Le fosbury, ou le changement disruptif !

fosbury_changement_disruptionPendant des décennies, les athlètes ont utilisé la méthode du ciseau pour le saut en hauteur.
Grappillant quelques millimètres ou centimètres, compétition après compétition, les athlètes ont fait peu à peu tomber les records dans la discipline.
Et voilà qu’est apparu Fosbury, changeant radicalement la discipline. Un exemple de vrais changements disruptifs !
Prêt à changer ?

L’histoire formidable du Fosbury.

Dick_Fosbury_1968_changement_méthodePlutôt que d’améliorer, ou changer un peu les choses, l’athlète Dick Fosbury change radicalement de méthode de saut. C’est la méthode du rouleau dorsal.
En sautant de façon dorsale au dessus de la barre. Fosbury a « trouvé » la méthode sans le savoir, en même temps que Bruce Quande.
La technique est refusée par les sportifs, de prime abord.
Pourtant, en changeant radicalement la technique de saut, plutôt que de faire évoluer la technique classique, le sport athlétique a changé de cour :
Le record permet de passer de 2,28m au record de 2,45 mètres par Javier Sotomayor.
Dick Fosbury aux jeux olympiques de Mexico, en 1948, pulvérise le record à 2,24.
Dans un premier temps, les juges refusent ce saut, devant la technique inédite utilisée. Puis en vérifiant le règlement, les juges ne voient aucune enfreinte à la règle. Le saut est alors accepté.
C’est ce qu’on peut appeler l’effet disruptif .c’est à dire étymologiquement qui sert à rompre.
Plutôt que de changer petit à petit et amliorer une technique, l’athlète a cassé les habitudes sportives du domaine.

Le changement sans changement, c’est possible !

Dans notre quotidien, on voit souvent que changer ne sert à rien. Même aux plus hauts niveaux de notre nation. La réforme fiscale ou la réforme des retraités tournent toujours en rond : on fait un petit pas ( ajouter une année de cotisation supplémentaire par exemple ). mais ces petits pas ne produisent rien.
A noter que cela n’a rien à voir avec la règle des 4 p : le plus petit pas possible qui est justement le premier pas qui ensuite peut provoquer la prise de conscience et changer fondamentalement les choses .

Les déchirements entre l’état palestinien et l’état d’israël procèdent du même schéma : les n-ieme tentatives de paix se nourrissent de mesures qui ne changent rien.

Plus ca change, plus c’est pareil.

Voilà l’adage populaire qui a du sens.

Le paradigme de la disruption dans les nouvelles technologies

willi_dorner_bodies_in_space_dunkerqueLe mot disruption est remis à jour par Jean-Marie Dru, publicitaire français. Il définit le concept de disruption en 1984 comme « saut créatif ». Petit clin d’œil au saut du Fosbury !
L’innovation aujourd’hui est de sortir du cadre standard des habitudes, des normes. Des conventions traditionnelles, il s’agit de les remettre en question pour créer de nouvelles valeurs. La disruption est une rupture.
Comme la technique du fosbury, les nouveaux usages ne changent pas un peu. Elles sont remplacées par quelque chose qui n’existait pas. Et souvent à posteriori on s’étonne : pourquoi on ne l’a pas fait avant..
C’est le cas par exemple de uber qui a lancé le service de déplacements par d’autres usagers. Ou blablaCar qui révolutionne les nouveaux usages de partage de ses trajets automobiles.

  • L’économie collaborative en question.

Les copier / coller des nouveaux sites d’économie collaborative auront du mal à décoller comme les grands leaders que sont air’n’b par exemple.
La disruption est bien de changer radicalement un concept. Reprendre la même formule de partage collaboratif sur tous les usages ( ma femme de ménage, ma salle de réception , ma nounou, mon voisin ) n’est pas rupture. mais changer un peu l’innovation originale.

Théorie du changement

Paul_Watzlawick_paolo_alto_communicationOn a illustré différents types de changements ici. Le changement qui produit de petits effets ou peu. Et le changement, disruptif, qui produit une vrai rupture.
La théorie du changement explique ces deux notions. Ce sont les psychologues de l’école Palo Alto aux États-Unis qui ont tenté de la formaliser.

Pour cela, cette équipe de chercheurs s’est appuyée sur les théories mathématiques de la théorie des groupes et des types logiques.
On lira l’article consacré ici : le changement selon Fich, Watzlawick et Weakland.

Et prendre de la hauteur, comme Fosbury !

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Classé dans Nouveaux usages du 21ème siècle, Théorie changement

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