Les médias sont-ils complices des réseaux sociaux ?

Grand coup de gueule sur la pratique de certains médias.

Les médias peureux et dénonciateurs des réseaux sociaux en profitent ; mais n’assument pas !

Le grand dam de la presse et des médias aujourd’hui est la concurrence des réseaux sociaux.

Où les jeunes, et moins jeunes ne s’intéressent plus aux médias. Mais plutôt à ce qui se lit sur les réseaux sociaux. Et pire, une défiance vis à vis des journalistes a pris le pas.

Les médias sont pourtant en petite proximité avec les réseaux sociaux..

Pourtant, la presse, et sa liberté a permis des grandes avancées, quant à la dénonciation des dérives de notre société.

La défiance vis à vis des médias.

Et en quelques années, les médias ont été laminés et entrent dans le jeu des réseaux sociaux. Les dénonçants, mais cultivant un rapport avec eux !

Souvenons en 1974,  le journal Le Monde révélait la mise en place d’un fichier sur les Français, Safari en France..

Le scandale révélé a permis la mise en place de la commission nationale informatique et liberté. Qui permet le contrôle de l’état, et de toutes les entreprises quant à l’utilisation qui ne respecte pas nos libertés individuelles.

Une action démocratique vis à vis du pouvoir.

Paradoxalement, aujourd’hui, ce sont les médias qui sont vilipendés comme étant le pouvoir au service du pouvoir gouvernemental. Les théories du complot naissent même.

Les manifestations des gilets jaunes ont été un exemple de violence vis à vis des médias ( et surtout BFM ). La neutralité n’a pas toujours été de mise. Mais la pluralité des médias ne doit pas pousser à mettre tout le monde dans le « même » panier.

Certes, la complicité et la proximité du journalisme parisien avec le politique a pu laisser quelques dérives.

Cependant, la presse est un pouvoir en opposition à l’Etat, par définition. Souvenons nous du watergate aux Etats Unis. Dénoncer.

L »intérêt de partager les articles des médias sur les réseaux sociaux ?

Le digital a pris le relais sur le journal « papier » d’antan.

Aussi la visibilité des articles de ces médias traditionnelles sur les réseaux permettent une visibilité numérique. Et sauver le modèle économique, via le digital.

Cependant, la tendance des articles publiée se résume à certains titres parfois raccoleurs, pour les journaux les moins sérieux. Et pour ceux qui partagent de bons articles de fond ; le mal est fait.

On ne lit que les titres. Sans lire le contenu. Sans même cliquer sur le média. Ce qui ne lui ramène aucune audience.

car le constat est là : 70% des utilisateurs d’internautes ne lisent que les titres. Ne lisent pas le contenu.

Mais par contre, ces utilisateurs prennent malin plaisir à commenter. Sans savoir, sans ayant pris connaissance des faits. Sans avoir lu l’article en question.  De là des dérives monumentales que tous les acteurs essayent ( ou pas ) de juguler. Le café du commerce on-line !

L’exemple sidérant. Les français cautionnent la torture ! C’est normal !

En avant propos, l’exemple ici ne condamne pas spécifiquement le magazine l’Express, qui a au contraire mis en évidence les états de faits horribles sur la torture en biélorussie. Mais pour évoquer la façon dont les médias en général ( sans pointer particulièrement le journal l’Express ). Et je me suis permis d’utiliser leur photo réaliste de ce que vit l’opposition biélorusse.

  • 15 h. Le journal ‘L’express  » publie un bel article sur la torture en Biélorussie. A coup d’électricité. ou brûlés à la cigarette.

A lire ici : les protestataires racontent leur torture.

Les commentaires odieux autour de l’article tombent.

et je vous repropose la photo si vous n’avez pas lu l’article :

 

 

 

On lira ainsi :

Loic Baudesson, de Verdun qui propose que le gouvernement français fasse de même.  » Et si le gouvernement Français décidait de faire subir les mêmes sentences en France ! Ca dissuaderait certainement une majorité de la population carcérale à y revenir et aux autres d’y entrer ».

Une injonction à la torture, pénalement répréhensible.

 

Francis Weber ajoute :

« voilà le genre de traitement qu’il faut infliger à toutes nos vermines qui polluent notre quotidien »

Christine Lasbatx trouve « pas en France dommage ».

Et devant ses propos, ce n’est pas une erreur : « et oui dommage »

 

 

 

 

 

On y verra aussi des théories du complot habituels :

Nath Deco avertit que la photo est truquée..

Bien sûr, elle doit être photographe, ou travailler au FBI…

 

Et pour finir, torturons les journalistes !

 

 

 

Je rappelle le contexte de l’article sur des manifestants en Biélorussie torturé à coups de cigarrettes, d’électricite.

Et en France, sur Facebook, on peut y aller : « dommage pas en France…  »

L’article a été publié.

Le journal n’a pas fait ( ou pas visible ) de modération sur ces propos qui relèvent ou de la bêtise, ou de la justice.

  • 17 h : alerte du groupe « je suis là ».

Ce groupe permet d’enrayer les commentaires en remettant des propos objectifs, et résister contre la haine en ligne ( #Jesuislà )

Dans les commentaires d’articles de médias, l’objectif est de mettre en visibilité des commentaires positifs ( et pas haîneux ) en les faisant remonter dans le fil des commentaires.

Bénévoles, ils font le travail de ce que devrait faire :

  • les réseaux sociaux quant à bannir les propos haineux.
    • j’ai alerté facebook sur ces messages, et sont toujours présent 4 heures après.
  • le community manager des médias.

Sur ce point, à lire ici :

Les médias publient, mais ne gèrent pas le service après vente !

C’est l’objet de mon coup de gueule.

Je comprends que les médias publient leurs articles sur les réseaux sociaux.

Cependant, ils ne gèrent pas sur leur PROPRE page les propos racistes, sexistes, homophobes qu’on y lit.

A la vue de l’effort que fait le groupe « JeSuislà » qui s’occupe de tous les médias, pourquoi le Community Manager du média ne peut pas gérer et modérer ces propos indélicats.

Si le média n’en a pas la capacité, ce qu’on pourrait comprendre, alors autant désactiver les commentaires.

Car derrière tous les sujets médiatiques, il y a assez de gens sur le web pour commenter, chacun sur son territoire…

A mes deux sollicitations pour supprimer ces commentaires, via twitter et facebook, je n’ai eu aucune réponse. Le Community manager devait être en RTT ; c’était en pleine journée.

Voilà donc les médias qui usent des réseaux sociaux, s’en plaignent. Et ne savent pas gérer l’aspect journalistique, de fact checking, de répondre à leurs « pseudos » lecteurs.

La faute, selon les médias, ce sont Facebook et Twitter, qui ne régulent pas.

Les journalistes qui publient. Y compris sur les réseaux sociaux ont une responsabilité.

Devant les milliards de posts, et malgré l’intelligence « artificielle » de ces géants numériques, il faut un peu d’intelligence humaine pour déceler les subtilités haineuses. Derrière l’article sur la torture en Biélorussie, le message « pourquoi pas en France ? » va s’échapper des algorithmes même les plus intelligents de la sillicon valley ???

Alors les seuls qui peuvent modérer, ce sont les journaux.

Ce qui publient. Ce n’est pas très compliqué. Au pire 10 articles dans la journée.

Et lire les commentaires des internautes. D’ailleurs, de façon bienfaîtrice, les commentaires peuvent être de bons feedbacks sur l’appropriation de l’article ou de sa lecture.

Non, les médias ont horreur des réseaux sociaux. Il se permettent de balancer les articles. sur le net, pour engrenger une visibilité.

Limitée comme on l’a vu plus haut.

L’effort de participer à ces échanges sur ces réseaux pourrait réconcilier média et réseau social.

Même pour les messages haineux.

Ce n’est pas trop compliqué. C’est la tâche que fait le groupe #jesuislà, bénévolement.

Redonnez le sens à cette presse impliquée, mais un peu épuisée !

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