Les Digital Labors, vous, ouvriers du numérique !

TEchShop_3D_makers_innovation_collaboratifTraduire un livre, ou classer des informations prend du temps, et de l’argent.

Alors pourquoi ne pas utiliser la plus grande main-d’oeuvre docile, qui travaille même la nuit, et en plus gratuitement ? Vous et moi !
Comment les géants du web utilisent donc une main d’oeuvre gratuite, ou la naissance des Digital Labors.

L’heure du collaboratif.

Dire «j’aime » sur un article, un post Facebook permet de donner de la valeur à un article.
Cela permet de partager de manière intelligente à ses semblables que quelque chose a du contenu.
C’est l’effet collaboratif du web 2.0 qui permet de porter « démocratiquement » un sujet.
Voilà comment par exemple l’image et slogan #Je suis Charlie, une heure après les attentats du 7 janvier 2015 contre l’hebdomadaire Charlie a fait rapidement le buzz, par viralité, et être repris dans le monde entier.
C’est le réseau social qui a propulsé une idée, un concept, un mot d’ordre de liberté et de revendication.

L’ouvrier numérique ( vous ) trieur de l’information.

regle_3_i_communication_digitalePour les entreprises qui brassent des millions de données et d’information, avoir une armée de lecteurs, de « curators » qui catégoriseraient les informations est impossible. Et coûteux.
Impossible pour les acteurs du web de faire eux-même le tri d’une information, d’un article pertinents.

Utiliser les coups de coeur des internautes est donc une aubaine : ce sont les internautes qui eux-même vont trier l’information.
Voilà comment les algorithmes de Google utilisent donc notre intelligence, à peu de frais.
La vertu d’utiliser les remontées qualitatives et quantitatives des internautes permet de proposer aux autres, dans leurs recherches la meilleure proposition. En haut des résultats de recherche.
Tout internaute qui connaît un peu les usages numériques et s’intéressent au net sait qu’il participe à sa façon à ce gigantesque classement des articles, des vidéos, des blogs.
Certains s’en servent d’ailleurs consciemment pour faire le « buzz » sur la toile.
Le moteur de recherche google, par exemple, utilise le nombre de clicks sur les liens proposés dans ses résultats qu’il a proposé sur un mot clé pour donner une plus grande valeur à ce lien. Et lui donne une plus grande valeur informationnelle. L’algorithme intègre depuis quelques années les sites plébicités par les réseaux sociaux ( par les retweet, I like de Facebook ).
Du modèle collaboratif, Google utilise ainsi l’internaute comme l’un de ses collaborateurs, qui prend du temps à classer les informations utiles et futiles d’internet.
Sans la moindre rémunération de l’internaute.
Voilà comment sont nés ces digital labors, c’est à dire les ouvriers numériques des grandes compagnies numériques.

L’ouvrier numérique ( vous ), traducteur du numérique.

Les sites commerciaux, les nouveaux réseaux sociaux se déploient dans le monde entier. Et donc dans toutes les langues.

Alors, pour une start-up dans la silicon valley, il est un peu compliqué de traduire ses sites en langues étrangères.

Les nouvelles technologies permettent facilement de traduire les sites dans toute langue. Mais le « bon mot » crucial sur un site nécessite un peu de vigilance, et d’expertise. Alors pourquoi ne pas le demander aux internautes que de payer un traducteur professionnel ?

Voilà la traduction collaborative. Facebook propose son réseau social en corse… L’entreprise saura trouver des corses. Pas dans la Silicon Valley.. Non, tout simplement parmi ses fans de Facebook.

L’ouvrier numérique ( vous ) , correcteur du travail de numérisation des livres.

lean_travail_collaboratif_productiviteL’arrivée du numérique a permis de rendre accessible les médias tels la photographie, les vidéos.
Google Books, ou Google Livres est un service de Google permettant d’accéder. 15 millions en 2010.
Autant la musique, la vidéo sont des médias jeunes, autant le livre est le média le plus vieux dans la transmission de données, depuis l’arrivée de l’imprimerie de Gutenberg.
Donner accès au livre sur le net, c’est donc numériser l’ensemble de l’oeuvre déjà produite.
Cette tâche est titanesque, et s’appuie industriellement sur les outils de reconnaissance de textes.
Cependant, certaines typographies échappent aux logiciels, et seul l’oeil humain sait lire proprement un texte.
L’oeil humain peut derrière un signe retrouver ce qu’il représente, peu importe sa forme : le paradigme de A, à , ä est la lettre A.
C’est la fonction du langage et de la lecture qu’il a acquiert depuis son plus jeune âge.
Aussi, l’homme sait reconnaître une lettre mal formée.
Alors pourquoi le Digital Labor, ou l’ouvrier numérique ne pourrait il pas être celui qui corrige les livres mal numérisées de Google ?

Le projet Recaptcha

captcha_usage_complique_hackerC’est l’objet du projet recatchpa, de Google, qui repose sur l’outil Catchpa largement utilisé dans le monde de l’internet.
Captcha est un système de sécurité sur internet. Il consiste à demander à l’internaute de taper les mots qu’il voit dans une image à l’écran.
Catchpa connaît les mots qu’il y a à l’image, et sait donc qu’il s’agit bien d’un humain qui répond en tapant le bon mot.
Et non un robot. Pour les sites internet, cela permet d’éviter les piratages de masse, par des robots, sur leurs sites.
L’astuce de Google, pour vous faire travailler à son entreprise de numérisation de livres, c’est qu’il propose un premier mot qu’il connait ( et permet de vérifier que vous êtes bien humain ).
Et le second, il ne le connait pas. C’est tout simplement une image d’un livre numérique qu’il souhaite faire valider par un humain. Vous.
Le second mot, vous le lisez dans l’image, et l’indiquer à Google.
Vous voilà le relecteur chez Google Corporation, sans le savoir, et toujours, gratuitement.

Digital Labor, le mal louable d’internet ?

communication_erreur_perceptionComme on l’a évoqué plus haut, la société de communication d’aujourd’hui est collaborative.
Aussi, les efforts à son niveau dans l’espace communautaire sont nécessaires à créer cette cohésion.
elle est souvent volontaire : beaucoup de passionnés écrivent des blogs, répondent à des questions sur les forums, sans contrepartie.
Pour les grandes entreprises du net, le sujet est un peu différent : elles engendrent des millions d’euros de bénéficent, s’appuyant sur ces Digital Labors.
La gratuité de leurs services, pour l’internaute, permet de faire couper court à tout débat.
La transparence est pourtant un autre axe de notre monde de communication.
L’utilisation par google de Recatchpa n’est pas clairement explicite.
Et ce manque de transparence de ces géants finit par faire émerger des questionnements sur la place de l’internaute, en tant que citoyen :  Qu’on me dise ce qu’on fait de ce que je suis, et de ce que je fais.
A suivre… Ce n’est pas fini !

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Classé dans Billet, Plus loin, Usage internet

Une réponse à “Les Digital Labors, vous, ouvriers du numérique !

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