Le plaisir de l’écriture

Lecteurs fidèles de ce blog, vous savez que j’aime écrire.

La beauté de nouer des lettres pour en former des mots, des phrases. Des tournures originales qui résument son esprit. La température spirituelle de soi.

Le thermomètre est souvent au zéro degré.

Aussi, pour faire monter la température, les instants de tranquillité et de réflexion sont nécessaires.

Certains s’isolent dans la campagne. Certains boivent un thermo complet de café. Les plus grands écrivains utilisaient l’alcool pour planer dans cet univers indiscible coupé de la réalité. D’autres trouvaient l’inspiration dans le silence de la nuit, quand tout le monde dort.

Éloge de l’écriture, selon Pef.

Qui peut mieux exprimer ce plaisir de l’écriture que PEf ?

Un écrivain qui écrit pour les enfants et qui a le devoir et l’exigence de transmettre cette beauté des mots aux jeunes générations.

Pef dans la grande librairie sur France 5 nous donne la bonne leçon sur le plaisir de l’écriture. Plus loin, vous lirez cet interview croquant, joyeux, et ludique !

Pierre Elie Ferrier, dit Pef, écrit des livres pour enfants. Fils d’instituteur et de maîtresse d’école, il connaît les cours de récréation, l’apprentissage de l’écriture.

Il a travaillé dans le dessin avec Topor. Et surtout il écrit des livres de jeunesse.

Son univers de la beauté de l’écriture est généreux.

Alors je veux vous faire profiter de ce petit premier moment qui mène au plaisir de l’écriture.

L’interview dans la grande librairie sur grande 5 de Pef.

  • Que voulez vous que je vous dise ? Tout le monde va me dire que la première lettre de l’alphabet, c’est le A.

  • Ce n’est pas le À ?

  • Non, le premier homme quand il a vu le premier lever de soleil, il a fait : « oooohhh ».

Et cela a été le début.

Pour en revenir à ce sinon disait, cette espèce de choc de l’écriture.

Là je me rappelle avec mes manchettes, ma blouse ; j’étais en avance sur ce que dit notre ministre… j’avais ma chemise grise,

mes deux petits genoux roses, des galoches de bois. Et dans la classe j’ai pris ma plume…

J’ai tracé un O.

Et après on a demandé de tracer un U.

C’est quoi ça ?

Deux petites ficelles d’encre.

Tu peux déchirer ça, tu peux brûler, tu peux gommer, effacer.

C’est rien, c’est rien.

Mais quand j’ai accroché le « U » au « O », c’est comme si cela m’avait explosé à la figure.

Et j’ai fait « ouhhhhhhh » ( bruit du loup ).

Et c’est comme cela que j’ai compris qu’en attachant un « U » au « O », j’avais le plaisir d’amener tous les loups du monde.

Et c’est depuis ce jour là que l’écriture est un plaisir.

On pourra revoir avec jouissance cet extrait ici :

Après le O et le U, il vous reste tout un alphabet, toute une grammaire pour exprimer. Prenez votre plume !

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