Quel sens des nouveaux réseaux sociaux et de l’internet ?

Les intégrés des nouvelles technologies.

Dans les médias, et les réseaux sociaux sur internet en font aujourd’hui partie, il y a toujours eu suspicion. Demander à quiconque si la télévision est intéressante ; la plupart des gens vous répondront que les programmes sont idiots, voyeurs… Ce qui n’empêche pas les gens à la regarder. De même, les parents s’inquiètent toujours de ce que font leurs enfants. Les jeux videos, les SMS, Facebook, cela est d’une inutilité et dangereux à leur santé mentale. Le débat est vieux ; depuis le début du XXieme siècle. Les premières recherches sur les médias portaient déjà sur le grand mal des médias. L’origine est encore plus lointaine. On se rapprochera de l’Antiquité où déjà on se méfiait du « média », qui dénaturait le « logos », la raison et on se rapprochera  de l’article Le défi et l’apologie des médias.

Dans le monde des réseaux sociaux, tout comme dans les médias, on distingue donc les apocalyptiques et les intégrés.

Les nouveaux intégrés.

Passer des heures devant la télévision, c’est le constat qu’on faisait au XXeme siècle. Aujourd’hui, c’est sur la toile, et sur les réseaux sociaux. Revenons sur l’usage des médias au XXième siècle, car il explique notre monde d’aujourd’hui :

La télévision au XXieme siècle se caractérise par 2 phases :

–          l’avènement de l’information et du « monde » chez soi par une chaine généralement unique, généraliste,  et jugulée par la « nation » ( chaines nationales ) ; Qui a permis l’ouverture sur le monde, et l’information plus rapidement. Accéder à la culture.

–          une explosion de chaines et la dérégulation économique, permettant  l’arrivée de la télécommande. C’est-à-dire zapper, chacun, sur les programmes. L’individualisation du programme télévisuel. La multiplication des postes de télévision ( au salon, dans les chambres des enfants .. ) a permis ainsi à chacun d’avoir sa télévision, son programme, et de zapper.

Les modes de comportement sur cet usage de la télévision se copie sur les réseaux sociaux, dans une évolution naturelle :

–          Chacun dispose de son espace communicationnel sur internet. Même si l’ordinateur est partagé par tous au sein de la famille, et sur différents médias  ( téléphone, ou ordinateur), chacun dispose de son compte individuel sur Face book ou MSN.

–          Le zapping sur la toile et les réseaux sociaux : Etre sur la toile, c’est aujourd’hui  être présent , et de zapper :

Le pouvoir de la télécommande ou le pouvoir de « twitter » et de facebooquer :

Zapper, twitter un message, ou indiquer sur Facebook « j’aime » , voilà comment pouvoir confortablement être présent et d’ avoir cette jouissance éphémère de maitriser le monde. Il ne requiert aucun effort. Ecrire un billet sur un blog requiert une réflexion, un travail de formalisation, mais sur facebook ou twitter, il suffit en quelques mots de « retwitter » ou de statuer « j’aime » sur Face book , pour donner son avis, sa position, et véhiculer .

Ces usages ne sont pas nouveaux, et relèvent du « bouche à oreille », ou de la rumeur, ( quand les messages partagés ne sont pas vérifiés, ou faux ). Cela permet de partager des moments que l’on a vu sur internet. Une vidéo, un buzz…

La nouveauté de ces nouveaux réseaux sociaux est l’attachement à un réseau communautaire ( être en permanence avec tous ses amis, sa famille ) et de le suivre en discrétion. Quitte à reproduire le côté voyeur des médias : regarder mais ne pas agir. Regarder les photos, les commentaires, mais ne pas communiquer. Voir les photos de ses amis, sans les commenter. Et à quoi bon les commenter, ces photos nous ont été « publiées », sans qu’on le demande.

Les intégrés des nouvelles technologies, tout un métier :

De nouveaux métiers sont nés par l’arrivée des réseaux sociaux ; notamment les consultants. Voici leurs CV :

Consultant formateur en projets numériques citoyens. Twitter consultant. Social Media & Digital Citizenship consultant, teaching.

Blogueur, conférencier et consultant en médias sociaux et mobilité

Sur twitter, ces nouveaux consultants twittent des dizaines de messages par jour.

Il n’y a pas d’analyse de leur travail ou réflexion formalisée dans les Twitters ( limités à 140 caractères ).

Leur travail est ce qu’on appelle sur twitter « retwitter », c’est-à-dire propager une information que l’on a lu. Il y a vrai travail d’analyse de la toile, et ces consultants sont un peu une « vigie » de ce qui se passe dans le monde.

Et avoir la sensation, comme sur la télécommande et la « zapette », d’être le centre du monde. Ces consultants du web sont précisément des « pigistes ». Ils tracent, et véhiculent des messages, sans valeur ajoutée. Des agents de l’AFP qui s’intéressent essentiellement aux nouvelles technologies. L’intérêt du travail journalistique est de réfléchir et d’analyser. Ici , juste à écrire en 3 mots qu’on a lu un article intéressant. Il s’agit de nouveaux pigistes bénévoles. Avoir l’impression de participer à ce nouveau monde, celui du monde virtuel.

Quelle analyse … La temporalité ?

Etre présent dans l’immédiat :

Le rapport avec le temps a changé. Aujourd’hui, l’intantannéité est le modèle prôné, à la fois par les nouvelles technologies, et la société ( en politique, en entreprise ). L’espace s’est réduit ( google map permet d’être partout, et le temps réduit ).

A lire : L’espace et le temps vituellement délicieux ?.

La lenteur comme réflexion :

Donner du sens aujourd’hui, c’est le leitmotiv des médias traditionnels qui ont perdu leur monopole et légitimité. Leur salut vient et viendra du sens à donner à leurs spectateurs. Donner du sens. Donner du sens, c’est donc  remettre l’instant dans une histoire. La plupart des consultants invités sur les plateaux télé ( les « experts » ) se portent sur 2 axes :

–          le rappel et le retour à l’explication dans le temps.

C’est-à-dire rappeler dans l’histoire comment les hommes ont appréhendé les problèmes. Car les problématiques que l’on vient d’évoquer ne sont pas nouvelles ( le rapport aux médias, leur contrôle, leurs effets négatifs, la violence des jeux videos ou de l’internet) , elles ont juste changé de forme.

–          La discursivité de la pensée.

La pensée n’est pas binaire. Un siècle de recherches et d’histoire ont simplifié les choses  ( aspect binaire de l’informatique, aspect digital et binaire de la pensée) ,et la binarité de la réflexion est une chose rassurante pour l’esprit. Que cela soit en terme de politique ( gauche / droite ) , de morale ( le bien / le mal ), de religion ( intégrisme / chaleur des religions mesurées ), de mondialisation ( pauvres/ riches ), de société ( l’esprit étroit d’une certaine bourgeoisie).

Donner du sens, c’est retrouver la dialectique qui permet de comprendre notre monde, dans le temps, sans s’arrêter au contraire de l’autre.

Advertisements

3 Commentaires

Classé dans Billet, Communication, Histoire science de l'information et de la communication, Plus loin, Technique informatique, Uncategorized, Usage internet, Usage internet

3 réponses à “Quel sens des nouveaux réseaux sociaux et de l’internet ?

  1. Pingback: Zeboute sur Blogasty

  2. Pingback: Tweets that mention Quel sens des nouveaux réseaux sociaux et de l’internet ? | Zeboute' Blog -- Topsy.com

  3. Pingback: La prison virtuelle, les e-travaux forcés ou des médias apocalytiques | Zeboute' Blog

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s