Pourquoi parler du web ?

marque_semiologie_internet_choix_visibiliteL’objet numérique est devenu omi-présent dans notre quotidien.

Et on en parle. Et on en reparle.

Parler de Twitter, de ses nouvelles fonctionnalités. Des pure players, comme Google, Amazon. De facebook et de ses travers… Des nouveaux réseaux sociaux, des nouveaux portables.
Les nouveautés d’Apple, largement médiatisées et théatralisées par des KeyNotes, engendrent également commentaires, annonces, buzz.
Pourtant, souvenez-vous, l’objet numérique ( on parlait télématique ) en France, qu’est le minitel ne suscitait aucun commentaire.
Parlait-on des nouveautés : le minitel 1 standard, le Minitel 1 dialogue, le minitel 1B ?
Aucune information. On utilisait les outils. Point.
Parler « méta » du monde numérique, voilà l’usage nouveau associé aux nouvelles technologies.

L’objet médiologique.

fin_internet_controle_internetIl est naturel de parler de nos objets quotidiens, car ils sont vecteurs d’usages.
Une nouvelle fonctionnalité ( comme Siri pour Apple qui permet de parler à son téléphone ) est source de « practicité ».
Et les fonctionnalités offertes par le web sont immédiates et permanentes.
Les mises à jour sont simples : la plupart du temps, elles se font sans que l’utilisateur en a conscience.
Ce qu’en son temps les anciennes « nouvelles » technologies ne permettaient pas.
La construction, la diffusion du minitel par exemple prenaient des années, et pas de mise à jour du terminal en permanence.
Les coûts de production et de rationnalisation ne permettaient pas de modifier l’objet technique en permanence.
Aujourd’hui, l’accélération des objets techniques a changé la donne.
Elle accélère donc l’information associée : il faut expliquer.

Et c’est un nouveau sujet de discussion sur internet.

L’objet consummériste.

applestore_flagship_marketing_magasinComme précisé plus haut, parler de l’objet, c’est parler d’un produit.

Il est marketé, et la publicité autour de l’objet.
Apple a su sur ce point largement capter l’attention, maîtriser la communication autour du produit.

La captiver. Et susciter commentaires, annonces, buzz.
Autant le téléphone de Bell était un objet d’usage purement utilitaire, autant l’objet technologique capte aujourd’hui une valeur associée :

Avoir le dernier Ipad ou le dernier téléphone mobile est une forme de jouissance consummériste et sociale.
Parler de technologie, c’est parler de soi, de ce qu’on a.
Comme de la voiture que l’on exhibe : la réussite, l’image de ce qu’on est.

l’objet méta.

imagesLes nouveaux objets numériques nous permettent de mieux communiquer. D’échanger des messages.

Au delà du message, on parle donc de l’objet qui permet de véhiculer ce message…

Parler de l’objet plutôt que du contenu est d’un point de vue médiologique intéressant.
Mc Luhan disait ainsi : « The medium is the message« .
En l’occurence, le média ( l’objet du canal de communication : le téléphone, la tablette ) a une importance cruciale, dans la communication.
Et tous les acteurs numériques qui parlent du média en ce sens redonnent une importance à l’outil qu’on utilise.
Sauf, que, comme M. Jourdain, qui fait de la prose sans le savoir, parler des usages de l’objet c’est faire de la médiologie :
parler du moyen de communiquer, autant que ce qu’on communique.
L’exercice et la valeur des informations sur internet s’arrête là :

Parler des nouveaux modèles technologiques n’est pas parler de la façon dont on s’en sert.
C’est pourtant essentiel, et c’est ce que font les nouveaux professeurs, en intégrant l’usage du web.
Les TweetClasses par exemple sont une manière d’utiliser, de comprendre l’objet média et internet, auprès des nouvelles générations.

Car M. Jourdain fait de la prose sans le savoir.
Mais nous devons twitter et facebooker en connaissance de cause.
Nous avons plusieurs siècles de connaissances en plus !

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2 Commentaires

Classé dans Billet, Communication, Usage internet

2 réponses à “Pourquoi parler du web ?

  1. La potentialité, la promesse d’une expérience nouvelle semblent être devenues la norme dans la vente de tout produit, peu importe l’usage véritable ensuite.
    Auparavant, l’arrivée d’un nouveau produit était une réponse à un manque identifié. Dorénavant, tout nouveau produit vendu doit être accompagné d’un nouvel usage, laissant penser que l’acte d’achat doive systématiquement englober le produit et le nouvel usage. Les grand messes pommées le montrent très bien : le paroxysme est atteint lorsqu’une killer feature que personne n’a vu venir vient parachever le show.

  2. Effectivement, l’usage, toujours l’usage… Le mot du numérique aujourd’hui… Merci pour votre analyse du sujet !

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