Archives mensuelles : novembre 2010

Sémiotique de Charles S. Peirce

Points de repère

Plus loin

Charles Sanders Peirce ( 1839 – 1914 ) est logicien, philosophe et homme de sciences américain.

La sémiologie est l’étude des signes au sein de la vie sociale, et de la culture.

Les signes sont partout : la trace des griffes d’un oiseau dans la neige, une photographie, un un panneau de signalisation…

Saint Augustin indiquait : «  le signe est une chose qui se tient pour une autre chose ».

C’est la définition la plus simple que l’on trouve du signe.

Autrement dit, un signifiant et un signifié. Les 2 faces d’une pièce de monnaie inséparables : la panneau rouge tiré d’un trait blanc ( le signifiant ) indique que le passage est interdit ( signifié ).

L’apport de Charles S. Peirce est d’avoir élargi la réalité binaire de ces signes.

La signification du panneau « sens interdit » n’est valable que pour le conducteur automobiliste. Autrement dit, un troisième élément est nécessaire.

De même, le ciel rouge m’indique qu’il fera beau demain. Pour un peintre, le ciel rouge peut avoir d’autre intention.

Ainsi, Peirce définit ainsi le signe : « Un signe, ou Representamen, est quelque chose qui tient lieu pour quelqu’un de quelque chose sous quelque rapport ou à quelque titre. Il s’adresse à quelqu’un. Ce signe je l’appelle l’interprétant du premier signe. Ce signe tient lieu de quelque chose : de son objet ».

« Le rapport de sémiose désigne une action, ou une influence, qui est, ou qui suppose, la coopération de trois sujets, tels que le signe, son objet et son interprétant.  Cette relation ternaire ne peut se laisser en aucun cas ramener à des actions entre paires ». Signifier suppose ici 3 termes, et non seulement deux.

A lire également : Indice symbole et icone de Peirce : une lecture de son texte fondamental.

La génération Y en contradiction

Bonne nouvelle, les DRH et les sociétés de communication qui vendent du « coaching » sur notre nouvelle génération Y ont encore du temps avant d’intégrer les transformations de la société.

La technologie va plus vite que l’humain, et … voici 3 exemples révélateurs de la vie en entreprise et familiale.

– hier rencontre avec ma DRH d ‘un grand groupe de distribution, 4eme entreprise mondiale. Avant même de parler de l’intégration des « jeunes » en entreprise, ma DRH est plutôt préoccupée en anti-mysoginie du manque de femmes dans mon équipe. Déjà 30 ans de retard sur l’intégration positive des femmes, alors des jeunes ?

– La préhempsion des nouvelles technologies n’est pas le monopole de la nouvelle génération. Ma mère, 62 ans, m’a demandé de l’inscrire sur Facebook. ô surprise elle utilisait déjà facebook comme M. Jourdain qui fait de la prose. Elle avait déjà un compte sur facebook et communiquait déjà avec ce réseau social. Comme la nouvelle génération qui utilise l’outil sans conscience.

– Stress d’un collègue qui revendique la nouvelle génération sur des problématiques du « tout tout de suite », ( atawad ) sans se rendre compte que :

55 % de la génération Y est au chômage, et que l’intégration en entreprise prendra du temps avant qu’on offre l’i-pad pour tous.

Les changements de mentalités prennent des décennies, et souvenons nous de l’ordinateur qui parle et comprend l’être humain, qui n’existe toujours pas.  Les « révolutions  » actuelles sont des petits pas. Turing a inventé l’ordinateur il y a 50 ans. Le chemin est encore long !

Voir aussi : Génération Y digital natives ou digital natives ?  http://wp.me/pWtTD-z

et les caractéristiques de la génération Y : https://zeboute.wordpress.com/2010/08/09/generation-y-caracteristiques-comportementales/

Et aussi, l’utilisation des SMS par la génération Y … : http://wp.me/pWtTD-3Y