Mieux comprendre nos comportements, selon Lewin.

comportement_psychologie_lewin

Le comportement d’un être humain est toujours difficile à comprendre.

Vais-je avoir droit à une insulte, une remarque, ou un gentil sourire ?

L’homme a en lui des forces négatives et positives.

Et il est un pur atome électrique, faits d’attractions et de répulsions électriques !

C’est la proposition de Lewin, grand psychologue américain.

A découvrir ici, pour mieux comprendre nos mécanismes de communication !

Le comportement selon Lewin.

Kurt lewin (1890 – 1947 ) est un psychologue américain d’origine allemande.
Son sujet de prédilection : le comportementalisme.
Kurt Lewin a travaillé sur la psychologie, en considérant la psychologie comme une science dure.
Ce psychologue américain est influencé par les modèles et théorie de la physique.
Ainsi, il considère que l’individu est un organisme soumis à des champs de tension.
Comme peut l’être un atome par exemple, par les champs électro-magnétiques.
Quels forces en question ?
Lewin considère 2 types de forces :

  • celles provenant des éléments internes à l’individu, les forces internes. C’est à dire de l’histoire de l’individu, depuis sa naissance, et tout ce qu’il a vécu et intériorisé.
  • celles provenant des éléments externes à l’individu, les forces externes. C’est à dire de l’environnement, de tout ce qui se passe .

Les 2 grands types de comportement.

lewin_comportement_tensions_approcheLe comportement est la résultante des forces sur un organisme donné, à un moment donné.
La nature de ces forces sont de deux natures :

  • les forces positives : elles sont relatives à ce qui nous permettent de réaliser nos besoins d’épanouissement. Ces forces produisent des tensions positives, qui vont être résolues en comportement d’approche.
  • les forces négatives : elles sont relatives à ce qui nous détourne des objets ou situations malheureuses ; auxquels on fait en sorte de s’en détourner, pour ne pas s’en subir la situation, ou un évènement. Il s’agit alors d’un comportement d’évitement.

La communication, comme le rapport des forces en présence.

Dans toute communication, l’individu est donc en constante interaction avec ces éléments :
forces interne ( ce que je suis ) , les forces externes ( ce qui a autour de moi ), les forces positives ( mes besoins, ce que j’aime ), les forces négatives ( ce que je fuis ou n’aime pas ).
Le comportement, dans la relation de communication est donc ce mélange, qu’il nous appartient de décortiquer et d’analyser.
Pour bien communiquer, il faut pouvoir déceler les motivations qui sous-tendent le comportement :
1. qu’est ce que l’individu cherche à atteindre ?
2. qu’est ce que l’individu cherche à éviter ?

Le processus de communication est un système à deux participants, et on comprend que ce système n’est pas totalement neutre, et transparent.
On ne peut avoir à coeur ouvert les tenants et aboutissants de ce qui se projette dans la tête de l’autre.
On ne me dit pas tout. L’information est filtrée, et ce filtrage de l’information n’est pas forcément conscient.

Les 2 processus de communication.
Tout acte de communication est une « transaction » dans laquelle chacun des acteurs se positionne, et intéragit.
Les processus mis en jeu sont de 2 sortes:

  • Les mécanismes projectifs.
  • Les mécanismes de défense.

Les mécanismes « projectifs ».

  • Les mécanismes projectifs consistent à assimiler ce qu’on me dit, en pensant que l’autre agit, et pense comme moi.

Si l’autre me dit « tu es le meilleur pour tenir l’équipe », je peux penser : « en effet, je suis un type bien et je suis un meneur ». L’autre peut tout aussi bien penser « tu es le meilleur pour tenir l’équipe, parce que tu es le chef et que personne ne peut désobéir ».
Cette assimilation par analogie avec ma propre perception des choses peut être dangereuse. Car elle ne permet pas de penser que l’autre pense différemment.
On a vite fait de prendre des raccourcis, en pensant que l’autre pense comme moi.

  • Différemment, on peut projeter les attitudes de l’autre pour justifier mes propres perceptions.

Par exemple, une attitude d’agressivité (« tu es en retard » ) peut me conforter dans l’idée que l’Autre m’en veut, parce que le pense. Ce n’est pas forcément la réalité.

Les mécanismes de défense.

Devant un situation délicate, ou qui ne plait pas, l’individu tente ( inconsciemment ) de revenir à une situation stable où tout allait bien.
On tente de revenir à un état antérieur.
De ce fait, le mécanisme de défense va .

  • la scotomisation : ce processus consiste à tout simplement occulter la réalité, à éliminer une situation génante. ( « je n’ai rien entendu » ).
  • la mémorisation sélective : l’information entendue et comprise sera malgré tout oubliée. C’est l’expression : « entrer par une oreille et sortir de l’autre ». Pour celui qui n’est pas entendu ou compris, cela peut être énervant. On pense que l’autre le fait exprès. La plupart du tout, il s’agit d’un processus inconscient.
  • l’interprétation défensive : elle donne à l’information une autre interprétation, plus conforme à ce que je souhaite entendre.
  • la négation de l’autorité de la source : pour refuser ce qu’on me dit, on dénigre celui qui a formulé le message. « T’es pas ma mère », ou « il n’y connait rien ».

 

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Classé dans Communication, Condition humaine

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