2019, la fin d’un monde. Croire en demain, avec ou sans les gilets jaunes ?

Le mouvement des gilets jaunes a déchiré la France.

Mettant souvent en opposition les institutions politiques et les gens lambdas qui ont eux aussi une légitimité à s’exprimer.

Comment trouver un nouveau souffle de vivre ensemble ?

Sylvie Goulard, sous gouverneur de la banque de France donne un éclairage intéressant sur notre monde d’aujourd’hui.

Face au populisme, aux gilets jaunes.

Et surtout de réfléchir : comment vivre ensemble, sans se déchirer ?

Dans une table ronde le 19 mars organisée par le journal le monde, de nombreux spécialistes se sont intéressés du sujet : 2019, la fin d’un monde. Croire en demain ?

L’Europe est elle morte ?

Les élections européennes se tiennent en mai 2019.

Généralement peu suivies par les citoyens.

La cause du politique français qui le présente comme une contrainte subie, alors que l’Europe rappelons nous a été créée pour rassembler les peuples. Et ne pas répéter les désastres de la violence du XXeme siècle qui a engendré des millions de morts.

Violence qui se répète et de nourrit aujourd’hui des mêmes symptômes qu’en 1933 : le populisme, le rejet de l’autre, l’impuissance des états.

Rien n’a changé. Au fond.

La défiance des gilets jaunes.

Le débat ici est de s’intéresser à cette défiance du peuple vis a vis des institutions.

Mise en lumière en France par le mouvement des gilets jaunes.

Le mouvement des gilets jaunes est un mouvement de contestation face aux institutions.

La défiance vis à vis des institutions benêt pas nouvelle. La société de communication depuis une dizaine d’années a déjà enterré la légitimité de l’institution.

Formalisée par Régis Debray.

Et c’est un postulat de la société moderne de la communication.

Qu’on lira ici : la société de communication, la fin des institutions.

Réinventer l »Europe ?

L’Europe fait partie des victimes de cette défiance.

Longtemps décriée pour la technocratie de cette instituions.

Loin des réalités du quotidien.

Avec des mesures parfois perçues comme surréalistes.

Avec des réglementations imposées sur la sécurité alimentaire par exemple. Difficilement comprise et applicable par les acteurs du marché. Surtout de l’incompréhension, sans explication.

Le défi vis à vis de experts est donc le leitmotiv des gilets jaunes, des mouvements populistes.

Sylvie Goulard reste profondément optimiste en indiquant que l’Europe doit se transformer. Et garder les deux composantes clés d’une vie ensemble.

D’abord, ne pas stigmatiser une population ( d’expert ou de citoyen non expert mais qui a toute sa valeur comme les aides soignantes par exemple ). Car comme le souligne Sylvie Goulard, la république est « une » et « indivisible ».

En on a besoin autant de l’infirmière qui englobe, rassemble et donne de la valeur à une vie ensemble. Que de l’expert qui peut expliquer le sens de notre monde. Nous avons besoin d’experts qui sachent nous expliquer ce qui est compliqué. Comme les mouvements migratoires, le désastre écologique, les mouvements économiques. Et expliquer par exemple que l’investissement capitaliste qui était censé aider les entreprises à progresser est aujourd’hui à 70% réalisé par des robots. qui investissent et désinvestissent en permanence dans le monde boursier.

Et on a besoin de l’expert.

Aujourd’hui l’expertise ne peut être lessivée, contredite et mise à l’égout. L’exemple des vaccins qui ont sauvé des millions de vie est symptomatique. La défiance vis à vis de l’expertise est stérile. Nous avons besoins de scientifiques. D’autant dans l’actualité sur le réchauffement climatique par exemple.

L’essentiel est donc d’accepter l’expertise et la générosité, l’engagement au quotidien des salariés.

Ne pas mettre les uns contre les autres, comme le fait notamment les mouvements populistes.

Quel gilet jaune qui a un enfant gravement malade ne souhaiterait pas qu’on ne soigne son enfant par un expert ?

Le leitmotiv de « bien vivre ensemble » paraît naïf. Il est pourtant essentiel. C’était le sens de l’Europe à son origine.

A chacun de prendre position. Et éviter de revenir ad libitum en 1933.

A lire ici ; le mouvement inédit des gilets jaunes, mouvement 2.0 ?

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