Tribute to my Dad !

jean-louis-boute-grande-synthe-albeck-caremeLe monde numérique est anxiogène. On apparaît partout, sur les réseaux sociaux, le web.

L’identité numérique et l’e-reputation sont devenus des sujets sensibles, quant au respect des données personnelles. Hum… Quid des personnes restées dans l’oubli, et qui n’ont pas un seul visage sur internet ; alors qu’ils ont compté ? C’est le cas de mon papa. Explication et un exemple !

Les nouvelles technologies ont largement capté les données numériques qu’on peut inscrire sur le web, malgré soi.

Et on s’en méfie. De là les lois numériques qui en découlent.

Paradoxalement, j’ai fait du google naming sur quelqu’un à qui je tiens beaucoup. Mon papa. Disparu en 2004.

Mon papa n’existe pas. Par ce billet, il va exister, merci de partager !

A l’époque le web était déjà présent, mais un peu artisanal.

Le résultat , c’est que je n’ai trouvé aucune trace de mon père, Jean-Louis Boute.

Vous me direz, ce n’est pas très grave.

Pour moi, si. Car mon père a largement participé à de nombreux combats, et ne pas les voir inscrire sur le web me dérange un peu.

Toute une population qui a oeuvré à notre vie citoyenne a disparu ad eternam, parce que le web n’était pas vraiment né.

Paradoxe de notre monde moderne.

En tout cas, moi, bloggueur des années 2000, je suis déçu que mon papa n’ait pas son heure de gloire sur le web.

Pas pour les félicitations, mon père n’aimait pas ça.

Mais pour le souvenir ; car le web est une boîte à souvenir. Plus puissante qu’une boîte en carton où les photos peuvent être perdues.

La force du web, c’est qu’une fois publié, les choses durent.

Voilà pourquoi j’écris, de manière personnelle ici, pour inscrire définitivement mon papa sur le web. Aujourd’hui il n’existait pas.

Et par ce blog qui a quelque popularité, les choses resteront. Pour moi, ma soeur, mes nièces.

La fin de vie numérique n’existe que maintenant : le droit à l’oubli numérique.

La vie de Jean-Louis Boute.

Jean-Louis Boute est donc né en 1943.

Il s’est marié avec Anne Marie Boute, et a eu 2 enfants formidables ( lol ) : Guillaume et jean-louis-boute-guillaume-albeck-grande-synthe.JPGIsabelle.

Et la réalité est la mienne. J’en parle comme je l’ai connu !

Jean-Louis Boute a toujours été un homme d’engagement.

Notamment, il s’est battu largement à Grande-Synthe, ville à laquelle il était attaché, pour ne pas qu’elle soit une « banlieue » de Dunkerque.

De ce fait, des manifestations dont il fut le leader ont permis à la ville de Grande Synthe de rester autonome. Et de refuser que le quartier de l’Albeck soit rattaché à Dunkerque.

Jean-Louis Boute s’est également inscrit dans l’écologie, bien avant tout le monde, en manifestant contre la centrale nucléaire de Gravelines.

Toujours proche de la population, Jean-Louis Boute était conseiller professionnel à l’ANPE, à Dunkerque, puis Grande-Synthe. Il a beaucoup aidé les « petites gens » comme on dit à retrouver une dignité, par une formation et un emploi.

Son sens des réalités ont eu résonnance, puisqu’il a été approché par les instances gouvernementales, à l’époque, comme Dominique Voynet, ministre de l’écologie qu’il a rencontré.

Mon papa avec son caractère a toujours refusé les compromissions. Il est resté intègre. Il n’a jamais voulu participer aux grandes instances gouvernementales.

La vie, la réalité politique

migrants_dunkerque-boute-anne-marie-generositéLa vie politique est ignoble. Jean-Louis Boute l’a compris ; surtout pour un homme intègre.

Il a su heureusement revenir à son lit douillet que représentait sa femme, toujours à l’écoute.

Car la vie politique nécessite d’avoir une écoute. Et Anne Marie Boute en était le pilier.

Jean-Louis Boute a participé à la vie municipale, et élu à la mairie de Grande-Synthe, en tant que conseiller avec Damien Carème.

Il a quitté la municipalité, avec regret.

 

migrants_grande-synthe-careme-boute-solidaritéAujourd’hui, Grande-synthe, avec bonheur est devenu le territoire malheureux des migrants.

Qui fait débat en France.

Mais à l’échelle de l’homme, ces migrants sont l’adn de la France qui protège, qui rassemble, qui recueille.

Je n’ai pas parlé de ma maman, qui en ce jour aurait fêté ses 70 ans.

Elle avait des amis réfugiés, et elle a conservé cette valeur ultime de l’humanité…

Je réfléchis à mon papa.

Je crois qu’aujourd’hui, il serait avec nos migrants.

L’humanité. Contre l’injustice.

Papa, je t’aime.

2 Commentaires

Classé dans Billet, Condition humaine

2 réponses à “Tribute to my Dad !

  1. un exemple d’amour familial. Beau.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s