Les faux mythes de la transformation digitale

Les générations x,y,z,  Millenium sont les générations nées depuis 1995, et jusqu’en ce début de siècle.

Vous n’en faites pas partie ? Ce sont ces générations que tout le monde observe, dans leur comportement.

Elles nourrissent notre monde de changement en pleine révolution : la transformation digitale.

Petit retour sur les faux mythes qu’on tente de vous faire croire…

 

Le faux mythe des générations Y, Z et Millenium.

Les modèles de marketing et de sociologues définissent des comportements nouveaux, en fonction des générations : génération y, z pour ceux nés après 1995, la génération Z.

Peut-on réduire les hommes dans une case comportementale, alors que le monde des humains est un orchestre ?

C’est à dire composé d’individus qui vivent entre eux, et finissent par tous composer pour jouer une même partition.

Cette partition est faite de règles, de normes. Bien sûr, chacun peut jouer avec sa sensibilité. Disrupter les codes. Mais pour pouvoir disrupter les codes, les normes, il faut avoir intégré notre monde.

Comme Picasso : il a cassé le modèle classique de la représentation picturale, mais il avait intégré les codes, les techniques de peinture classique.

A contrario du concept marketing des générations Y et Z, l’homme a pourtant une concrétisation, il vit dans l’orchestre, selon le sens de Watzalick.

C’est à dire que l’enfant vit dans son monde. Alors oui il use des nouvelles technologies, mais

avant d’appuyer de son pouce sur une tablette, il a déjà 100 000 fois appuyé son pouce dans l’œil de sa maman, sur son sein, sur sa cuillère pour manger. La tablette ou le smartphone viennent après.

Le monde change bien, mais il intègre tout le monde. Les jeunes influencent les comportements des plus âgés, et inversement.

Je suis aussi connecté que les adolescents. J’appelle rarement maintenant au téléphone, en privilégiant les SMS, comme la génération Z.

Quant aux jeunes, il se réapproprient des usages anciens. Celui de choisir la qualité, de retrouver des communautés. Celui de ne plus se laisser influencer par les marques artificielles qui vendent du rêve, des égéries.

Les usages du passé réenchantés.

La transformation digitale n’est pas qu’une digitalisation de notre monde, mais de nouveaux comportements : nous sommes en réseau, connectés entre pairs. Une horizontalité dans les relations.

Cette horizontalité détruit les schémas de hiérarchie, de la prédominance des institutions ( l’église, le maître d’école, le politique, les institutions publiques en générale ).

C’est un changement fondamentale de notre monde, et cela ne.est pas nouveau. Regis debray dans son cours de médiologie générale formalisait déjà ce changement de paradigme.

« La ligne Chair  aboutit à la Démocratie, mosaïque chaude et colorée de micro-milieux communautaires bouillonnant au jour le jour.

La ligne Verbe aboutit à la République, entité historique des lois, des livres, et de l’interprétation, antipathique à l’immédiat. »

 

La communauté d’êtres est née. Faite de réseaux digitaux, mais aussi de réseaux physiques : retrouver le local. Les circuits courts de distribution réapparaissent. On va chercher ses légumes chez le producteur local.

On construit ensemble, dans les fablabs, chez les makers. Comme dans les techshops de leroy Merlin.

Apprendre, faire soi même. Collaborer. Mélanger les talents, sans hiérarchies : des jeunes, avec d’anciens sachants ( ceux qui ont été mécaniciens, artisans dans leur industrie ).

Finalement, on revient aux fondamentaux : les humains ensemble..

Cela n’est pas nouveau, c’est juste remettre le curseur là où l’homme trouve sa valeur, son éthique.

 

Le monde du phygital se construit !

Phygital est la contraction de physique et digital. C’est à dire des communautés physiques en lien avec le digital, formant une seule communauté.

On ne distinguera plus le monde virtuel d’internet et le monde physique.

Les pure player en ce sens n’existent plus. Les entreprises qui ont démarré juste avec un canal, internet se réapproprient le local, la communauté physique.

L’exemple le plus tangible est celui d’Amazon qui a construit un empire digital, et qui maintenant investit dans de vrais magasins physiques.

Les grandes entreprises de la distribution l’ont bien compris : elles sont dépassées par la transformation digitale. Par contre, elles ont le trésor qui doit permettre de construire le phygital : des chaînes de magasins partout.

Leur objectif aujourd’hui est de transformer ces magasins en espace communautaire, de lien, de.enchantement et d’expérience pour leurs clients ; plutôt que des magasins de distribution classique.

Le numérique pour tous ?

S’occuper de la nouvelle génération, pourquoi pas de la vieille ?

La population française vieillit, et se concentrer sur une jeune population hyper connectée est-elle une solution ?

L’erreur classique est de considérer que la transformation n’est que digitale et que ceux sont que les jeunes qui doivent donner le « la » des usages à reconsidérer. Comme évoqué ci dessus, il n’y a pas de séparation des jeunes et vieilles générations, même s’il y a quelques caractéristiques différentes.

Le danger est de sacraliser le digital. De proposer des usages qui ne seraient que dédiés à une pseudo catégorie générationnelle qui n’existerait pas.

Le site internet de petites annonces « le bon coin » est un exemple en ce sens. Le site est d’un point de vue marketing et ergonomique très pauvre, pas lèché. Un peu « vieillot » même. Il fait même penser à de vieux sites des années 2000. Pourtant c’est un des sites le plus visité et utilisé par les français. Parce qu’il parle à tout le monde.

On pourra l’article du Monde : « LeBonCoin, ringard mais efficace« .

La transformation digitale doit embarquer tout le monde. Même ceux qui ne sont pas user-friendly.

Laisser la possibilité à gérer sa vie sans internet. Sans digitalisation à outrance.

C’est un enjeu compliqué pour les entreprises. Comme le monde bancaire qui voit une large part de son activité diminuée par les usages numériques. On voit moins son conseiller bancaire. Comment réinventer ce monde phygital ?

La toute puissance du digital.

Intéressant de constater que les évolutions de la techniques soient si rapprochées des comportements, de la vie.

La technique prend la dominance dans nos rapports à la vie humaine.

Technique et humain ont toujours été dépendants. La technique à changé nos façons de vivre. La voiture par exemple a raccourci notre espace au temps, et à la.espace. Ouvrant des horizons inimaginables sur l’esprit humain : connaissance des autres, des cultures, de l’étranger. Internet également.

L’étude de la technique et de l’humain est la mediologie, inventée par Régis Debray. La médiologie se portent bien !

Nuance à ne pas tomber dans le schéma inverse : la technique et leurs usages ne sont pas l’élément fondamental de la personnalité. On doit y adjoindre les phénomènes de solidaire, de communauté.

Dans un monde froid, digital, imposé généralement par de grandes entreprises américaines, monopolistiques, il faut remettre le curseur à la bonne place.

C’est l’enjeu de cette transformation digitale qui ne survivra qu’avec l’homme au centre de cette révolution de notre monde.

 

 

 

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Classé dans médiologie, Nouveaux usages du 21ème siècle

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