Google et l’après google ou trouver son information

Communiquer, c’est entrer dans l’orchestre. Communiquer avec la société, c’est accepter ses codes, ses usages. Même si la nouvelle génération ( dite Génération Y ) intègre de nouveaux usages, entrer en communication, c’est d’abord apprendre le langage, les codes, les conventions. Avant de pouvoir les bousculer.

Le XXeme siècle nous a conforté dans l’usage de la raison. Savoir être dans le monde, c’est savoir raisonner. L’école Républicaine a permis , et permet encore aujourd’hui l’ouverture culturelle : connaître la différence, et avoir les moyens d’y accéder. Par l’information. Par nos médiateurs que sont les instituteurs, l’école, les parents.

L’usage de l’internet permet de concentrer, et/ou d’exploser la dimension informationnelle. Et d’accéder à la connaissance, par des moyens virtuels intéressants, car ils se rapprochent de la structuration fondamentale de notre cerveau, et d’une approche plus pragmatique de la « vie » biologique.

Autant le XXeme siècle nécessitait un accès par un intermédiaire  ( par l’école, les institutions, les musées, l’achat de journaux, les médias, la radio .. ), autant le XXIeme siècle permet l’accès en temps réel à l’information , partout , sur tous les sujets.

Mais face à la page vide et blanche de la page Google « Rechercher », que rechercher ?

Les 3 usages informationnels

3 usages internet permettent la recherche  :

– la recherche sur des sites institutionnels :

La recherche de centre d’intérêt passe par des sites « institutionnels » de référence ( journal Le monde, les sites de musée, d’information générale, Wikipedia ). Elle jugule encore aujourd’hui un trafic important, et avec justesse : ces sites sont des références issues de la raison et des usages qui ont bercé trois générations.

L’institution, et ces sites de référence sont cadrés par des repères, et n’ont généralement aucune vélléité mercantile. C’est ce qui donne la « véracité » d’un site, et de son contenu. [ la publicité sur ces sites a généralement la seule finalité de permettre le travail sur le contenu ].

– la recherche du papillon :

la recherche du google permet de sauter de sites en sites, en fonction de son intérêt. Elle rejoint la structuration neuronale, ou de capillarité sur des sujets qui de proche en proche nous projettent sur des sujets inconnus.

La limite de Google est son approche purement économique. Dans le nouvel algorithme du May Day, de 2010, la catégorisation de nos recherches entre l’information navigationnelle ( trouver son site préféré ), de pré achat ( j’envisage un achat ) , l’achat ( je veux passer un achat ) a laissé de côté le dernier pendant ( je recherche , je veux picorer la richesse de l’information sur le web ).

La recherche sur internet a une valeur heuristique, dans le sens, où le picorage de site en site, et l’accès aux liens hypertextes vers d’autres sites permet d’encourager la curiosité. Elle permet de ne pas suivre la lecture linéaire d’un texte littéraire ( par exemple d’un ouvrage, d’un livre ). A l’inverse, elle limite la concentration et accélère la dispersion. Le danger le catalogue d’idées, ou le zapping. La synthèse est toujours nécessaire.

L’aspect vertueux de cet approche réside dans la résistance de l’internaute à maîtriser cette dispersion, et canaliser la concentration.

– la recherche d’information via les réseaux sociaux :

Ce qu’on appelle aujourd’hui des grappes de réseaux sociaux : j’ai vu sur une relation sur Facebook ou twitter s’intéressait à un sujet, je m’y intéresse.

L’intérêt est de bousculer ses approches personnelles, et les réseaux sociaux, notamment Twitter qui extériorise son monde intérieur, non projeté sur la famille ou son réseau amical, vers des messages plutôt centrés sur le contenu que la relation.

Ce nouveau usage concentre toutes les initiatives de ce qu’on appelle « l’internet 2.0 », ou le « second internet’ qui ne se concentre plus sur l’accès à des sites, mais sur des seuls partages entre individus, via les réseaux sociaux. Une disparition de la bonne recherche sur Google ? C’est un voeu des nouveaux acteurs de l’internet ( facebook , twitter, pearltrees, …) , mais c’est oublier un point crucial. L’intelligence humaine part d’une idée, d’un éclair, d’une neurone, d’un doigt, et si communiquer avec l’orchestre est nécessaire, reste la liberté. Vivement le cousin de Google , sans  Add ons, et plus fun que wikipedia !

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Je n’ai pas d’amis sur Facebook, Twitter m’a sauvé.

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