La consommation collaborative, ou le Oui je partage !

TEchShop_3D_makers_innovation_collaboratifL’économie ou consommation collaborative est un mouvement de partage collaboratif qui rompt nos usages de consommations habituels.

Et utilisant les nouvelles technologies, elle met en relation les consommateurs, sans intermédiaire !

Née du ras le bol de la consommation à outrance, des possibilités du web , l’économie collaborative s’attache à trouver de nouvelles formes de consommation, plus durable en terme environnemental et social.
Focus !

La consommation collaborative en exemple :
« En regardant le XXème siècle, je me demande pourquoi on avait tant d’objets ! »

Voilà la réflexion d’Amandine, jeune femme dans le vent .
Elle revend donc ( à moindre prix ) la poucette qu’elle avait pour sa fille. Sur le boncoin…
Une voiture est à l’arrêt 92% du temps.
Une perceuse ne travaille en moyenne que 12 minutes dans sa vie.
Alors plutôt que d’être dans l’obsession d’acheter, partager est devenu le leitmotiv de la consommation collaborative.
Pas à n’importe quel prix : pour le consommateur, il achète moins cher. Pour celui qui partage peut en tirer un gain pécunier.

L’équation de la consommation collaborative, ne soyons pas dupe est aussi financière ! En temps de crise, l’usage a trouvé un succès naturel.
Plus louable, les circuits de consommation deviennent locaux.

Ce n’est pas parce qu’on est sur le web, qu’on partage au fin fond du monde.
Non, si on souhaite des légumes de bonne qualité, allons les chercher à côté de soi même.
L’économie collaborative vous met en relation avec votre voisin, votre commerce local. Fi aux grands de la Grande distribution !

Les 3 concepts clés de l’économie collaborative.

Les 3 concepts clés de l’économie collaborative sont donc :

  • financier : c’est la crise, je peux acheter moins cher, ou je peux me faire quelques revenus.
  • humain : j’aide les autres.
  • Ecologique / sociétal / durable : je partage avec les gens qui sont autour de moi. Pas de transport routier coûteux. Mes achats sont faits auprès du producteur local.
    L’économie collaborative ne rassemble pas l’écologiste alter-mondialiste radin qui a une vision utopiste du monde. Elle est déjà présente dans tout foyer ordinaire : je vends mes bouquins que j’ai déjà lu à des passionnés qui n’ont pas forcément les moyens… Et goutte d’eau, j’explique à mes enfants que ce que je fais est formidable pour la planète !

L’économie ou consommation collaborative en exemple.

producteur_consommateur_collaboratif_echangeLes exemples de participation collaborative dans cette nouvelle économie tournent autour de l’échange entre particuliers, médiatisés par des plateformes web.

On trouvera ici de nombreux exemples :

blablacar, jestocke.com, N’go’home : Panorama des sites de partage.

Naissance de l’économie collaborative : De la société de communication.

L’émergence de la consommation ( ou économie ) collaborative est née avec le web 2.0 ; et plus globalement avec la société de communication, née au XXème siècle.
Ses 5 piliers sont : la transparence, l’autonomie, la mondialisation, la démocratie, l’abondance.

  • Autonomie ?
    Pas besoin d’intermédiaire pour trouver une personne qui recherche quelque chose que je peux lui apporter. Historiquement, les petites annonces papier, dans les journaux gratuits, permettaient de relier consommateur/vendeur. Les sites internet permettent aujourd’hui de capter un public, sans payer, et de chez soi.
  • Transparence ?
    Trouver le bon produit, ou le service qui nous convient est facilité par l’accès à l’information sur le web. Des commentaires de clients sur les produits, aux textes législatifs qui permettent de comprendre. Aujourd’hui, les moteurs de recherche permettent d’accéder à l’information qu’on souhaite.
    Avec l’aide des internautes, qui lorsqu’ils sont passionnés dans leur domaine n’hésitent pas à aider. Via les forums par exemple.
  • Mondialisation ?
    L’internaute n’a pas de limites, dans la diffusion, et le partage. Le web étant mondial, toute initiative a de facto un impact international. Les sites d’échanges de particulier pour les résidences de vacances sont un bel exemple : ils permettent de contacter directement les propriétaires. Pourvu qu’on parle un peu l’anglais !
  • Démocratie ?
    La suppression d’intermédiaires traditionnels ( agences de location, agences de publication d’annonces ) permet la plupart du temps de pouvoir échanger gratuitement.

Ces piliers de l’ère de la communication ont pu donné naturellement naissance à l’économie collaborative.

L’effet jogging.

positivisme_saint_simon_industrie_progresL’économie collaborative procède d’un vieux concept, défini par Régis Debray. Celui de l’effet jogging.
Ou en tout y ressemble.

Face au monde moderne, l’homme a cette fâcheuse manie de revenir à des pratiques achaïques.
Régis Debray prend ainsi l’exemple du jogging : la voiture a monopolisé tout l’espace de circulation dans notre monde urbain et pourtant l’homme est revenu à la marche bipède, et même à la course à pied. le jogging est devenu une tendance : on se met à courir dans les salles de sport, sur un tapis.
Devant les pratiques de consommation moderne qu’a apporté le supermarché ( la libre consommation immédiate dans des lieux concentrés regorgeant de tous les produits, venus de partout ), l’homme revient à des pratiques plus archaïques : le troc, l’échange. Comme au temps des Egyptiens.

Un effet durable ?

L’usage est toujours le roi.
Les freins entrevus à la consommation collaborative sont les suivants :

  • Une image fragile et le business.
    Derrière une vertu « markettée » de l’environnement durable, et sociétal, les start-up qui créent ces plateformes voient surtout le business. Et la vague de la bulle internet est de nouveau là. Il s’agit de surfer sur des pépites. En espérant gagner beaucoup d’argent. Il faut trouver la bonne idée ; et la développer.
    L’image d’authenticité, de retour à des modes de consommation plus responsables pourrait se ternir ; si le concept est poussé à outrance.
    Dans le domaine de l’économie collaborative, la règle est dure : le premier qui installe durablement LE concept prend la main. Et obtient un monopole.
    La frénésie et la multiplication des sites pourraient voir écrouler tout le secteur : car pour trouver du business, ces plateformes doivent générer du trafic.
  •  la réglementation galvaudée.
    Les services échangés, et les objets échangés échappent aux taxes et aux règles habituelles du code civil. Un particulier qui effectue des travaux pour un autre peut être assimilé à du travail au noir.
    De même, les taxis Uber n’obéissent pas aux même règles que ceux des taxis traditionnels. Poussant ainsi les manifestations hostiles à Paris, par exemple.
  • la crise derrière nous ?
    Le succès des sites d’échange est qu’il repose sur le phénomène de crise. Troquer, c’est l’usage de celui qui n’a pas forcément les moyens. D’ailleurs, la pratique du troc était par exemple courante, pendant la seconde guerre mondiale, en période de pénurie.
    L’effet de cette économie pourrait donc s’essouffler si la conjoncture changeait. Car n’oublions pas que la consommation collaborative prend du temps ( trouver, échanger, proposer, conclure une transaction ). Et qu’il est plus simple d’appeler un artisan tout de suite, que de passer du temps à échanger par exemple.

Ces nouveaux usages innovants sont à capter. En tant qu’acteur, et observateur de notre temps.
A suivre…

Textes relatifs : Paranoma des sites d’échange, de consommation collaborative.

Crédit photographique ( couverture ): TechShop.

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6 Commentaires

Classé dans Billet, Economie collaborative, Usage internet

6 réponses à “La consommation collaborative, ou le Oui je partage !

  1. Pingback: La consommation collaborative, ou le Oui je par...

  2. Maxime

    En effet la consommation collaborative permet d’exploiter des ressources existantes qui sont inutilisées, ça ne peut donc qu’être bénéfique ! On peut carrément louer de l’espace, en le louant en tant qu’espace de stockage, par exemple.

  3. Pingback: Dictionnaire de la vie numérique, du web, et des réseaux sociaux | Zeboute' Blog

  4. Pingback: L’économie collaborative, expliquée par Anne-Sophie Novel | Zeboute' Blog

  5. Je découvre votre blog via cet article et je découvre un contenu de grande qualité ! merci ! 🙂

    Emma

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