l’engagement humain de nos réseaux sociaux

Les lecteurs habituels, et amicaux de ce blog seront un peu surpris de ma démarche.

Ce blog, qui a vocation à réfléchir aux sciences de l’information et de la communication, a également une vocation à s’intéresser au domaine de la condition humaine.

Sujet que j’ai mis un peu de côté, car moins propice à l’actualité, et à l’instantanéité du monde virtuel, en perpétuel mouvement. On cliquera donc sur la catégorie Condition humaine, un peu pauvre je l’avoue.

Car vivre son monde d’être humain, ce n’est pas vivre avec le temps numérique, trop immédiat. On a besoin de dizaines d’année pour apprendre une langue, des années pour réussir sa vie professionnelle, des mois, pour connaître l’autre. Et force de constater que le monde numérique nous offre des opportunités immédiates, sans effort. Juste en cliquant. Le temps virtuel n’est pas le temps réel.

C’est en regardant attentivement les internautes qui suivent mon blog, que je me suis penché sur les recherches de mots clés, aboutissant à mon site. Et surtout , sur l’article : Le blues des adolescents ou le fomo.

[ voir le détail de ces requêtes plus bas ]

Et que le monde numérique est source de recherche, pour les adolescents.

Dans recherche, ce n’est pas la Recherche d’information, sur Google, mais la Recherche de soi, Sa recherche.

Derrière la recherche « Qui suis-je » , Google propose 56 millions de résultats.

On lira plus bas les requêtes sur mon site, qui m’ont rappelées d’abord que le net était un formidable moyen de communication, et de recherche.

Avant le monde numérique, l’information sans le net était résumée à l’information des médias traditionnels, des usages courants familiaux. S’extirper de son monde était peu facile.

Paradoxalement, disposer de toute l’information n’est pas suffisant.

L’exemples des 54 millions de résultats à la question « qui suis-je » ne résoud pas son problème, sa destinée.

Devant ces requêtes, empreintes d’humanité, d’espoir, loin derrière des requêtes formelles d’intelligence, ces requêtes sur mon site me font prendre conscience de cette réalité, que nous devons prendre en compte sur internet. Lisez, elles ont une lueur d’émotion. Parfois de désespoir.

Le web comme refuge de nos craintes, nos espoirs, interrogations existentielles.

On lira donc les articles relatifs à la condition humaine, et pour les ados : Paroles à un adolescent ou la solitude du monde.

Ce blog a pour vocation de parler de communication. Il serait stérile s’il n’était pas lié à notre monde réel, avec tous.

Requêtes sur le blog zeboute.wordpress.com : [ au 15 juillet 2011 ]

je n’ai pas d’amis : 65

pas d’amis : 45

être seul adolescent : 2

je n’ai pas facebook : 8

plus d’amis sur facebook : 5

pas d’ami sur facebook : 4

j ai pas d amis : 4

pourquoi je n’ai pas d’amis : 4

j ai pas d amis .com : 4

je n’ai pas d’amis sur facebook : 3

pas d amis : 3

je n’ai plus d’amis : 2

je n’ai pas d’ami : 2

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1 commentaire

Classé dans Billet, Condition humaine

Une réponse à “l’engagement humain de nos réseaux sociaux

  1. Vincent Le Corre.

    Etonnantes ces requêtes en effet.
    Il est tout à fait vrai que Google est mis souvent à la place de ce que Lacan appelait le grand Autre, le fameux trésor des signifiants. Ce lieu qui se construit du fait de notre rapport au langage, et qui devient le lieu dépositaire du sens. Nous supposons ainsi qu’il y a bien un sens en ce lieu, un sens à nos paroles, à notre destinée, et qui nous assure de notre identité. Nous avions Dieu mais il est mort, aujourd’hui nous avons Google… ;o)

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