Pourquoi les entreprises doivent elles se soucier du bonheur au travail ?

Le bonheur au travail est-il un leitmotiv à suivre par les entreprises par plaisir, ou par nécessité ?

Notre monde bouge. Notre rapport au travail aussi… Alors ?

Phénomène de mode, exigence …

Pourquoi donner du bonheur au travail ?

Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne, mais des petits signaux positifs nous montrent que le monde professionnel change.

Le film Demain qui a fait le tour du monde est une belle photographie de ce que les gens veulent, et ne veulent plus.

Et de responsabiliser chacun sur ce qu’il peut apporter à notre monde, dans tous les domaines : éducatifs, alimentaire, financier,politique.

Certaines entreprises ont senti ces signaux positifs,

Et sont précurseurs d’un nouveau modèle à adopter.

Voila les thématiques, que je vous partage, avec ce recul nécessaire, au delà des good ou bad buzz !

Rapprocher les gens : une nouvelle proxémie.

On attache le rapport à l’espace avec la distance à l’autre.

C’est ce que nous a appris Edward hall. Nous vivons dans des espaces différents et nécessaires :

La sphère intime ( a quelques centimètres de son conjoint ), la sphère personnelle ( a un mètre ), la sphère sociale ( d’un mètre à trois mètres , pour les connaissances ) et la sphère publique.

Les distances entre soi et l’autre nous permettent de juguler l’espace intime, personnel .

Cette conception n’est pas une lubie intellectuelle ou psychologique. Elle concerne aussi les animaux qui ont des tactiques différentes selon l’étranger qui s’approche : la fuite, l’attaque.

La distance avec l’autre est essentielle. On lira l’exemple avec le crabe.

Pourtant, aujourd’hui le décloisement est devenu un principe.

Pour l’être humain sociabilisé, le rapport a l’espace est devenu d’actualité, en entreprise.

Créer des lieux de retrouvailles, Créer du lien dans un monde où la transversalité est devenue nécessaire : on ne peut plus travailler tout seul , ni en silot comme avant.

Les services marketing, informatique , commerciales, logistiques doivent travailler ensemble. Car le client lambda ou le citoyen lambda dans une administration a pris l’habitude d’une fluidité dans le rapport a l’autre ( un être humain ou un service ) : le rapport sans couture.

La fluidification de nos comportements crée un nouveau sentiment étrange : on se love avec l’autre. Les barrières doivent s’écrouler.

Les open Space ouvrent. Ils vous mettent à nu avec les autres.

L’espace intime, public cher à edward hall vascille.

La révolution numérique nous a amené cet effet de fluidité ou tout est possible. Notamment avec les applications numériques où de mon smartphone je télécommande mes désirs . Une hyper-puissance égocentrique qui nous permet de maîtriser les données , les services, les événements qui nous sont propres.

A l’autre de s’adapter.

Les entreprises l’ont bien compris : le monde est devenu global.

On se moque des services ou de la formule : « il faut plutôt voir l’autre service« .

Pour réaliser cette performance d’intégration, les entreprises s’adaptent donc et ont compris que les salariés devaient vivre ensemble Pour :

  • Mieux se connaître
  • Partager
  • Construire ensemble cette fluidité.

Détruire la bulle de silence.

Alors les querelles de services, les guerres de territoire sont devenues une menace pour les entreprises.

Pour survivre l’entreprise doit composer avec le bien vivre ensemble.

Dans un monde hyper complexe, il faut mettre de l’huile dans les rouages.

Le story-telling est apparu après la crise des subprimes aux États Unis .

Le constat était que de grandes sociétés américaines, comme Enron sont mortes, car elles n’avaient pas capté les signaux, le verbatim des salariés qui restaient dans le silence. Ne pas bouger, respecter la hiérarchie, rester dans son pré carré.

La proxémie, qui est le rapport à l’espace prend son sens : le salarié avait bien une idée des risques pris par son entreprise, mais il se résignait dans son espace, sa bulle.

Rompre le silence, rapprocher les collaborateurs permettent d’éviter d’être bulle de silence.

Car la bulle où le salarié se réfugie est la distance de fuite, selon la catégorisation d’edward hall.

Les softs skills plus forts que les hard skills.

Vous avez compris : rapprocher les êtres humains nécessite qu’ils puissent vivre ensemble. Et ce n’est pas forcément avec un pédigré de diplômes, de compétences techniques qu’on sait conjuguer avec l’autre.

Ce sont les capacités humaines qui prennent le pas. Et voila pourquoi les ressources humaines entendent cette petite musique : techniquement, en rassemblant toutes les forces intellectuelles des collaborateurs on saura porter et réussir un projet transverse d’entreprise. L’enjeu est bien de mettre en musique et dans l’orchestre tout le monde.

La valeur de cette transformation sociétale est positive dans le sens où elle remet l’être humain au centre de l’entreprise.

La création de valeur.

Pourquoi travailler dans une entreprise qui délocalise de manière froide dans des pays où la misère subsiste ?

Les nouveaux diplômés des grandes écoles fuient quelque peu les métiers traditionnels qui leur étaient destinés : la finance, le marketing.. ces mots résonnent creux et pire destructifs dans l’imaginaire. On recherche le concret. Pourquoi pas boucher ?

Aujourd’hui, le logiciel des motivations a changé : on veut redonner sens à ce que l’on fait au quotidien.

C’est la raison pour laquelle personnellement je n’ai pas attendu cette nouvelle vague de conscience pour décider de travailler dans le groupe de leroy Merlin dès 1999 : servir le collègue qui sert le client, dans mon domaine,l’informatique.

Les nouvelles générations peut être aujourd’hui veulent du plus concret : se réaliser soi même, dans des professions plus utiles, plus concrètes. Redevenir l’artisan, cm.est à dire de ses mains, de ses tripes, réaliser un projet global. En autonomie.

Le monde numérique permet d’exploiter cette nouvelle donne. De là, les startups se créent par les étudiants avant même qu’ils n’aient leur diplôme.

Il faut nuancer les effets journalistiques, et l’euphorie. La plupart des salariés n’ont pas le choix, et subissent. Pour assurer leur quotidien.

Le mérite de ces « disruptions » est qu’elles amènent à la réflexion, pour tous’ chacun dans son terrain. Et de laisser le possible s’exprimer.

Y a t il rien de plus parfumé, de plus pétillant, de plus enivrant que le possible ? #kierkegaard.

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Classé dans Communication d'entreprise

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