Peut-on encore vivre dans notre monde numérique ?

​Le monde nous inonde d’ondes, de préconisations, d’injonctions à bien faire. De conseils, de résoudre des problèmes car on a tous des problèmes.
Les applications données gratuitement par les grands acteurs américains nous promettent le bonheur, de bien s’occuper de soi.
Étrange que des grandes sociétés américaines s’occupent de notre bien être. Gratuitement. Wahoooou ! Plus fort que la sécurité sociale en France qui peine à rembourser des maux moins graves.

Nous sommes condamnés à suivre ce subtil mouvement du bonheur, imposé par quelques ingénieurs de San Francisco ..

Les compilations de nos ouvrages littéraires, musicaux, picturaux en France nous donnent pourtant un champs des possibles, différents.
Lire, lire et écrire soi.
Quitte à mourir de désespérance, autant le faire avec grâce !
Avec une coupe de champagne, ou un livre à la main page 12 de Flaubert avec Emma bovary.
Ou avec un crayon dans la main sur un cahier à carreaux d’écolier .
Un peu rudimentaire sur la technique.
Loin des notes sur l’iCloud .

Mais plus prononcé sur le cahier avec cette encre bleue, avec des ratures ( rien ne s’oublie ).

Et la force du stylo sur le papier amplifiera cette conviction… celle de dire qu’on existe malgré tout, seul avec le monde .

Un monde froid, silencieux, mais que l’on peut écouter .

Quand on écoute la nature, d’une terrible neutralité et d’un peu d’arrogance on peut s’exclamer que la beauté est inscrite dans chacun des gestes de tout oiseau, lapin , feuille qui pousse à la recherche de la lumière .
Une indication de la mission de la plante à accomplir ou subie par le mécanisme subtil du monde qui oblige à 13 degrés la plante à se secouer et pousser…
Pour l’homme quelle température est elle nécessaire ? Peut être le zéro degré de la bêtise ou du froid qui réveillerait les sens.
Pour l’intelligence , la valeur que l’homme a obtenu est volatilisée dans la bêtise, la facilité .
Moi même je faillis.

Mais il y a espérance.
Derrière chaque mouvement de son pouce, une question doit tarauder : est-ce nécessaire ? Envoyer un SMS, donner un like sur facebook ? Donner l’autorisation à nos applications numériques de nous suivre dans chacun d’oscillement de paupière, de mouvement ?

Ne pas oublier.
Car les siècles tracés d’intelligence, de doutes, d’humanité sont effacés ce matin par les nouvelles infos, les nouvelles intox, les nouvelles applications, les nouveaux jeux.
À nous faire oublier notre transcendance et nous jeter dans un mouvement temps réel qui nous oblige à ne plus exister soi même .

Vive la distance !

Le monde numérique nous aide beaucoup dans notre quotidien. Mais en retour il nous demande de vendre notre âme au diable…
La défiance et la déviance nous mettent un pas de côté.

Prendre le recul est finalement simple.
Limiter sa dispersion intellectuelle sur des usages à peu de valeur ajoutée pour notre santé mentale..
L’idée n’est pas de se positionner en apocalyptiques d’internet, de la révolution numérique. Mais de se l’approprier.
User des usages pour les concevoir pour notre communauté d’humains.
L’économie collaborative a certes ancré de bonnes pratiques. Parfois détournée du sens premier.
Celui de faire grandir l’homme, et de le réunir avec ses pairs.

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Classé dans Billet, Condition humaine, Usage internet

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