Sur les traces de Camus, à Lourmarin

Camus_centenaire_naissance_19132013, Albert Camus , c’est l’anniversaire de sa naissance, né le 7 novembre 1913, à Mondovi dans un village d’Algérie.
Célébrer Camus, c’est se souvenir.

En ce mois d’août, sous la chaleur de Lourmarin, c’est là qu’on comprend l’aura qu’a Albert Camus encore aujourd’hui.

Dans le fin fond du Lubéron, là où l’écrivain est mort, en me recueillant sur sa tombe, deux espagnols sont là.

Venus de leur terre natale, ils ont fait ce parcours jusqu’au cimetière de Lourmarin, excentré du village.

C’est là où la culture universelle a son sens : peu importe les origines, la langue, se retrouver sur une pensée, un auteur, une philosophie a un sens.
Retour sur Lourmarin, là où Albert Camus retrouvait l’atmosphère de ses montagnes algériennes.

Les derniers jours d’Albert Camus.

Camus_lourmarin_algérie_montagnesAlbert Camus avait choisi, en 1958 de se poser à Lourmarin, dans le Lubéron.

Ami de Jean Grenier, lui même ami d’Henri Bosco, Albert Camus s’est plongé dans les descriptions de cette terre, et c’est là qu’il choisit de trouver son lieu de repos, de sérénité.

Loin de Paris, menaçante, peuplée de ces intellectuels qui ont largement dénigré l’auteur de L’Etranger.

Notamment, grâce à son prix Nobel, obtenu tôt dans sa carrière. Et qui pour ses détracteurs était une façon de l’enterrer. Les hostilités avec Sartre ont profondément miné Camus, et avait appréhension de ce petit monde intellectuel parisien : Albert Camus et Sartre.

Le lieu de Lourmarin lui rappelle au contraire un domaine de recueillement : il comparera le paysage du Lubéron aux paysages d’Algérie, par ses montagnes lointaines, qu’il appréciait. ( ci-contre ).

Longtemps, Albert Camus a souhaité que sa mère lui rejoigne. Sans succès.

Sa mère, trop ancrée dans son Algérie natale, et ses difficultés d’expression, ne pouvait quitter son quartier.

Albert Camus ne réussira même pas à lui installer le téléphone, pour pouvoir communiquer.

C’est grâce à l’argent du prix Nobel, qu’Albert Camus achètera cette résidence à Lourmarin.

La vie de contact, dans une réalité.

Stade de Lourmarin

Stade de Lourmarin

Albert Camus était sportif, et aimait le football.

Il jouait en Algérie dans l’équipe universitaire.

Malade, atteint de la tuberculose, il était cependant sur le terrain. Gardien de but, à cause de sa maladie. De là, il analysait le jeu, et pouvait réfléchir au monde. Celui du terrain, de la sueur, de la camaraderie.

Aussi, à Lourmarin, Albert Camus aimait se rendre au stade de football, et y discutait football.

A l’enterrement d’Albert Camus à Lourmarin, ce sont d’ailleurs les footballeurs du village qui porteront le cercueil.

( ci contre ).

Albert Camus aimait la vie avant tout.

Et ces lieux sont ceux de l’ordinaire, du mot simple.

cafe_ormeau_lourmarin_albert_camus

Le café de l’Ormeau est l’endroit où Albert Camus, avec son journal pouvait respirer.

La place du village, dans son acceptation originelle : la place où l’on est. Où l’on s’inscrit.

Et où au fil de l’humeur, on réfléchit, on discute.

L’endroit est toujours vivant. Plus touristique, c’est sûr.

Hotel restaurant Ollier. Albert Camus.

Hotel restaurant Ollier. Albert Camus.

Dans le village, et la place, Albert Camus aimait interpeller la patronne de l’hôtel restaurant l’Ollier, toujours existant aujourd’hui. ( ci contre )

Lorsqu’il s’installait dans le village, Albert Camus utilisait un pseudonyme, « M. Terrasse », pour ne pas être reconnu.

L’hôtel Ollier.

La tombe aux fleurs, tout simplement.

cimetière_albert_camus_lourmarin

C’est donc à Lourmarin que repose Albert Camus.

Son dernier voyage devait le conduire à Paris.

Initialement, Albert Camus pensait prendre le train ( un billet de train dans sa sacoche est retrouvé ) pour Paris.

Gallimard le persuade de rentrer en voiture. Depuis Lourmarin, il remonte la France.

Arrêt dans un hôtel, où on fêtera les 18 ans de la fille de l’éditeur.

Terrible accident. Absurde.

albert_Camus_mort_lourmarin_décès

La tombe d’Albert Camus est simple. Pas d’épitaphe. Juste son nom, et ses dates de naissance et de mort : 1913 – 1960.

On remarquera juste la nature, les fleurs, la plante qui pousse sur sa tombe.

Comme un irrésistible appel à la nature, à la vie.

Respect.

Sur les traces d’Albert Camus : revival.

Lourmarin_camus_chambre_hoteLe village de Lourmarin est aujourd’hui une destination huppée, et quelques touristes.

Le périple dans ce village vaut cependant le détour.

Et en tant que disciple d’Albert Camus (  lol ), comme les deux espagnols croisés sur la tombe, on visitera la région superbe, qu’Albert Camus a bien choisi.

Un conseil, en chambre d’hôte  : le mas de passipaou  : une batisse de 200 ans, où on peut se poser, tranquillement avec des hôtes sympathiques.

On trouvera des articles, billets, autour d’Albert Camus ici : Albert Camus.

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Classé dans Billet, Condition humaine, culture

Une réponse à “Sur les traces de Camus, à Lourmarin

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