Je m’ennuie !

Je m’ennuie.

Le courage n’est plus là.

Ce matin, j’ai mis le panneau « Closed ».

Comment un jeune aujourd’hui peut il retourner le panneau : « open «  ?

Temps de lecture : 3 minutes.

Accélérez dans la tête tout ce qu’on vous propose au quotidien.

Mieux vivre, être en bonne santé. 5 fruits et légumes. Marcher. 10 000 pas.

Marcher droit devant.

Vous devez réussir, être bien. Et c’est un peu normal.

En attendant quoi ?

Tracer sa route, c’est de fixer des objectifs. Réaliser ses rêves comme on dit.

Fixer des objectifs, définir des projets , et gérer sa vie comme une gestion de projet professionnelle. se mesurer comme on le fait dans nos métiers au quotidien.

Les grands sportifs qui rêvent de leur victoire savent inscrire le programme.

Accompagnes de coachs.

Et le commun des mortels n’a pas de coach.

Hormis une pléthore de livres de développement personnel. Qui abondent depuis une dizaine d’année les rayons des supermarchés.

Ce qui montre que le sujet est tangible…

Comment acheter son bonheur ?

Qu’est ce qui fait avancer, mettre un pas devant l’autre pour décider de maîtriser son destin ?

Avant qu’il ne soit trop tard.

Et de rendre compte trop tard qu’on a perdu du temps.

Un goût de la performance.

Performance de vie, de rêves ?

Dans une conférence sur le sujet autour de la motivation positive, où j’ai pu assister :

une question d’une auditrice m’a rassuré.

Devant le conférencier qui indiquait : suivez vos rêves d’enfant, l’auditrice questionnait :

Je n’ai pas vraiment eu de rêves d’enfants que faire aujourd’hui de ses rêves ?

Voilà.

Oui, c’est quoi ses rêves ?

La novlangue des gourous du développement personnel ramène à l’enfance. Qui n’est pas limpide, aussi facile. Enfant on peut se tromper. D’autant que l’enfant se nourrit de l’environnement, de ses parents et de ce qu’on lui propose.

En tant qu’adulte, comment apprivoiser ses rêves bridés ?

D’autant que la vie n’est pas linéaire, les soubresauts, expériences peuvent faire changer nos trajectoires.

Se focaliser sur la réalité du désir de l’enfant que nous étions n’a pas de sens.

Sinon tout le monde serait pompier.

On se retrouve. Toujours seul avec soi même.

A l’alternative des livres de développement personnel, la lecture de la philosophie et des siècles d’interrogation pourraient aider. Demandant une éducation, de la pédagogie. Car relire des textes de l’antiquité, des siècles passés demande une explication de texte. Sur la terminologie parfois compliquée à déchiffrer. Sur le contexte de ces écrits.

Alors il y’a quand même de belles pépites.

Des textes limpides et encourageant, comme ceux d’Albert Camus.

Albert camus est je pense l’écrivain, le philosophe d’une vraie vie le plus simple à lire. Par la simplicité de ses mots qui touchent tout le monde. Et à la profondeur de ses idées. Empreintes de la vie « réelle » comme on dirait aujourd’hui, et non pensée dans le microcosme parisien qu’Albert Camus exécrait.

Et dans le quotidien peut on s’attacher à écrire sa copie de vie personnelle ?

Pris dans le brouhaha informationnel, les réseaux dits sociaux qui nous enferment dans une même bulle ?

Le flux incessant de l’activité humaine nous traverse et rend stérile nos mouvements, ne pas pouvoir donner sens.

On s’agite, on réagit.

Peut on maîtriser son destin. Se poser le soir avant de s’endormir et de considérer qu’on suit un bon chemin ?

L’honnête homme.

Si on n’a pas ces objectifs de vie, de rêve, au moins peut on considérer qu’on fait partie de l’univers. Et la planète terre vue par Pasquier nous montre notre spécificité.

Alors doit on tout simplement être en attendant de réponses quant à sa spiritualité d’être « l’honnête homme « .

C’est là certainement cette solution en attendant ses rêves.

La vie de ce qu’on appelait l’honnête homme était de considérer de bien se préoccuper de soi, des autres.

Figure du 19eme et 20eme siècle.

Une hygiène de vie comme un moteur essentiel de la réponse à la vie.

Se sentir beau, se sentir parfumé, se sentir aimant, se sentir serviable, se sentir être le petit atome au centre de gravité joyeux et chaud, perdu dans la myriade d’étoiles et de galaxie.

Inscrire et s’inscrire dans le temps, tout simplement.

Une petite étoile lumineuse qui doit briller, à côté de toutes les autres.

Et ne pas proposer l’étoile noire.

Être là , tout simplement.

Marquer ou ne pas marquer.

Le rituel peut aider.

S’occuper de soi, s’occuper des autres ; reproduire les gestes ancestraux de notre humanité : préparer le repas, ses habits, protéger sa maison. Filer le fil du métier à tisser comme le rituel qui doit perdurer. Tel un Gandhi, en toute simplicité.

Et au moins de ne pas désespérer ?

Et d’échapper à ces petites drogues que sont l’alcool, l’addiction aux réseaux sociaux, jeux vidéos, le joint, les jeux de grattage. Toutes ces techniques d’addiction utilisées par les grandes entreprises, du net ou des lobbies.

Alors échapper à l’opium du peuple est il possible ?

Ou doit on considérer qu’on vit l’instant, là maintenant et peu importe la suite ?

La cruauté de cette condition paradoxale où le foutre de la vie nous donne joies, espoirs, douleurs, déceptions.

Mais dont le sens n’est pas clair. Il doit être propre à chacun. Un sens religieux, un sens existentialiste, un non-sens.

L’amour et se donner sans réfléchir, comme la flèche qui va droit devant.

Pour atteindre une cible et peut être la louper. Mais le sens est bien peut être celui de cette vitesse, de ce mouvement agnostique.

Être juste cette flèche qui finira par atteindre.

Et pourquoi vivre ?

Égoïste ?

Avoir une vie confortable peut être suffisante, quand on regarde autour de soi. La misère des migrants qui fuient leur pays faute de pouvoir manger, ou en danger de mort.

Alors la culpabilité de sa spiritualité en mode bad mood pourrait être déplacée. Face aux problèmes.

Pourtant, le but ultime de soi même est toujours de considérer la valeur qu’on se donne, qu’on donne aux autres quant à sa vie. Ses désirs de vivre.

Sur la télécommande, il y a deux boutons intéressants.

Le bouton « pause » qui permet de suspendre le temps et peut être permettre de réfléchir. De se poser.

Et le bouton « accélérer » pour aller plus loin et découvrir la suite de notre feuilleton. Qui serait intéressant pour mieux apprivoiser le quotidien.

Le bouton « marche arriere «  ou « rewind » est plutôt à éviter. Éviter les psychanalyses et regrets qui n’ont pas de vrais résultats, sauf bien sûr pour certains cas bien symptomatiques.

La logothérapie apprend qu’il faut apprendre devant et pas avec le passé. Pour être efficace, toujours….

Sur ce cahier je déchire les pages, je gribouille.

L’humanité s’est noyée ou pas.

Demain j’aimerais tourner le petit panneau de ma petite boutique existentielle :« open ».

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