pas de bonheur ». Albert Camus toujours  ! » #AlbertCamus

Les autres auteurs

« S’il n’y a pas d’être humain, il n’y a pas non plus de beauté. Ce sont les choses humaines qui font que la vie vaut d’être vécue. Je hais la beauté d’un coucher de soleil, j’aime la douleur des êtres humains ». Jan Lauwers

« Dieu me pardonnera, c’est son métier » ( « God will pardon me, that’s his job » ). #Heinrich Heine

« Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve ». #Friedrich Hölderlin

« Les meilleurs penseurs sont ceux qui pensent contre eux-mêmes ». #Régis Debray

 » Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté « . Alain

« Celui qui ne bouge pas ne sent pas ses chaînes » Rosa Luxemburg

« La vie est un défi. Fais-lui face » Mère Térésa

« Le monde entier est un théâtre, et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs. Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles. » #William Shakespeare #CommeIlVousPlaira.

« Soyez bons, ne cherchez pas à être le meilleur ». #Michel Serres

 » L’homme n’a que 2 occupations : forniquer et  lire les journaux ». #AlbertCamus

« Le mot d’esprit [ ou la blague ] est une « allusion » à une insulte non dite qui en constitue l’arrière plan. » #Freud.

« Tout le monde savait que c’était impossible. Et un jour quelqu’un est arrivé, et ne savait pas. Et il l’a fait ». #Churchill.

« Je ne suis rien, je le sais, mais je compose mon rien avec un petit morceau de tout » #VictorHugo

« Le Moyen-âge est notre enfance, à laquelle il faut toujours revenir pour faire une anamnèse «  #UmbertoEco

« Qu’est-ce que la vie sinon l’ombre d’un rêve éphémère ? » #UmbertoEco

« Donner un verre d’eau en échange d’un verre d’eau n’est rien. La vraie grandeur consiste à rendre le bien pour le mal ». #Ganghi

« les limites de ma langue sont les limites de mon monde » #Ludwig Wittgenstein

« la confiance se gagne en gouttes, et se perd en litres » #JeanPaulSartre

« y a-t-il rien de plus parfumé, de plus pétillant que le possible ? » #kierkegaard.

 » La viec’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre » #Einstein

​ »Jouis et fais jouir sans faire de mal à toi ni à personne , voilà toute la morale ». #NicolasDeChamfort

« Si tu ne saisis pas le petit grain de folie chez quelqu’un, tu ne peux pas l’aimer ». #GillesDeleuze

« La meilleure façon de réaliser ses rêves est de se réveiller » #PaulValery

« Je ne perds jamais de vue que le seul fait d’exister est une chance » #KatherineHepburn

« T’es pas tout neuf, mais pas si vieux. Non, t’es flambant neuf ! » #Zazie.

« Celui qui a un pourquoi qui lui tient de but, de finalité, peut ivre avec n’importe quel comment ». #Nietsche
« ce qui ne m’anéantit pas me rend plus fort. » #Nietsche

La tension de l’arc, ou la révolte au XXIeme siècle

« Qu’est ce qu’un homme révolté ? un homme qui dit non.

Mais s’il refuse, il ne renonce pas : c’est aussi un homme qui dit oui, dès son premier mouvement. »

Ainsi commence l’essai d’Albert Camus, l’Homme révolté.

Dire non à notre monde insensé, et dire oui, à la vie , c’ est affaire d’exigence.

Et à chaque instant, cette tension entre le néant, ou l’absurde doit nous porter à tendre cet arc, en permanente tension, métaphore que prend Albert Camus dans la conclusion de son essai.

Vivre c’est résister. « A cette heure où chacun d’entre nous doit tendre l’arc pour refaire ses preuves, conquérir, dans, et contre l’histoire, ce qu’il possède déjà, la maigre moisson de ses champs, le bref amour de cette terre, à l’heure où enfin un homme, il faut laisser l’époque et ses fureurs d’adolescentes. L’arc se tord, le bois crie. Au somment de la plus haute tension va jaillir l’élan d’une droite flèche, du trait le plus dur et le plus libre ».

Ces mots ont toujours une résonnance moderne. L’histoire n’existe plus, elle est javelisée dans les mouvements aussi incertains. L’économie . Chacun résiste à sa façon. Les mouvements sociaux qui au-delà des images télévisuelles ont bien une réalité concrète du lendemain sans espoir. Les mouvements virtuels, propulsés par le marketing et la nouvelle économie des nouvelles technologies. Un nouveau monde sans frontière. Tout est partagé. Facebook, twitter, et le « tout tout de suite » ( Atawad , Any Time, Any Where, Any Device ). Les mondes d’incompréhensions. Les mouvements migratoires à la porte de nos frontières.

Ce soir j’ai retrouvé un livre tout poussiéreux. Avec quelques notes. Toujours d’actualité. « L’homme révolté ». De Camus.

A lire également : https://zeboute.wordpress.com/2010/10/26/la-vie-selon-albert-camus/

 

Calendrier du mois

Prenons date !

Ecrire un blog et faire partager c’est difficile, quand on veut faire la quadrature du cercle :

donner du sens,

expliquer intelligemment,

et rester léger !

Le sens, c’est le sens de la vie avant tout, et Albert Camus par son histoire personnelle en Algérie, parti de rien, et porté

par l’école républicaine française, voilà un modèle. Le coeur et les tripes avant tout : la vie, la révolte, la solidarité,

thème toujours d’actualité en ces temps de résistance sur les retraites : Albert Camus

Le sens, c’est aussi un regard sur demain , et le défi du XXIeme siècle : Génération Y ?

Le sens c’est réfléchir à notre monde virtuel, notre monde concret, et nos conversations . La communication, quoi !

Ainsi son histoire est passionnante : histoire de la communication, premier chapitre.

Attention aux nouveaux gourous de la communication. C’est quoi les principes de la com ?

Penser à la belle aux bois dormants, elle vivait dans une forêt et non dans les espaces verts. Monde froid ?

vive le monde chaud de la communication, du coeur, des erreurs, a si es la vida !

Bonne lecture !

la vie selon Albert Camus

La pensée de Camus part d’une question simple. Qu’est ce qu’un homme révolté ? Un homme qui dit NON. Mais s’il refuse, il ne renonce pas : c’est aussi un homme qui dit oui, dès son premier mouvement. Un esclave qui a reçu des ordres toute sa vie juge soudain inacceptable un nouveau commandement. Il signifie par exemple « les choses ont trop duré ».  » jusque là, oui, au delà, non » ; « il y a une limite que vous ne dépasserez pas ».

Ce non définit l’existence d’une frontière. La révolte ne va pas sans le sentiment d’avoir soi même raison. C’est en cela que l’esclave dit à la fois oui et non. Il démontre avec entêtement qu’il y a ce quelque chose qui « vaut la peine de… ». Il y a une adhésion entière de l’instantané de l’homme à une certaine part de lui même. Il y a un certain jugement de valeur. dans la révolte, soudain éclate la perception qu’il y a dans l’homme quelque chose à quoi s’identifier. Cela le porte loin parfois de ce qu’il est. Les suicides de protestation aux bagnes, parmi les terroristes dont on fouettait les camarades illustrent ce mouvement. Il y a quelque chose d’un tout obscur, et dont l’homme prend conscience.

Cette valeur n’est pas un cheminement de la raison sur ce que l’homme peut être. Elle est fracture, dans la révolte.

Camus ici ne procède pas à l’analyse légiste des qualités humaines de l’homme, mais définit un processus dynamique qui vient de plus profond, de son coeur, de ses tripes.

A lui seul l’individu n’est pas cette valeur qu’il veut défendre. Il faut au moins tous les hommes pour la composer. A la solitude de l’homme dans un monde étranger, l’homme trouve donc une solidarité possible. Il ne s’agit alors pas d’un idéal abstrait, « par pauvreté du coeur », et dans un but de revendication stérile.

La révolte de l’esclave provient de l’inégalité de sa condition dont il prend conscience. Elle est conscience qu’il y a égalité théorique et une inégalité des faits. Lorsque les faits sont expliqués, il n’y a pas de révolte. Ainsi la notion de révolte pas de sens dans les castes hindoues, où les inégalités sont intégrées dans une théologie. Le sacré empêche toute problématique de révolte.

Enfin, le fondement de cette valeur qui relie l’homme, qui fonde cette frontière entre le « non » et le « oui » est la révolte elle même. La solidarité des hommes se fonde sur le mouvement de révolte et celui ci à son tour trouve de justification que dans cette complicité. Cette solidarité prend vie qu’au moment de la révolte : elle est tension perpétuelle. Je suis, donc je me révolte.

la belle au bois dormant dans les espaces verts

La belle aux bois dormant n’existe plus dans la belle forêt imaginaire que l’on a dans la tête, enfant ou pas.

Non, aujourd’hui elle est dans les espaces verts.

On ne parle plus de forêt, ou de parc, mais d' »espace vert ».On réduit l’espace à des fonctions urbaines. L’image n’est pas de moi, mais de Régis Debray.

Vivre aujourd’hui, c’est dans l’espace. L’espace immédiat. Les réseaux internet et téléphoniques permettent d’être partout à la fois. Partout à la fois, mais surtout nul part. L' »espace vert » est universel. Comme les espaces stériles que sont les aéroports, ou les points de chute touristiques qui regroupent les multinationales… Mac Donalds … L’histoire n’est pas nouvelle. Mais quoi de plus différent l’aéroport de Madrid ou New York ? eh bien pas de différence. Les mêmes codes signalétiques. Ne pas se perdre où que l’on soit, au monde. Ainsi le tourisme n’a plus d’exotisme, mais surtout l’assurance d’être chez soi ailleurs : Michel Houellebecq l’a bien évoqué dans sa littérature. On transporte dans le tourisme son « monde », et on retrouve ses repères, alors que l’essence même du voyage c’est oublier ses repères…

L’objet de ce billet n’est pas de dénoncer la médiocrité ou la paleur d’un monde froid, il faut vivre avec son temps. Mais réfléchir à la notion d’espace:

– l’espace public : il est né au XVIIIeme siècle, comme espace entre nobles et bourgeois contre un espace purement restreint à la cour de la royauté.

– l’espace intime : l’espace ou jardin secret, aujourd’hui vampirisé par l’espace médiatique et partagé.

– l’espace virtuel : les communautés internet, comme niche ( via les forums ) permettant la solidarité et le partage sur des sujets particuliers.

– l’espace-temps : ou l’accélération du « tout tout de suite partout » ( t’es ou ? ) , et l’espace temps, lent et nécessitant la maturité, temps incompressible de l’éducation, de la réflexion. Thème cher de la médiologie, dans la transmission de la pensée.