Pourquoi j’ai décidé de fermer mon smartphone ?

En ces temps de confinement, la réflexion est salvatrice.

En ces temps de confinements , se connecter à des moments douloureux entretient le caractère anxiogène.

Voilà pourquoi il faut mettre le bouton off.

Temps de lecture : 5 minutes.

Blogueur, pour moi être connecté un peu en permanence, sur les réseaux sociaux est important; répondre aux commentaires, susciter l’envie de faire lire mes derniers billets, qui sont géniaux ( cela n’engage que moi lol ).

Pourtant, à y regarder de plus prêt, chacun passe son son temps à lire et commenter les réseaux sociaux, ce temps précieux pourrait être utilisé différemment.

La longue atonie à lire, suivre de l’extérieur ce qui se passe . La plupart du temps sur internet par des fakenews, des commentaires maladroits. Chaque internaute de son doigt a le pouvoir de dénigrer. Chacun a raison.

En oubliant les experts, les medecins, les scientifiques qui ont je pense une vision plus rationnelle de ce qui se passe.

Je me suis battu, pensant bien faire à expliquer, à répondre.

Un combat vain, comme Sysiphe. Monter jusqu’en haut de la montagne en pensant bien faire ; malheureusement, la pierre retombe jusqu’en bas. Par quelques trolls si facile à Twitter.

Un combat sans fin.

Non chacun y va de son petit commentaire, pour soi.

Chacun pourrait gérer la crise mondiale à sa façon.

Alors oui, ce qui a de positif sont les initiatives virtuelles de personnes géniales vis à vis de la crise sanitaire.

Depuis plusieurs mois, moi qui scrute les réseaux sociaux, je vois la valeur positive de se ruine de manière virtuelle .

On lira : survivre au confinement.

Et pour les autres, le long fil d’actualité défile.

Avec des théories du complot, les critiques ad eternam de notre politique sanitaire, etc.. usant, et déprimant.

Peut-on juste se dire qu’on doit vivre et résister en tant qu’humain à ce moment extra-ordinaire ; dans son sens originel. Nous vivons quelque chose qui dépasse tout ce que les humains ont vécus, depuis les dernières pestes du moyen âge.

Alors quoi de neuf sur mon smartphone?

6 points rouges, 6 notifications. On a besoin de moi ?

Non, juste me capter sur mes applications habituelles.

Et me proposer quelques publicités bien ciblées.

Les gafas sont toujours là pour capter notre attention.

Notifier, engendrer l’envie de revenir de manière automatique, sur Twitter, Facebook, Instagram, whatsapp.

Sur le site contrepoint , l’analyse sur les gafas ( Google, Amazon, Facebook, Apple) est claire :

Les GAFA, qui ont pour certaines accès à nos données comportementales, vont utiliser des mécanismes comme « la boite de Skinner » et la récompense aléatoire. Des notions développées au cours d’une expérience, confrontant une souris face à un distributeur de nourriture. Si au début de l’expérience, la souris contrôle le mécanisme en appuyant sur un bouton et en faisant tomber de la nourriture, le mécanisme prend le dessus et contrôle la souris à la fin de l’expérience. Le cobaye n’a plus faim, mais enfermé dans un comportement addictif, il continue d’appuyer sur le bouton. Pour Bruno Patino, nos réflexes et nos usages d’applications tels que Tinder, Instagram ou Facebook, ne sont pas à l’abri du même phénomène de dépendance.

Moi même en tant que blogueur, et sensible aux usages de la vie numérique, j’ai failli. Et dépendant.

Le smarphone réunit en lui seul la menace de l’emprisonnement numérique.

Le smartphone est censé être notre téléphone.

Croyez moi, en un mois j’ai dû avoir 2 appels téléphoniques.

Le reste est une succession de textos, d’images sur Facebook, des messages sur whatsapp.

En plus, le smartphone donne l’heure.

C’est mon réveil le matin.

Face à l’addiction, voilà.

Mon téléphone, au moment où vous me lisez est éteint.

Bonne pratique : ouvert le matin, à midi, à 18h, et à 20h.

Le reste du temps, le monde tourne autour de moi.

Les créneaux d’ouverture sur le monde sont encore là,et suffisant.

Les moments de crise sont un moyen positif de se remettre en question.

En confinement, la longue réflexion m’a permis au moins de prendre conscience, de changer de manière subtile ce que je ressentais.

Et que je peux réaliser maintenant.

Être libéré, paradoxalement, moi confiné chez moi.

Retrouver sa liberté, son temps, et surtout retrouver l’essentiel.

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