Les machines pensent elles ? ou le test de Turing

Notre époque est celle de la désacralisation en tous domaines.
L’Homme, par sa raison, universelle, semblait l’être absolu, supérieure de toutes les espèces.
Elle s’est trouvée heurtée à la fin de la toute puissance de la pensée, qui n’est pas absolue, mais relative. Choc des cultures, décolonisations au XXième siècle.

La pensée de l’homme s’est ensuite minée de l’inconscient, par les découvertes de Freud en psychanalyse. Nous ne sommes pas maîtres de tout notre esprit. Et notre corps nous joue des tours.

La technique, enfin, est largement le palliatif à un homme nu, sans défense : à la différence de la plante qui s’auto-entretient, des animaux qui pourvus de la vitesse, les crocs, les griffes, permettent la chasse. Point pour l’homme. Il se retrouve nu comme un ver de terre. Il n’a qu’une chose, son cerveau.

De là, le mythe de Prométhée : son frère Epymède a donné à tous les animaux les vertus essentielles ( griffe, carapace, vitesse ), mais a oublié l’Homme. Prométhée donne alors à l’homme la puissance du feu. Permettant la maitrise du feu, de la métallurgie, de la technique.

L’Homme n’est pas le maître : il a besoin d’outils techniques.
Des outils mécaniques, comme la flêche, pour chasser ; des outils énergétiques, comme la machine à vapeur pour décupler sa force ; et enfin les outils numériques, permettant à l’Homme de comprendre, et donc de maîtriser le monde qui l’entoure.

Le rapport à la technique est donc devenu intime. Et les lunettes, les téléphones ne sont ils pas devenus une excroissance de notre corps et de notre esprit ?

Réfléchir à la machine, c’est souvent réfléchir à ce qu’est l’Homme.
Voilà pourquoi les relations avec la machine sont subtiles, et ont engendré vaste littérature. Elles tiennent de la philosophie ( nombreux sujets au baccalauréat 🙂 ), de l’épistémologie.

Jusqu’en 1950, par le fameux article de Alan Turing, qui définit ce qu’on appelle le « test de Turing ».

Ce test permet de définir si la machine peut penser. Ou pas.

Son test est jouissif, et occupe encore aujourd’hui bon nombre d’étudiants en Intelligence artificielle.

Au delà du test, Alan Turing formalise les objections de son époque, et toujours d’actualité sur l’incapacité à la machine de penser.

On lira une analyse de ce texte, avec des extraits de l’article paru dans la revue Mind : le Test de Turing.

Plus largement on s’intéressera à Alan Turing, qui au-delà de ce test a été l’un des inventeurs de l’ordinateur d’aujourd’hui. A lire les pages dédiées sur ce site : Alan Turing.

[ Image : remerciement avec l’aimable autorisation de Bebopix, tous droits réservés ]

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