Réseaux sociaux

Les sciences de l’information et de la communication s’intéressent à tous les médias, dont internet, qui réunit chaque jour des millions d’internautes, de connectés.

Etre sur la toile, c’est peut être chercher une information.

Les réseaux sociaux ont amené une interactivité. Pouvoir communiquer, échanger, être « là », où tout se passe, dit on, en terme de communication.

L’approche de ces pages n’est pas de faire du « buzz » sur l’actualité des réseaux sociaux, mais de rassembler les éléments qui permettent à chacun de réfléchir à « l’état communicationnel », ou « l’agir communicationnel ».

Elle se concentre à étudier le phénomène, catégoriser les ressemblances, et tenter de trouver du sens.

Cette étude est forcément en construction permanente, vu les changements permanents de la toile, vu internet.

N’hésitez pas à y revenir.

Cartographie des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux peuvent être cartographiés sur les 3 catégories présentées ci-dessus :

  • Les réseaux généralistes :

Ils relient des gens qui se connaissent déjà, ou qui connaissent des gens que l’on connait. Le vecteur est la communication, l’échange, le partage « entre soi ». Il s’agit de Facebook, de Google+, …

  • Les réseaux professionnels :

Ils le tissu relationnel professionnel qui existait déjà avant l’avènement des réseaux sociaux : il s’agit des rencontres professionelles via les Anciens de l’école, les annuaires d’entreprise ou d’anciens élèves ( Ex : Polytechnique, INSA …). Ces réseaux donnent aujourd’hui de la visibilité plus large, et sont sources également de recherche d’emploi. Le réseau comme CV virtuel.

  • Les réseaux de niche :

Les réseaux de « niche » relient essentiellement les internautes qui ont un intérêt commun, une passion commune.

Historiquement, avant les réseaux sociaux, ces « interconnections » convergeaient vers certains sites, via des forums [ qui sont toujours d’actualité ]. Ils permettent de trouver la bonne information, et la plus récente.

On trouvera ainsi des niches de réseaux, relatives :

– à la géolocalisation : Foursquare par exemple qui permet de partager « là ou l’on est » et partager ses trouvailles.

– à la mémoire , à son passé : Les copains d’avant : ce site relie les personnes dans leur passé scolaire, au lycée, collège. Il fait partie du 4eme réseau social mondial. [ source juin 2011 ]

– à des origines : partager des gens de la communauté black : via BlackPlanet

– à des intérêts, passions communes : la passion de la maison, via Kozikaza, le site communautaire et pratique de maison ; ou l’intérêt pour le « digital » , reliant tous les professionnels du digital via Digikaa

Les réseaux sociaux alternatifs :

Au delà de ces 3 catégories se distingue ce que l’on peut appeler les réseaux sociaux alternatifs.

Ils peuvent se conjuguer dans les catégories précédentes.

Les réseaux alternatifs sont un mouvement volontaire, et citoyen, dans le monde de l’internet, de proposer aux internautes d’autres réseaux que ceux qui nous sont « imposés », par un modèle économique.

Il s’agit par exemple de Diaspora :

Fruit de 4 étudiants de l’Institut de sciences mathématiques de l’université de New York, ce réseau social se veut l' »anti Facebook », et se construit sur de l’open source, c’est à dire sur un partage du site dans son développement par tout développeur informatique.

Diaspora est un réseau social décentralisé, c’est à dire que le flux des messages ne sont pas centralisés sur un serveur, à un endroit précis. Les messages sont véhiculés via des « nodes », répartis partout. C’est pourquoi il permet d’éviter la censure, car il est plus compliqué pour les pays de filtrer les flux  que depuis un serveur centralisé. Les terroristes et notamment les mouvances islamiques ont tenté d’utiliser ce réseau, pour contourner la censure faite par Twitter de leurs messages haineux.

De la même façon, face aux géants du web que sont Facebook ou Google, certains sites se définissent comme des usages alternatifs, notamment sur les moteurs de recherche. C’est le cas par exemple du moteur Duckduckgo. Fruit du travail d’une startup californienne, depuis plusieurs années, le cap du million de recherches par jour a été atteint [ février 2012 ].

Google est une intrusion de nos données personnelles pour présenter les résultats de recherche. En effet, il utilise les recherches et les pages déjà visitées pour en proposer d’autres. Plaçant l’internaute dans une « bulle » fermée, au fur à mesure. Duckduckgo n’utilise aucun historique ni données personnelles.

Les modèles économiques des réseaux sociaux

Les modèles économiques des réseaux sociaux procèdent de ces 2 postulats économiques :

  • profiter du maximum d’inscrits :

Bénéficier d’un volume important d’internautes inscrits permet de valoriser les bénéfices commerciaux : la publicité on-line. Plus de visiteurs, plus de consommateurs, plus de pages de publicités visitées.

C’est la majorité des stratégies commerciales des sites de réseaux sociaux. Capter de nouveaux utilisateurs, surtout, dans un monde récent dans ce domaine.

  • développer des offres « premium » :

Créer une réponse aux besoins , voilà l’alternative : un service cohérent et utile ? la création de valeur pousse la consommation, et à payer le service. Voilà pourquoi Apple a pu pousser des milliers d’applications payantes. Parce qu’elles intéressent l’usager. On ne veut pas payer de la musique, mais une application utile, si !

C’est sur ce concept économique que de nouveaux réseaux sociaux se développent : peu importe le nombre d’utilisateurs, l’intérêt est d’offrir un vrai service. Et le faire monnayer,  à juste titre.

On trouvera de manière ludique, visuelle et synthétique les modèles de monétisation des principaux réseaux / médias sociaux ici : Comment font-ils de l’argent / How do they make money.

Les réseaux privatifs.

Etre entre soi, et partager. Voilà l’usage primaire de toute forme de communication.

Pouvoir se rapprocher de ses pairs , et non pas se noyer dans la masse des informations et buzz numériques, voilà l’essence d’une nouvelle forme de réseau social. L’idée n’est pas de capter le maximum d’internautes, mais de s »inviter entre soi.

Ces réseaux privés procèdent de ces 2 éléments :

  • le concept de la rareté :

Etre apprécié comme unique. Et avoir son réseau privé, comme le font les Francs Maçons, fantasme qui perdure dans l’inconscient collectif.

C’est le principe des ventes privées, ouvertes à un nombre restreint de personnes [ le concept est dépassé, les ventes privées sont toutes sauf privées ].

La société de communication actuelle est régie par l’abondance. La rareté engendre convoitise, et à en payer le prix, parfois, par des offres « premium ».

L’exemple de Muxi, sur lesquels on se retrouve sur des sujets particuliers, organisés par métier. « Fraternité » est le maître mot. Qui rappelle une fraternité des francs maçons..

  • Le concept de clôture culturelle :

Face à l’infobésité, le trop plein d’information, revenir à un modèle de convivialité, de sobriété dans les échanges numériques, voilà la tendance marquée. Parce que l’homme, s’il doit communiquer, doit se raccrocher à sa culture, à soi. Et résister aux tremblements d’information qui le secouent tous les jours. Des réseaux de proximité immédiate avec soi peuvent naître. Ceux ci doivent trouver leur modèle économique. Mais la fragmentation des réseaux est à l’image d’un monde fragmenté, et non mondialisé.

Cas d’étude des réseaux sociaux :

Notamment, nous étudierons d’abord :

 Twitter, ou le réseau social du « Think it simple, and stupid ».

15 réponses à “Réseaux sociaux

  1. Bonne étude et organisation des réseaux sociaux, on n’y voit un peu plus clair
    je recherche justement des infos précises pour rédiger un article sur les réseaux sociaux et la communication sociale professionnelle, Merci

    • Merci pour votre commentaire. J’espère qu’il peut ou a pu alimenter vos réflexions, autour des réseaux sociaux, et plus largement des sciences de l’information, et de la communication. L’InfoCom en quelques clicks !

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  12. Il éxiste également depuis debut aout 2012 TheChangebook dans la cathégorie « alternatifs ».
    https://www.thechangebook.org

  13. vidal

    Les réseaux sociaux de niches sont importants lors d’une stratégie social média. Il faut être sur les gros réseaux sociaux du type facebook, twitter … Avoir une présence sur des plateformes de niches pour l’immobilier peut être une très bonne solution. Cela permet de toucher directement sa communauté, ses cibles qui seront plus réceptives aux billets publiés par les marques. C’est un très bon moyen pour communiquer efficacement.

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