Vous pensez communiquer ?

Communiquer c’est compliqué.

Même les hommes politiques qui normalement sont de « beau parleurs «  ont besoin de conseiller en communication.

Pourquoi communiquer est il si compliqué ?

Petit diaporama ici !

Temps de lecture : 10′

Communiquer pour soi.

D’abord chacun a envie de communiquer, c’est le propre de tout bébé qui désire parler avec sa maman. Le langage, la communication vient d’abord de soi car c’est l’élément essentiel pour aller vers l’autre.

Démuni, le petit être que nous étions à 2 mois de vie avait besoin de communiquer. Boire, manger, avoir quelques caresses bienveillantes de notre maman.

Aussi la communication est d’abord sienne. Pour vivre et rééditer. Pouvoir demander à recevoir le biberon quand on a faim.

La communication est donc largement ancrée sur soi et c’est normal.

Ensuite, elle est axée sur l’autre : sa mère, son frère, son père. Puis élargie au domaine familial : les grands parents, les cousins.

Aux amis au fur à mesure des rencontres.

La communication permet de « communier » au sens originel.

La communication la plus nourritrice est la communication en couple. J’entends quand on a trouvé sa paire.

Car les mots et toute communication devient fusionnel le. On a presque plus besoin de communiquer. Un silence, un sourire, une caresse donnent le bon niveau d’être avec l’autre.

Plus grand, la communication s’élargit au monde professionnel. En se soumettant aux normes de communication : toujours communiquer en face à face.

Utiliser les powerpoint pour diffuser ce qu’on a à exprimer. Sans trop se soucier à qui on communique..

Communiquer c’est une partie de Ping Pong, comme on nous a appris.

Faire un exposé, le présenter.

Être bon dans l’explication.

Dans le domaine professionnel, les formations de coaching, de pitch sont là pour vous rendre performant.

Malheureusement, la communication est toujours vacillante.

Le seul salut est de rester soi même.

Mais surtout d’intégrer le fait suivant.

La communication est tout simplement un processus inconscient.

Qui dépasse tout le monde.

En avoir conscience peut aider.

La communication en couple.

Quand on se connaît en couple, on pourrait penser que communiquer est simple. Si l’on est fusionnel , on pensera la même chose et les mots sont presque accessoires.

Par contre, dans les sujets du quotidien, les discussions quand on n’est pas d’accord peuvent durer.

C’est la ponctuation de la séquence des faits. Une série ininterrompue d’échanges. Ce que Bateson et Jackson, psychiatres de l’école alto ont mis en évidence .

« Dans un long échange, les êtres humains ponctueront de fait les séquences de manière que l’un et l’autre paraîtra avoir l’initiative, ou la prééminence ou un statut de dépendance. »

La nature d’une relation dépend de la ponctuation des séquences de communication entre les partenaires.

La communication peut devenir stérile si elle entretient ces échanges de ping-pong entre partenaires.

A la fin qui gagne ?

Personne.

L’objet est de casser cette ponctuation des faits, des échanges.

Car la communication en couple doit rester « analogique « : respirer l’autre, le respecter, le prendre avec tendresse. C’est l’essentiel. Les mots et les ponctuations n’ont aucun sens dans une vie de couple; à part se meurtrir.

Vous pensez encore communiquer ?

vous allez découvrir que la communication n’est pas cette partie d’échanges.

Historiquement on a présenté cette vision de la communication simpliste :

J’ai un message, je le diffuse via un média à mon interlocuteur.

C’est l’image du coup de téléphone donné à un ami. Je prends mon combiné.

J’ai quelque chose à dire, je commence à parler avec des formules de politesses. Ça va ? Je m’assure qu’on m’entend bien, qu’il n’y a pas de bruit sur la ligne.

L’interlocuteur me répond et je parle du sujet que j’ai à cœur.

Dans le monde de l’entreprise, on utilise les mêmes techniques : informer , transmettre un message, une idée. Sans trop savoir si l’audience est concernée..

Ce modèle de communication utilisé au quotidien n’est qu’une partie de la communication.

Ce modèle a été largement inspiré par deux acteurs.

Modèle de communication de ShannonLe premier sur la technologie : Claude Shannon a formalisé la théorie de la communication en utilisant la technique: le téléphone Bell qui répond parfaitement à l’usage de la communication d’aujourd’hui encore : j’ai une information et je la transmets. On lira avec intérêt ce modèle de la théorie de l’information et de la communication.

Le deuxième est jackobson qui a résumé ce principe technologique dans sa forme linguistique: les 5 fonctions du langage de jackobson.

Vivre dans notre siècle de communication c’est heu aller plus en hauteur sur ces principes.

Au xxeme siècle, l’école Palo alto, aux États Unis a changé radicalement la façon de voir la communication.

La communication n’est pas un sujet de soi.

Nous sommes d’abord intégré dans un monde où on essaye de vivre, survivre. Et la communication est cet outil de vivre ensemble.

Nous ne sommes donc pas seuls, mais intégrés dans un monde, un orchestre. Une vie ensemble.

La communication est d’abord inconsciente.

Et voilà pourquoi la communication est difficile : elle nous échappe en permanence. Maîtriser la communication serait en quelque sorte maîtriser Léo de quoi nous entoure. Et ce n’est pas possible.

Car communier au sens originel de la communication est un moment avec tous les autres. Et on ne maîtrise pas heureusement tous les autres.

Il faut faire « avec ».

Cependant , pour mieux vivre ces moments , quelques éléments :

Prendre conscience que la communication nous dépasse est un élément important.

Voilà ce que quelques belle figures dans les années du XXeme siècle ont mis en avant.

Goffman

Erving Goffman

Erving Goffman

Goffman a mis en évidence le fait qu’on jouait tous un jeu, un jeu d’acteur dans un monde qui nous englobe.

Le petit garçon a l’école fait mine d’être concentré. Il joue un jeu : celui de se mettre en posture face à sa maîtresse.

Le curé du village met sa tenue et joue le rôle d’un personnage improbable de l’esprit incarnant l’église.

Le médecin fronce les sourcils pour montrer son autorité face aux malades.

Jouer un rôle n’est pas tricher mais se mettre en harmonie avec la vie sociétale.

D’ailleurs Goffman insiste sur les précautions que chacun prend par rapport à l’autre. Y compris dans les situations difficiles comme être gay, noire ou une femme en prise avec un monde #metoo indélicat.

on lira avec délice ce petit billet : La vie comme un théatre selon Goffman.

Paul Watzlawick

Paul watzlawick a défini 5 axiomes de la communication qui vous interpelleront :

On ne peut pas communiquer.

L’axe essentiel qu’on n’oublie souvent, c’est que l’on ne peut pas ne pas communiquer. Un manager absent, un ami qui ne donne pas de nouvelles sont des signes de communication. Et malheureusement cette communication n’est pas maîtrisée. Beaucoup de non dit où l’autre ne reçoit pas de message et fantasme à tort ou à raison.

Contenu et relation.

On peut dire les choses avec son intelligence. Et malgré soi, le faire avec maladresse dans la formule. Montrer à son garçon comment bien couper le bois mais le stresser en montrant qu’on ne maîtrise pas la chose. La communication sur le fond et la forme doivent être identiques. Sinon la communication faille.

Ponctuation des relations.

La ponctuation des échanges est le syndrome du Ping Pong où chacun pose un fait, l’autre réagit. C’est l’histoire du couple présenté plus haut.

Communication digitale et analogique.

Parler avec des mots est compliqué. Parler avec son corps peut être plus facile.

La larme de tristesse, ou de joie. La caresse à beaucoup plus d’efficacité dans la relation à l’autre.

On lira ces 5 axiomes essentiels de la communication ici : les 5 axiomes de la communication.

Le geste pur de la communication, selon Birdwhistell .

Dans les ateliers professionnels, et formation, on vous parlera beaucoup de la communication non verbale.

Et Birdwhistell est le maître du sujet.

Il a étudié les mouvements du corps, en archéologie. En étudiant le mouvement comme une approche sensible, parfois érotique dans nos rapport humains.

L’exemple du geste de la cigarette est symptomatique : un geste donne une posture, un élément de soi.

La communication rapprochée, selon Edward Hall.

La chose essentielle quand vous parlez, c’est de tenir la bonne distance avec l’autre. Une distance publique, ou intime, selon votre interlocuteur.

Edward Hall a inventé le concept de proxémie ; c’est à dire l’étude du rapport de l’humain et la distance.

En fonction, vous serez proche, intime ou plus éloigné. Les cultures marquent aussi les différences.

La communication est aussi de conjuguer avec l’espace, et en jouer. vous pouvez lire ce petit billet sur la proxémie, plus en longueur :  la proxémie ou vivre ensemble

La communication, c’est juste se tromper.

Et c’est tant mieux. Quelques indices pour mieux l’appréhender, mais chut… 

C’est encore ici et toujours !

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