Pourquoi travailler ensemble ?

Pourquoi travailler ensemble ?
Le rapport au travail est compliqué.
On a tous appris à l’école que L’origine du mot travail vient du latin tripalium, qui était un instrument de torture à trois pieux. .
Pourtant, travailler, c’est une manière de vivre ensemble, socialement.
Le travail indépendant prôné par la transformation digitale, les start-up et Macron est il le modèle à suivre ?
À réfléchir, ici.

La valeur du travail.

D’abord, le travail est ce qui nous permet de tout simplement subvenir à nos besoins.
Et dans une moindre mesure : se nourrir, s’habiller, payer sa voiture. Pouvoir accéder à la culture, aux divertissements.
Le travail permet aussi de se sentir utile. Utile à notre société, aux autres, même si selon les activités professionnelles, l’utilité est toute relative.
Travailler dans un service commercial ou à l’hôpital, chacun doit pouvoir se sentir utile.
Le travail ensuite a un rôle social. Il permet de se connecter socialement avec une communauté d’individus qu’il ne côtoie pas par ailleurs.
Diversité, différence. Vivre avec les autres.

Les nouvelles formes de travail bouleversent notre rapport au travail. Elles modifient le rôle social qu le travail.

Trois chamboulements sur la façon de travailler :

  • Le télétravail
  • L’auto-entreprenariat.
  • L’intelligence artificielle.

Ces 3 modalités transforment notre rapport social au travail.

Pourquoi le télétravail ?

Le télétravail est souvent plébiscité par les travailleurs. Il permettrait d’éviter les déplacements, les bouchons le matin pour se rendre au travail.
Il permet également de s’isoler pour mieux se concentrer dans des activités qui nécessitent une concentration intellectuelle.
Enfin, la limite entre vie professionnelle et privée tend à s’étioler.
Les usages numériques, notamment par la messagerie professionnelle, permettent d’être connecté avec l’entreprise partout où l’on est. Y compris chez soi. L’ubiquité.
L’autonomie est une valeur au travail qui s’inscrit dans les nouvelles formes de management.
Le télétravail travail peut donc être une vraie demande du salarié.
Pour l’entreprise, le sujet est plus compliqué car cela demande une confiance et un lâcher prise.

De cette problématique, laissons nous poser au 5 pourquoi.
Pourquoi vouloir le télétravail ?
Sur les déplacements coûteux en temps, en gaspillage énergétique et écologique, tout le monde peut approuver la démarche.
Le deuxième pourquoi devrait s’intéressait au « pourquoi avons nous des bouchons en permanence ? »

Les réponses sont multiples :

  • La concentration des entreprises se fait toujours dans les centres ville. Et dans les grandes métropoles : Lyon, Paris, lille.
  • La délocalisation pourrait permettre de juguler l’urbanisme hyper concentré.
  • Les taxes professionnelles poussent en permanence les villes à augmenter les espaces disponibles pour de nouveaux bureaux.
  • La qualité des infrastructures de transport ( Metro, tgv ) tendent à concentrer l’attractivité des infrastructures à des endroits bien localisés.

L’autre attrait du télétravail est d’augmenter la qualité du travail :
Sur la concentration au travail, plus facile chez soi ( pourvu qu’on dispose chez soi d’un espace isolé pour travailler- et ne pas finir à travailler sur une planche de repassage ), les efforts des entreprises pourraient

Les espaces de co-working sont une réponse pragmatique et intelligente :
Offrir des espaces de travail délocalisés des grands centres. Permettre aux salariés de reste connecté aux autres dans ces espaces de convivialité.
Avec une crèche où on peut laisser son enfant et aller le voir dans la journée.
Des espaces de snacking, de boissons à volonté. Comme chez soi.

On pourra s’intéresser à un exemple de co-working à Dunkerque, par exemple : Réinventer le travail, le co-working à Dunkerque.

L’auto-entreprenariat : plus de patron !

Qui n’a pas rêvé de travailler pour soi. Et surtout sans un patron ?
Les mesures techniques en France ont permis d’alléger quelque peu les démarches administratives.
Le nombre d’entrepreneurs indépendants a augmenté sensiblement ; avec des résultats mitigés.

Serait ce la fin du salariat ?
Non. Un grand mythe en France est en train de naître. Mais il est faux. Le travail salarié a plutôt tendance à augmenter que de diminuer.
Y compris aux États Unis. Pourtant le pays du far west où la conquête individuelle fait partie de l’ADN de l’américain.
La tendance de l’auto entreprenariat largement plébiscitée par Emmanuel Macron est anecdotique.
Certes, il y a un marché de niche ; celui des consultants cadres supérieurs. En informatique par exemple. Où la demande est tellement forte qu’on peut soi même gérer son parcours professionnel.
Pour les autres, on évoque le travail du « tâcheron »; payé à la tâche. Comme le font les chauffeurs d’uber.
Un paysage du XIXeme siècle.

Alors rassurons nous.
Ou pas.
Dans nos pays européens, le tâcheron existe comme au XIX siècle.
Par exemple, blablacar délocalise en Roumanie la gestion des images des nouveaux chauffeurs que vous êtes quand vous créez votre profil.
Une fois postée l’image de votre profil, le salarié a 4 secondes pour valider, recadrer la photographie de votre profil.
Cet esclavage numérique invisible où vous profitez de services gratuits numériques à une face cachée.
Pensez juste aux modérateurs délocalisés en Inde pour les Gafa. Leur quotidien est de visionner des images pornographiques, racistes, violentes et de les signaler.
Le tâcheron existe partout. Payé pour un click.

Le travail salarié augmente partout dans le monde et cela est une bonne nouvelle.
Car le salariat implique droits pour le salarié.
Être auto entrepreneur ( comme les chauffeurs d’uber ) mais ne pouvoir décider de son sort, car la plateforme uber décide à elle seule, ce n’est pas de l’auto entreprenariat. C’est du salariat.
Puisqu’il y a toujours un rapport hiérarchique avec un « employeur ». Qui dans le cas de Uber peut rompre le contrat quand il veut.
Voilà pourquoi le neck plus ultra de l’économie soit disante de l’économie collaborative fait pchhh…
Tous les tribunaux, aux États Unis, à Londres reconsidèrent la relation des chauffeurs comme une forme de salariat.

L’intelligence artificielle.

L’intelligence artificielle pour augmenter et soulager cette torture du travail. ?

L’intelligence artificielle nous menace-t-elle ?
Le vrai sujet est la transformation radicale de nos modes d’organisation dans les entreprises.
Des pans entiers de métiers traditionnels vont disparaître.
Et cela est acquis. Il faut juste s’y préparer.
Les porteurs d’eau étaient de plus de 20 000 à Paris. L’arrivée technique des conduites d’eau a bouleversé ce métier.
Pour le confort des usagers et pour le confort des ouvriers qui peinaient à transporter ces sceaux d’eau.
Cette illustration est largement reprise par la techno-sphère.
Comme l’arrivée de l’électricité qui a bouleversé notre monde.
Tout le monde est d’accord pour concevoir qu’il faut changer.
Par contre dans les débats actuels, personne n’a expliqué comment le porteur d’eau avait changé sa vie…
À l’époque ouvrière , on pouvait changer son métier sans qualification. Porter des seaux d’eau ou après travailler dans le bâtiment et porter des sacs de ciments ne nécessite pas de nouvelle formation.
Dans un monde de services, maîtriser le changement est il pareil ?

L’intelligence artificielle qui peut faire peur est vendue par les intégrés de la nouvelle technologie comme une aide augmentée au travail de l’homme.
Les robots, les facilitateurs des algorithmes ne changent pas la donne sur le chômage .
Tous les pays qui ont largement investi dans les robots n’ont pas détruit l’emploi.
La question n’est donc pas dans le chômage mais plutôt comment former différemment et se reconcentrer sur de nouveaux métiers.

Les métiers de demain n’existent pas.
Quelle éducation ?
Les professeurs des écoles ne connaissent pas l’intelligence artificielle. C’est un nouveau paradigme qui doit poser question.
La pédagogie n’est pas d’appliquer un programme tout fait sur les connaissances. Mais apprendre à apprendre.
Cette intelligence d’esprit existe déjà pour certains professeurs.
Moi même certains professeurs m’ont ouvert il y a 30 ans à cette curiosité naturelle de l’homme.

Nous vivons un séisme, là maintenant dans notre monde sur tous ses aspects.
Restez connecté et vigilant 😀

À lire également autour du travail « gratuit » ou insoupçonné  : Les digital labors d’internet, vous ouvriers du numérique !

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Classé dans Condition humaine, Economie collaborative, Nouveaux usages du 21ème siècle

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